Prologue

Par Keina

Le Royaume Caché Entre les Mondes, 25 octobre 1883

Akrista tressaillit. Droite au milieu des combattants, Kara l’attendait, ses longs cheveux roux balayés par le vent. Une étincelle de colère luisait dans ses pupilles. Les deux silfines appartenaient à la même génération ; pourtant elles se faisaient face comme deux ennemies.

Sur le champ de bataille, le temps se figea. Les fantômes du passé virevoltèrent autour d’elles comme un présage de paix. Fugaces évocations de fêtes et d’insouciance, mais également d’épreuves, de peines et de joies partagées. Une époque où le sang ne se battait pas contre le sang. Où les Silfes ne massacraient pas leurs semblables. Akrista ferma les paupières. Une note salée se déposa sur ses lèvres.

Comment en étaient-ils arrivés là ? À quel instant la guerre s’était-elle changée en évidence ? Elle songea aux deux hommes de sa vie, son frère et son amant, qui depuis toujours se disputaient sa tendresse. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, les deux rivaux s’étaient livré une lutte sans merci. Qui serait le premier, le plus fort, le plus doué de tous, qui maîtriserait au mieux la magie du Royaume. Son existence entière gravitait autour d’eux.

Était-ce de sa faute ? Aurait-elle pu éviter cette folie ?

 

La trêve ne dura pas. La pluie creva un nuage et s’abattit entre les cimes couronnées de neige. De fines arabesques de magie aux couleurs d’émeraude, d’amande et d’outremer s’élevèrent de la vallée et emplirent l’atmosphère d’exhalaisons soufrées. Les flèches du Château transperçaient la brume. À l’autre bout du cratère, les deux portes de la Trouée rappelaient à tous pourquoi ils se battaient.

Ruisselant sur ses épaules, les gouttes éveillèrent Akrista. Avec un hurlement de rage, Kara s’était jetée sur elle. Leurs armes se heurtèrent dans un tintement. La silfine contre-attaqua aussitôt et fit un pas de côté. Sa bottine dérapa sur une touffe d’herbe humide. De justesse, elle bloqua une fente et rétablit son équilibre. Les deux combattantes se toisèrent à nouveau. Les particules enchantées dansaient sur la tranche de leurs épées. Loin au-dessus des montagnes, un faucon poussa un cri sec.

La lutte entre son frère et son amant cristallisait le paradoxe qui déchirait le ventre d’Akrista. Dans un royaume gouverné par les Hommes, les Silfes se cherchaient une identité depuis la nuit des temps. Était-elle une elfe ou une simple mortelle ? Aurait-elle dû suivre les préceptes de son grand frère Alderick, qui revendiquait l’ascendance magique des Silfes ? Ou avait-elle raison d’écouter son cœur dans les propos de Katlayelde, qui la faisait femme, un peu plus chaque jour ?

Et puis… Et puis il y avait Keina, sa petite Keina, retenue sans le vouloir au cœur de la tourmente, son enfant, si pure, si innocente. Elle ne méritait rien de tout cela. Par les Onze, elle n’était qu’un bébé ! Les doutes se changèrent en certitudes.

Elle esquissa une feinte, et, d’un coup droit, enfonça l’épée dans l’abdomen de son adversaire. Elle la retira aussitôt, épouvantée. Kara, si jeune et si vieille à la fois, leva vers son amie un regard noyé de tristesse avant de s’effondrer. Au milieu des lambeaux de brume et de magie, son opulente chevelure rousse recouvrit ses rondeurs d’un suaire de feu.

Confuse, Akrista relâcha la prise de son arme. Une longue mèche brune se colla contre sa joue, mais elle n’y prêta aucune attention. Dans le fracas de la bataille, une larme dégringola. Meurtrière, lui souffla son esprit. Sa poitrine se souleva douloureusement sous le coton épais de la chemise. Une partie de son âme s’était brisée.

Pour la première fois de sa vie, elle avait abattu l’un de ses semblables.

 

Un éclair fendit le ciel. Réveil, brutal encore. Autour d’elle, orage et conflit rivalisaient d’ampleur et d’anarchie. Soudain déterminée, Akrista secoua la tête, se mit en garde et se prépara à défendre les idées de son conjoint à la force de l’épée.

Que tout redevienne comme avant, s’il vous plaît. Faisons comme si rien ne s’était passé et gardons le sourire.

(Il est trop tard ; il est trop tard et nous n’y pouvons rien.)

Que les Onze nous protègent, il s’agit de ma fille !

Le sang battait contre sa tempe et formait un chœur étrange avec la pluie. Elle avisa une silhouette menue, katana en main, qui enjambait les corps pour l’atteindre. Ses cheveux noirs comme l’ébène bordaient un minois asiatique aux traits fins et aux pommettes hautes. Nephir, la fille d’Alderick – celle par qui tout avait commencé. Les notes suaves de sa voix s’imprimèrent dans l’esprit d’Akrista. Elle avait choisi la télépathie pour s’exprimer à travers le tumulte.

Akrista. Comme je te retrouve, ma tante ! Comment se porte ma cousine, la petite Keina ?

À l’évocation de son bébé, la silfine s’assombrit. Issue de la septième génération des Silfes, Nephir était tout à la fois sa nièce et son aînée de treize ans. Une génération d’écart et seulement treize ans de différence, voilà qui constituait une particularité propre à la longévité de leur race.

Pénétrée d’une fureur sourde qui galvanisait ses sens et escamotait ses doutes, Akrista resserra le poing, prête au combat. Le visage fermé, Nephir leva son arme et la tint au-dessus d’elle. Immobile dans sa tunique de lin, comme elle ressemblait à son père en cet instant !

Pourtant, il n’existait pas de caractères plus distincts que ceux d’Alderick, le sanguin aux idées exaltées, et de la glaciale et féline Nephir, sa fille. En un éclair, Akrista revit son frère et ses drôles de manières, un peu empruntées, qui l’amusaient tant lorsqu’elle était plus jeune.

Une image s’imposa à elle, presque palpable. La silhouette d’Alderick se superposa à celle de Nephir, un sourire accroché sur sa face pétillante de gaîté, dans l’une de ces attitudes burlesques qu’il adoptait quand il enseignait l’escrime à son adolescente de sœur qui s’esclaffait à chacune de ses grimaces.

Là, au milieu de la bataille, sa nièce avait adopté une posture si proche de celles d’Alderick lorsqu’il faisait le pitre qu’Akrista dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas éclater d’un rire de détraquée. Sa rivale leva un sourcil.

‘Je n’avais jamais vu jusqu’alors à quel point tu ressembles à ton père, s’expliqua-t-elle calmement.

‘Mon père n’est plus rien pour moi, répondit Nephir d’un ton glacial.

Cette affirmation ne supportait aucune réplique. Akrista comprit qu’il était temps de passer à l’attaque.

Nephir bondissait, parait, ripostait. Elle contrôlait sa lame à la perfection et la pratique régulière de la magie simplifiait ses enchaînements. Cependant, sa tante ne s’en laissait pas conter. Quelques offensives bien exécutées et elle mena la danse. Nephir battit en retraite, une cascade de jurons sur les lèvres. Akrista la désarma avec dextérité, dessinant sur sa main une lézarde ensanglantée. Elle bascula en arrière, tomba dans la boue et leva un regard fiévreux, empli d’amertume.

Debout devant son adversaire, Akrista hésita. Une fugace compassion détendit son visage. Nephir profita du répit et, d’un geste prompt, dégagea de sa ceinture un Colt derringer.

L’effroi submergea le cœur de la silfine. Les armes à feu n’étaient pas prohibées au Royaume, mais fortement désapprouvées : adopter le mode de vie des autres mondes ne signifiait pas pour autant s’abaisser aux vices des hommes qui les peuplaient. Mais il fallait croire que l’opinion de Nephir divergeait sur ce point.

La détonation se perdit dans l’écho de la bataille. L’espace d’une seconde, Akrista resta suspendue entre vie et mort, puis ses genoux fléchirent. Ses pensées se fixèrent un court instant sur Katlayelde, son amour, qui se battait à quelques mètres d’elle. Elle le sentit chanceler. Bientôt il hurlerait son nom. Elle n’était pas sûre de vouloir l’entendre. Puis elle dériva sur son bébé, son ange, sa petite Keina qui l’attendait au Château et qu’elle ne verrait plus.

Il n’est plus temps de songer à ta fille, émit Nephir dans son esprit, triomphante. Malgré tout ce que tu as tenté pour la protéger, elle servira mon plan, comme prévu !

Tandis que son crâne percutait le sol, le visage d’Akrista s’illumina d’un sourire.

Crois-tu qu’il n’y aura plus personne pour veiller sur elle, Nephir ? Le crois-tu réellement ?

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sifriane
Posté le 17/02/2020
bonjour keina,
à mon tour de commencer une silfine, et je remarque que le dernier commentaire est assez vieux, tu es sans doute passer à la prochaine histoire.
je trouve ton univers très riche et bien construit, agréable à lire. Cela a été dit il y a beaucoup d'infos , je poursuis ma lecture avec plaisir...
Keina
Posté le 18/02/2020
Bonjour sifriane ! Oh tu sais, Une Silfine reste mon histoire de coeur, je finis toujours par y revenir (et j'y reviendrai un jour !), donc je prends toujours les commentaires, bons ou mauvais, avec plaisir ! Merci en tout cas. Oui, ce prologue est dense (un peu trop même), la suite devrait être plus légère...
babouhw
Posté le 23/01/2019
Salut Keina!
Me voilà enfin sur une silfine! 
Je suis ravie du détour! 
Ta prose travaillée, les descriptions des points de vue du personnage en petits zoom, celles des personnages de manière générale offre un tableau qui prend vie...et puis le lieux Londres, Angleterre, c'est Bingo ici! 
Tu arrives aisément à saisir le lecteur et à créer une attache solide avec la protagoniste. J'avoue je n'ai pas lu le prologue, j'ai préféré rentrer directement dans l'histoire pour le plaisir de ne pas trop en savoir et de découvrir comment tu allais réussir à nous embarquer!
Dans ton écriture et je n'ai pas lu la première version comme tu t'en doutes, il y a et je me demande si c'est volontaire ou non, comme un choix de ne pas trop en dire et de semer l'embrouille dans l'esprit du lecteur, j'ai eu du mal à vraiment saisir les liens entre les personnages car ceux ci sont développés de manière brève (la femme d'edward, qu' a t elle donc après cette pauvre Keina par exemple/ comment Amy a reçu Keina chez elle, que s'est il passé, j'aurais voulu en savoir plus sur son arrivée pas son passé vraiment le transfert et l'adaptation, le choix tu l'as déjà expliqué) mais en même temps tu provoques ainsi une intrigue, j'ai très envie d'en apprendre plus et donc à continuer de lire les aventures de Keina. Je ne te dirai pas de remodifier cela encore pour l'intrigue qui s'installe justement mais peut être de simplement agrémenter rapidement quelques points sauf si tu les développes par la suite haha ^^
Bravo en tout cas! Je suis très heureuse de dévorer ton roman! merci !
 
Keina
Posté le 23/01/2019
Hello babouhw,
Je te remercie pour tes jolis compliments, mais aussi pour tes remarques, qui sont très justes. Je laisse planer beaucoup (trop?) de mystères au début, et comme mon intrigue est déjà très (trop !) complexe, je crois effectivement qu'il va falloir que j'élague l'intrigue et que je renforce mes explications du début. En tout cas, je respecte totalement ton choix de ne pas lire le prologue, d'autant plus que je compte le supprimer complétement dans la V3. Il n'apporte qu'un peu plus de confusions aux lecteurs, et n'a que peu d'incidence sur la suite... 
J'espère que je ne vais pas te perdre plus par la suite, mais je reste à ta disposition pour expliquer tout ce qui est incompréhensible !
Pour le moment je te laisse continuer sans répondre à tes questions... en effet l'aversion de Georgianna est expliquée par la suite, et je préfère que tu me dises par toi-même plus tard si tu as saisi le pourquoi du comment Keina a été envoyée loin de chez elle ou si ça reste incompréhensible tout au long de l'histoire... Ça m'aidera beaucoup ! ^^
À bientôt !
Yuuna
Posté le 18/05/2019
Superbe prologue! J'aime beaucoup ton style et la poésie de ton texte n'empiète pas sur la description bien ficellée de ton univers. On comprends très vite ce qui se passe et quels sont les enjeux de ton histoire.
Je fonce lire la suite! 
Keina
Posté le 18/05/2019
Merci beaucoup ! J'espère que la suite ne te décevra pas.
Hinata
Posté le 10/04/2019
 
 Waouh, très bon début, plein d'action et de poésie en même temps. Je pensais qu'Akrista serait l'héroine et que l'histoire commençait seulement par un flask-forward, mais je crois maintenant que c'est Keina qui sera sans doute le centre de l'attention, en tout cas, ça donne envie de lire la suite.
  Je n'ai pas lu la première version mais en tout cas le style est génial ici ! 
Keina
Posté le 10/04/2019
Bonjour, merci beaucoup pour ce gentil retour ! Oui, l'héroïne sera Keina, mais je suis contente de voir que le doute plane un peu au début, même si ce n'était pas prévu !
Nina
Posté le 01/04/2018
Bonjour, votre façon d'écrire est très poétique et l'histoire est bien fondée. J'aime beaucoup !
Keina
Posté le 01/04/2018
Merci beaucoup Nina !
Carvage
Posté le 02/10/2017
Bonjour,
On est directement plongé dans l'action que l'on comprend bien. en revanche, à la première lecture, il y a trop d'informations qui s'enchainent : entre les noms des personnages et leur lien de parenté, j'ai eu du mal à reconstituer l'arbre généalogique. (après j'ai toujours du mal avec les histoires de parenté, alors avec les écarts de générations elfiques ça m'aide pas)
Je trouve que le paysage manque un peu de description (mais c'est aussi moi qui aime les récits où le décor est détaillé). Cela pourrait néanmoins permettre d'espacer l'apparition des personnages.
Keina
Posté le 02/10/2017
Bonjour Carvage... Oui, trop d'informations, c'est le reproche qu'on me fait souvent ! Pour la description du décor, c'est possible, de toute façon je doute de plus en plus de la nécessité de ce prologue !
VavaOmete
Posté le 18/03/2019
Voilà une histoire qui commence sur les chapeaux de roues !!! On taille littéralement dans le vif du sujet dès le départ !<br />J'ai beaucoup aimé tes descriptions de comba, qui ont à mon sens juste ce qu'il faut de visuel pour que l'imaginaire des lecteurs et des lectrices puisse faire son travail en créant l'affrontement ! J'ai hâte de voir la suite, surtout concernant les projets de cette sale bête de Néphir èoé et de savoir pourquoi elle a renié son père, qu'elle semble pourtant servir...
D'ailleurs à ce propos, j'avoue avoir eu du mal à comprendre cette partie : "À quel instant la guerre s’était-elle changée en évidence ? Elle songea aux deux hommes de sa vie, son frère et son amant, qui depuis toujours se disputaient sa tendresse. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, les deux rivaux s’étaient livré une lutte sans merci. Qui serait le premier, le plus fort, le plus doué de tous, qui maîtriserait au mieux la magie du Royaume. Son existence entière gravitait autour d’eux." qui m'a semblé arriver un peu de façon impromptue au milieu de l'introduction.
On comprend bien plus loin à la lecture que la guerre s'est déclarée entre créatures magiques et humains lambda, mais à ce moment là du récit ça laisse un peu perplexe, on se demande pourquoi elle pense a eux, quel est le rapport avec le fait qu'elle va tuer une de ses semblables et pourquoi un massacre lui fait penser à des soucis de famille aussi "triviaux" que se disputer l'attention de quelqu'un qu'on aime. Peut-être faudrait-il expliquer plus tôt que dans cette guerre, son frère et son conjoint sont ennemis ? Voire que, si j'ai bien suivit le pourquoi du comment, la guerre est déclanchée à cause du fait qu'elle a choisit la vie humaine ?
Enfin XD c'est peut-être moi qui comprends rien !
 Je vais lire la suite !
Keina
Posté le 18/03/2019
Coucou Vava, merci de t'être lancée dans cette histoire !
La partie où Akrista pense à son frère et à son amant, c'était à la base pour faire le parallèle entre la guerre et les histoires de famille parce que les deux sont complétement liés, c'est plus complexe qu'une opposition créatures magiques / humains ordinaires. C'était une façon d'expliquer que la guerre a déchiré des familles et qu'il n'y a pas forcément de bon ou de mauvais côté... 
J'essaie de démêler un peu toute cette partie un peu plus loin dans le récit, mais j'avoue que les explications restent très maladroites de ma part dans ce prologue. J'hésite encore beaucoup sur son intérêt global dans l'histoire et sur sa suppression éventuelle... Même si effectivement j'ai bien aimé détailler une bataille, je ne sais pas si c'est vraiment utile pour la suite ou pas. 
Mart
Posté le 24/04/2017
Bon début in medias res, bon équilibre entre l'explication et le mystère qui laisse en haleine le lecteur et donne inmanquablement envie de poursuivre la lecture!
Keina
Posté le 24/04/2017
Merci Mart ! Je rattrape enfin mon retard de réponses aux commentaires... Je suis contente si tu as apprécié ce début !
elikya86
Posté le 09/01/2018
Bonjour Keina,
 comme promis, je suis venue me promener par ici et quel début prometteur !
Tu arrives bien à rendre la fureur des combats et les pensées mélancoliques d’Akrista, j’ai été emportée. Il y a des rebondissements, un retournement inattendu de la situation, un rythme haletant.
Je trouve aussi que ce prologue annonce bien la suite, qu’il donne envie de connaitre le destin de la petite Keina.
Juste pour chipoter, dans la phrase suivante, le verbe supporter me semble mal adapté :
 Cette affirmation ne supportait aucune réplique.
Keina
Posté le 09/01/2018
Bonjour elikya, je suis ravie si mon histoire t'a attirée ! Merci pour la petite remarque, je la prend en compte ! C'est peut-être un anglicisme effectivement...
Metalyn
Posté le 26/02/2017
Bonsoir Keina,
Ce prologue est une merveille ! Ton style est fluide, imagé, élégant, en un mot : superbe. Il y a tellement peuque j'ai pu apprécier autant que le tien sur ces quelques pages.
J'aime énormément les prologues in médias res et celui-ci est bien ryhtmé. Il remplit parfaitement son rôle sans être trop bavard, ce que j'adore : tu donnes simplement les informations essentielles. Le mystère n'en est que mieux exploité, les informations ne faisant que susciter plus de questions. Tu n'expliques pas tout et c'est tellement bien comme ça. Le dosage est parfait. (Je trouve ça vraiment dommage quand toutes les informations sont données en bloc, sur un personnage ou sur un univers, plus contre-productif on fait pas mieux.)
J'aime les univers construits avec richesse et nuances et rien que dans le prologue on sent que tu as soigneusement bâti ton univers, j'ai plus qu'envie d'en découvrir les rouages au fil des chapitres. L'apparation de l'arme à feu dans ce monde de magie et d'armes blanches est génial ! Tout à fait inattendu (me concernant du moins) ! 
Le personnage de Nephir à l'air d'être complexe, donc particulièrement intéressant, j'ai hâte de lire ce que tu vas en faire ! 
Merci pour le partage de ce prologue qui me parait très prometteur :D 
Keina
Posté le 26/02/2017
Bonjour Metalyn, merci pour tous ces compliments. Je ne sais pas si ce prologue est nécessaire ou non, mais en tout cas il a l'air de marquer ! :)
celineb84
Posté le 26/06/2016
Salut Keina,
Je découvre enfin ta plume, pardon pour ce retard.
J'ai hésité avec les chimères mais ça fait un moment qu'une selfine me fait de l'oeil donc me voici ;)
Et je suis contente de m'y être plongée. Quelle belle plume tu as. Très imagée ! Il y a dans ce prologue un vocabulaire tellement riche que je suis impatiente de decouvrir la suite.
bon je ne vais pas te cacher que toutes les nuances introduites ici sont assez confuses dans mon esprit mais je ne m'inquiète pas trop. J'imagine que je vais comprendre par la suite :)
Bravo en tout cas. 
Céline  
Keina
Posté le 26/06/2016
Coucou Céline, je rattrape mon retard de réponses aux commentaires... :)
Merci beaucoup pour tes compliments !  
sarah love
Posté le 23/04/2016
Super. Cette suite me plait beaucoup.
Keina
Posté le 23/04/2016
Merci beaucoup sarah ! Je vais bientôt poster un nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira tout autant !
sarah love
Posté le 18/04/2016
Je n'ai pas lu l'écriture de départ donc...
Ton histoire me plait même si je ne comprend pas tout. 
Keina
Posté le 18/04/2016
Merci beaucoup sarah love ! C'est vrai que ce prologue est un peu abrupte, je m'en rends compte avec cette re-publication. La suite est bien plus compréhensible normalement, je te rassure. :)
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