1.1 - "Réveille-toi"

Par Edorra
Notes de l’auteur : Ceci est la réécriture de ma précédente histoire connue sous le nom de l'Autre victoire". Bonne lecture !

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­­Le gris était partout. Dans le brouillard autour d’elle. Dans l’air qu’elle respirait. Dans la poussière sur sa langue. Dans le silence assourdissant qui régnait.

Marianne ne voyait rien d’autre que cette brume envahissante ; ne ressentait rien d’autre que cette torpeur indifférente. Presque comme si elle n’était… rien.

« Réveille-toi »

À peine un murmure, tout juste suffisant pour attirer son attention. La brume ne se dissipa pas. Marianne resta endormie, les yeux pourtant ouvert, les muscles des bras étrangement échauffés.

« Wake up »

L’appel était un peu plus fort. Il agit comme un moucheron volant dans les oreilles de Marianne : agaçant, mais pas suffisamment pour la faire réagir. Après tout, tout allait bien ici, pourquoi bouger ?

– Réveille-toi ! Maman, réveille-toi !

La voix aigüe de sa fille sortit Marianne du sommeil. Elle ouvrit difficilement les yeux, les paupières ankylosées, pour retrouver le décor familier de sa chambre. Le soleil levant dessinait des ombres à travers les volets et Anna appuyait gentiment mais avec insistance sur son bras.

– Maman, tu as oublié de mettre le réveil. On va encore être en retard.

Un grognement inintelligible s’échappa des lèvres de la trentenaire avant qu’elle ne retrouve le sens de la parole.

– Je n’ai pas oublié. Je préfère simplement quand c’est toi qui me réveille.

Elle attrapa la fillette de six ans et la hissa sur le lit. Une séance de chatouilles s’en suivit, déclenchant le rire enjoué d’Anna et le bonheur de la fille comme de la mère. Finalement, la petite plaida.

– Arrête, Maman.

Marianne obéit mais garda sa fille contre elle, dans le plus doux des câlins. Anna vint poser un bisou sur sa joue.

– Je t’aime.

– Moi aussi, mon petit cœur.

Elles restèrent ainsi quelques instants, avant que Marianne ne se décide.

– Bon, t’as faim ?

– Bha oui.

– Alors on se bouge, mon petit ventre sur pattes.

Elle se leva et prit Anna par les bras pour la reposer au sol en commentant avec humour.

– Qu’est-ce que tu traînes, c’est pas croyable.

La petite fille ne s’en laissa pas compter.

– Maman, arrête tes blagues.

Marianne sourit avec malice puis prit la direction de la cuisine.

– Céréales pour toutes les deux ce matin. Ça te va ?

– Oui !

La fillette dépassa en trombe sa mère pour se hisser sur le tabouret jouxtant le bar qui leur servait de coin déjeuner. Sa mère la rejoignit et fut accueillie par une musique tonitruante. Anna avait trouvé la télécommande de la chaine hifi.

– Baisse le son, chérie, ou je vais encore me faire gronder par les voisins.

Elle gazouilla un rire amusé et obéit.

Marianne prépara rapidement le repas tout en jetant un regard nerveux à l’horloge murale style 19ème. Malgré ce que prétendait Anna, elles étaient rarement en retard ; la jeune femme détestant le manque de ponctualité. Elle avait malheureusement vite réalisé qu’étant mère célibataire, et n’étant pas Wonderwoman, certains jours le temps semblait s’évanouir dans un vortex hors de portée. Elle préférait éviter que cela ne se produise ce matin-là. Elle n’était pas certaine de tolérer une nouvelle remarque de la directrice coincée de l’école. « Anna est en CP désormais. Il serait bon de la conduire en classe en temps et en heure ». Marianne entendait déjà sa voix criarde et son ton réprobateur. Elle grimaça à cette simple idée.

– Maman, la rappela à l’ordre sa fille. On pourra aller au cinéma ce week-end ?

Marianne pinça brièvement les lèvres et baissa son regard vers elle.

– Ça aurait été avec joie, mais tu passes le week-end avec ton père, tu te rappelles ?

Un feu d’artifices s’alluma dans les yeux de la fillette, bientôt terni par un nuage.

– Tu es sûre ?

La trentenaire hésita un instant ; son ex n’étant pas des plus fiables. En même temps, il avait promis.

– Oui, je suis sûre.

Anna lui offrit un large sourire, avant de replonger dans son bol de céréales.

La petite était à l’école, et dans les temps s’il-vous-plait ! La sonnerie de début de journée résonnait encore. Marianne jeta un dernier regard à la cour désormais vide, puis prit le chemin de la bouche de métro la plus proche. Les séparations avec sa fille, même minimes, lui laissaient toujours une sensation de froid dont elle avait du mal à se défaire. Anna, depuis sa naissance, était clairement devenue son rayon de soleil.

Paris en ce mois de novembre était loin d’être lumineux. Les nimbostratus envahissaient le ciel, plongeant les habitants de la capitale dans une atmosphère lugubre. À la fin du mois, les décorations de Noël viendraient égayer la cité, mais pour le moment, il fallait se contenter des phares des voitures et des réverbères.

Le « M » tant attendu arriva enfin et Marianne s’engouffra dans les entrailles de la Terre. Cette station n’était pas la plus empruntée, et pour le moment la jeune femme ne croisait pas grand monde. Cela changerait quand elle rejoindrait la rame.

Avançant machinalement dans les couloirs blancs sans âme, Marianne laissait ses pensées vagabonder. Son corps n’était pas encore arrivé au travail, mais son esprit y était déjà, programmant sa journée. Elle devait finaliser les dernières prises du photoshoot de la semaine d’avant ; ça lui prendrait au minimum la matinée. Puis elle devait rassembler ses notes de frais et les envoyer à la compta. Ça, ça lui prendrait beaucoup plus de temps qu’elle ne le voudrait.

Elle soupira en arrivant sur le quai et avisa son temps d’attente. Quelques minutes. Elle projeta son regard sur le tunnel enténébré, des fois que le métro ait eu de l’avance, et se perdit dans l’obscurité, hypnotisée.

« Wake up. »

La voix était assourdie, mais Marianne l’entendit quand même. Elle sursauta et observa autour d’elle. Personne à proximité.

Elle jura entre ses dents. Que cette voix hante ses rêves depuis quelques nuits était une chose ; qu’elle l’entende en pleine journée en était une autre, plus inquiétante.

Un début de migraine naquit entre ses sourcils. Elle se massa le front et respira profondément. Si ces bizarreries continuaient, il faudrait probablement qu’elle prenne rendez-vous chez un médecin.

« Wake me up before you go go. Don’t leave me hanging on like a yo-yo »

La chanson de Wham! résonna dans son sac. Marianne ne réalisa pas tout de suite que c’était son téléphone qui sonnait. Anna avait encore dû jouer avec et changer ses sonneries. Cette enfant était beaucoup trop futée pour son âge.

La trentenaire attrapa l’appareil et grogna en découvrant l’identité de l’appelant. L’autre crétin donnait signe de vie. Elle se doutait déjà de la raison. Elle décrocha à contrecœur.

– Bonjour.

– Salut ! Comment va mon ex préférée ?

Elle grinça les dents.

– Laisse-moi deviner. Tu ne viens plus chercher Anna ce week-end ?

– Sois pas si cynique.

– Oh, pardonne-moi. Tu arrives toujours à vingt heures vendredi comme prévu ?

Un long silence lui répondit, que son interlocuteur finit par rompre.

– Non, j’ai un empêchement. Je ne pourrais pas venir.

Un gloussement caustique s’échappa des lèvres de la jeune femme, ce qui fit aussitôt réagir Edouard.

– C’est ça, savoure ta victoire.

– Je vais encore devoir annoncer à ma fille que son père a mieux à faire que de passer du temps avec elle. C’est loin d’être une victoire.

– Notre fille, la reprit-il.

– Depuis quand ?

Un long soupir retentit dans son oreille. Elle sut qu’il faisait des efforts pour retenir une répartie acerbe. Ce qui était noble de sa part, et qui la fit s’adoucir.

– Ok, je préviendrai Anna. Tâche au moins de venir la voir à Noël.

– Je ferai de mon mieux.

– Fais encore plus.

Elle raccrocha sans attendre sa réponse. Il n’y avait rien à ajouter de toute façon.

Le métro arriva finalement, et elle s’engouffra dans un wagon machinalement, ses pensées perdues dans son histoire avec Edouard.  Ils s’étaient rencontrés sur un shooting. Elle était la photographe ; il était l’un des mannequins. Son cœur avait fait boom, et pas seulement à cause de sa belle gueule. En plus de poser à ses heures perdues, il était étudiant en lettres modernes. Elle s’était probablement plus faite avoir par ses beaux discours et ses mots doux que par son physique avantageux.

Leur relation avait duré trois ans ; la durée classique comme le prétend un certain roman. Elle aurait peut-être duré plus si Marianne n’avait pas un jour lâché cette phrase : « Je suis enceinte ». La jeune femme aurait dû se fier à la réaction première de son homme : la fuite. Mais quand il était revenu le lendemain prétendant être à fond dans cette aventure, elle l’avait cru. Il était reparti avant même la naissance d’Anna, pour de bon cette fois-ci.  Pourtant Marianne avait voulu qu’il fasse partie de la vie de sa fille, à défaut d’être toujours dans la sienne. Ses sentiments amoureux n’avaient pas survécu à son abandon.   Depuis, Edouard se pointait quelques week-end par an pour tisser des liens avec sa fille, avant de repartir comme si de rien était. C’était devenu une routine. Mais Marianne souffrait de plus en plus de voir la tristesse dans les yeux d’Anna quand son père repartait, ou pire se décommandait.

Il fallait qu’elle trouve une meilleure solution. Malheureusement, certains éléments n’étaient pas en son contrôle. Elle avait de plus en plus l’impression d’être spectatrice de sa vie, mais sortir de ce train-train quotidien lui paraissait un effort insurmontable.

– Prépare tes bottes ; tu pars pour Mâcon !

La voix du boss résonna dans l’Open-Space. Marianne releva les yeux de son écran pour constater que l’attention de Delcourt était totalement concentrée sur elle. C’était pour elle ce coup-ci. De quoi avait-elle encore hérité ? Un shoot d’actrice ? Un catalogue de vêtements ? Un défilé de mode ? Elle en salivait d’avance, bien entendu et très sincèrement.

 Elle s’adossa dans sa chaise et se passa une main dans la nuque pour délasser ses muscles.

– Mâcon, hein ? Pour qui, pour quoi ?

Son patron était maintenant arrivé à sa hauteur et lui tendit un dossier papier. Oui, papier, il était de la vieille école. Elle l’attrapa mais ne l’ouvrit pas, attendant plutôt le compte-rendu de son interlocuteur.

— C’est le lancement du Beaujolais nouveau. Les propriétaires viticoles organisent un grand événement de presse ce week-end. Et toi, tu es la chanceuse qui va le couvrir.

— Chanceuse ? répéta-t-elle d’une voix sarcastique.

— Tu pourras boire à l’œil.

Marianne leva les yeux au ciel. Comme si c’était un argument suffisant.

– Je ne peux pas ce week-end ; j’ai ma fille.

– Tu as indiqué que tu étais dispo sur l’agenda commun. Je me suis basé dessus pour tout organiser.

En gros, il était trop tard pour revenir en arrière. Elle poussa un long soupir.

– Tu peux t’arranger ? s’enquit son patron.

C’était une question rhétorique. Elle voyait mal comment lui répondre non sans se le mettre à dos et hériter des missions les plus merdiques par la suite.

– Oui…

– Impeccable. Épate-les, championne.

Elle acquiesça en feignant un entrain qu’elle n’éprouvait plus pour son travail depuis longtemps. Cella suffit à Delcourt qui s’éloigna.

La trentenaire soupira et jeta le dossier sur son bureau. Encore un projet qui mettait à mal sa passion pour la photographie. Shooter des agriculteurs et des bouteilles de vin… Non, vraiment, ce n’était pas pour ça qu’elle était devenue photographe professionnelle. Elle rêvait de grands espaces, de cultures différentes, de reportages de fond. Elle en était loin, très loin.

Elle jeta un coup d’œil à son écran où défilaient les clichés de son dernier job : un shoot de mode déjanté censé se produire dans l’espace. Accablée, elle plongea sa tête entre ses mains. Comment en était-elle arrivée là ?

Tout avait bien commencé pourtant. Ses années à l’université s’étaient écoulées comme un rêve et avaient conforté son projet professionnel. Elle adorait l’art, et surtout la photographie. Le sentiment qu’elle ressentait quand elle collait son œil derrière l’objectif, cadrait et réglait la luminosité n’avait rien comparable. Elle avait poussé sa passion grandissante jusqu’à développer ses propres photos à l’ancienne. Elle avait presque pleuré quand les premières images étaient apparues dans la bassine remplie de révélateur.

Et puis, à l’époque, elle avait la liberté de choisir ses propres sujets, ses propres combats. C’était une époque bénie.

Elle avait pris fin quand il avait fallu trouver un vrai travail. Ses parents ne voulaient plus financer sa vie davantage ; ils avaient leurs propres soucis. Elle s’était battue pour lier sa passion à son travail. Elle avait démarché les galeries d’arts, les magazines socio-culturels et géographiques. Ça n’avait malheureusement rien donné. Ses employeurs potentiels ne visualisaient pas une jeune et jolie fille comme elle en reporter de terrain, et encore moins en reporter de guerre. Ce job n’était pas pour elle. Elle avait usé de tous ses arguments en vain.

Elle s’était résignée à accepter un job dans un magazine féminin. Photographier des vêtements, c’était toujours photographier. C’était du moins ce qu’elle pensait. Et puis, elle avait rencontré Edouard, qui doucement avait insinué en elle l’idée que le terrain n’était pas fait pour elle, et que le monde de confort dans lequel ils vivaient était bien mieux.

Puis Anna était arrivée. Elle ne le regrettait pas une seule seconde. Mais avoir une bouche de plus à nourrir et être responsable d’un petit être innocent remettaient vos priorités en place. Partir en zone de guerre et risquer sa vie allaient difficilement de pair avec une petite fille qui attendait impatiemment votre retour à la maison. En tout cas, c’était ce que tous ses proches lui avaient dit, et ce que lui répétait sa culpabilité dès qu’elle osait songer à un changement de carrière.

Anna… Elle allait être incroyablement déçue. D’abord la défection de son père, et maintenant l’absence de sa mère.

Marianne attrapa son téléphone portable et composa le numéro de sa cousine.

– Salut Mar’ , quoi de neuf ?

– Salut Elodie. T’es dispo ce week-end ?

– Oui, pourquoi ?

– Tu peux me garder Anna ?

– Elle devait pas passer le week-end avec Ed ?

– Si. Elle devait.

Son interlocutrice comprit la situation rien qu’à son ton de voix.

– Ok. Et toi ?

– J’ai un shooting de dernière minute.

Un grondement se fit entendre.

– Ton patron t’exploite. Il n’a pas à t’imposer ces heures sup’ !

– Je n’ai qu’un job et je ne veux pas le perdre.

– Tu ne vas pas le perdre en tapant sur la table, rien qu’une fois. Impose-toi.

– El’, je ne veux pas me disputer, fit Marianne en massant son front douloureux. Tu peux me garder Anna ou pas ?

– Bien sûr. Elle et les filles s’entendent comme larrons en foire, tu le sais bien. Mais je suis sérieuse, Marianne, tu as largement les compétences pour trouver un job qui te respecterait plus. Un job qui  te permettrait d’être tous les soirs et tous les week-ends auprès de ta fille.

La photographe se mordit les lèvres. Sa cousine n’avait pas tort, mais c’était plus facile à dire qu’à faire.

– Je dois partir après-demain. Tu pourras la récupérer demain soir ?

– Oui. Je serai chez toi à dix-huit heures.

Après s’être accordées, les deux femmes mirent fin à la communication. Les pensées de Marianne tournaient en rond, imaginant le moment où elle devrait annoncer la nouvelle à Anna. Elle avait parfois l’impression d’être une mère horrible. Elle devait changer de vie ; elle en avait de plus en plus conscience. Mais comment ?

Elle se pencha sur son bureau, son front contre la surface en bois. Sa migraine faisait un retour en force, et la petite voix aussi.

« Réveille-toi ».

 

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cirano
Posté le 05/12/2019
Coucou :D
J'ai été tenté par l'idée d'un univers où les nazis auraient gagné la guerre et je me suis lancé, et diantre que j'ai eu raison !
En tout cas pour l'instant c'est très bien parce que ça à l'air complètement normal, ce que je trouves très logiques.
Ton écriture est super sympa et le début du chapitre est super touchant avec la relation mère célibataire-fille unique !
Je ne sais pas vraiment quoi dire d'autre, à part que c'est très agréable à lire et que j'ai fort envie de connaitre la suite ^-^

à plus ^-^
cirano
Posté le 05/12/2019
XD je viens de lire le résumé de l'histoire, c'est normal que rien ait changé, c'est le monde normal xD Bon en tout cas j'ai hâte de voire comment sera le monde alors xD
Edorra
Posté le 06/12/2019
Salut Cirano !

Bienvenue sur cette histoire et merci d'avoir commenté.
Comme tu t'en es rendue compte par la suite, effectivement ce premier chapitre se passe dans le monde "normal".
Je suis ravie que tu aies trouvé la relation mère-fille touchante car c'est exactement ce que je voulais faire passer.

Merci pour tes compliments et à bientôt pour la suite !
Dédé
Posté le 04/12/2019
Je crois que tu as eu cent millions de fois raison de réécrire et d'approfondir le personnage de Marianne. En faisant ça, tu prends le temps, on n'est pas plongés dans le cœur de l'action tout de suite et pour l'instant, c'est du meilleur effet.

J'avais tellement la version 1 en tête que je me suis dit "la pauvre gamine, elle va se retrouver toute seule…". La savoir avec sa tante me rassure déjà. Le père… Ah. Le père… Il assure vraiment pas… Quel fuyard ! J'ai presque envie qu'il se retrouve avec Marianne "tu-sais-où". Que ça lui fasse un peu les pieds ! Là, il saura pourquoi on fuit ! xD

J'ai hâte de voir en quoi la suite va changer par rapport à la version précédente. Je reste dans les parages pour surveiller une prochaine mise à jour (idem pour Yanael, ça va de soi).

A bientôt pour la suite !

Coquillettes :
Les séparations avec sa fille, même minimes, lui laissait toujours une sensation de froid --> laissaient.
– Je ferais de mon mieux. --> ferai
C’était une question rétorique. --> rhétorique
Epate-les, championne --> (accent sur le E)
Elle avait usé tous ses arguments en vain. --> de tous ?
Edorra
Posté le 05/12/2019
Salut Dédé !

C'est toujours un plaisir de te retrouver sur mes histoires et je suis ravie de te retrouver sur cette nouvelle version.

Je suis également contente que tu apprécie ce remaniement, cela me conforte dans mon choix.

Oui, hein, pauvre gamine. C'est exactement ce que je pensais en écrivant. La relation entre elle et Marianne va prendre une place capitale dans cette nouvelle version de l'histoire et ne la rend que plus intense selon moi.
Et le père, oui, un beau modèle de lâcheté. J'ai pas encore décidé de ce que je ferai de lui dans la suite (c'est un rôle tertiaire) mais effectivement, se retrouver là où nous savons lui ferait les pieds.

J'ai également hâte que tu découvres la suite. J'ai plus qu'à m'y mettre.

Merci encore pour le relevage de coquillette !
Dédé
Posté le 05/12/2019
Je vois déjà les enjeux qui vont se répercuter sur la suite et je comprends entièrement tes choix/changements. Je ne peux que t'encourager en ce sens (j'ai l'impression de faire une appréciation de livret scolaire là, oups…).

J'ai hâte de découvrir la suite ! J'ai hâte !
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