Le monde selon François Place

Un carnet de route fantastique

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« C’est le dessin et l’illustration qui m’ont amené à l’écriture. J’avais des images dans la tête, mais personne ne me proposait les textes qui allaient avec. »

 

Plus que des images, ce sont des mondes que François Place a dans la tête. Du moins, ce sont des mondes que nous découvrons sous sa plume. Plumettes, Plumeaux, Plumetons et autres Plumivores, vous êtes priés d’ouvrir grands vos mirettes.

 

Tout d’abord, je vous propose d’aller à la rencontre des Derniers Géants. Il s’agit de son premier album en tant qu’auteur et illustrateur à la fois et il a reçu pas moins de onze prix, en France et à l’étranger.

Archibald Ruthmore, un homme de sciences anglais, fait un jour l’acquisition d’une dent de la taille d’un poing, couverte de gravures étranges. Le matelot qui la lui vend prétend qu’il s’agit d’une dent de géant, et après de nombreuses recherches, Archibald décide d’aller vérifier la véracité de cette affirmation par lui-même. Son voyage le mènera aux confins de l’Himalaya, jusqu’au pays des derniers géants.

 

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On oublie trop souvent que la découverte se fait des deux côtés.

 

Dans cet ouvrage, comme dans tous ceux de François Place que j’ai eu la chance de lire, il règne une profonde nostalgie de l’époque des grandes découvertes, du temps où on ne pouvait pas encore appréhender l’entièreté du monde. Archibald Ruthmore est un explorateur : c’est le désir de savoir qui le pousse… Peut-être trop loin. Le voyage entraîne des découvertes merveilleuses qui tournent pourtant, brusquement, au tragique. Cette fable illustre ce que l’humanité a découvert à ses dépends : l’amour que nous portons à nos découvertes nous rend aveugles à leur fragilité. Archibald en paiera le prix.

 

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Parler de l’œuvre de François Place, c’est chercher à résumer une histoire qui a une envergure de petite encyclopédie. Au cours de leurs voyages, ses héros traversent de nombreux pays aux peuples et aux cultures infiniment variés. Et c’est le sens du détail dont il fait preuve, plus que tout autre chose, qui m’a donné envie de relier son œuvre au thème du voyage.

 

L’Atlas des Géographes d’Orbæ contient vingt-six histoires illustrées qui se déroulent dans vingt-six contrées différentes ; vingt-six, pour les vingt-six lettres de l’alphabet. François Place nous emmène du pays des Amazones au pays des Zizotl, en passant par les montagnes de la Mandragore, le désert des Pierreux et le fleuve Wallawa.

 

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Une caravane de Pierreux

 

À la fin de chaque histoire, une double-page est consacrée à des détails : tenues de cérémonie, faune et flore locale, objets d’art ou d’artisanat, parfois plans en coupe d’habitations… Tout cela est dessiné comme dans un carnet d’explorateur. Comme dans un vrai carnet, un de ces moleskine aux pages toutes abîmées, où le texte côtoie les aquarelles dans un fouillis enchanteur. Je ne sais pas vous, mais c’est le genre de chose qui m’a toujours enflammée d’enthousiasme ; et ici, comment vous dire, l’enthousiasme est double ! Parce que toutes ces contrées que François Place peint et dépeint sont fictionnelles et profondément poétiques. Il y traîne toujours des petits relents de magie, des peuples oubliés, des sociétés qui se métamorphosent, bouleversées par de nouvelles inventions… C’est une ode à notre propre monde et à nos propres cultures, qui se trouvent ici mêlées les unes aux autres de sorte qu’on reconnaît parfois fugitivement tel ou tel élément, comme des échos du monde réel. Un voyage exaltant, à la fois dépaysant et étrangement familier, voilà dans quoi nous embarque François Place.

 

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C’est sans doute trop petit, mais vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. Il FALLAIT que je vous montre cette double-page, un gros coup de coeur parmi toutes les autres.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à visiter son site web (http://www.francois-place.fr/) où vous attendent quelques aperçus de superbes illustrations, et une liste de ses œuvres. Moi, vous l’aurez compris, je suis d’ores et déjà embarquée dans son univers, et je ne peux que vous recommander le voyage !

 

Les illustrations ne m’appartiennent pas : copyright François Place / casterman.

 

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Marion et Carole de Mimi

Marion et Carole, par Mimi

J’ai toujours aimé les voyages en train parce que le seul moyen que j’ai trouvé pour pallier à cette lenteur est devenu pour moi une activité passionnante : observer les autres voyageurs.

À première vue, le voyage n’est qu’anecdotique dans Marion et Carole. Marion aime les trains, car elle peut y observer les gens à loisir. Elle aime étudier leur comportement, les dissocier en groupes : amis, famille, solitaires. Quand elle rencontre Phil, cette tendance semble déjà s’essouffler.

Marion est fixée sur ce qu’elle est, ce qu’elle veut. Nul besoin, pour elle, d’un voyage initiatique comme on le voit souvent dans les romans. Il n’y a pas de poncho magique à trouver ou de princesse à délivrer à l’autre bout du pays.

Mais, un jour, Marion rencontre Carole.

Je ne saisis pas bien ce qui m’a attiré chez cette grande solitaire.

Si j’ai trouvé leur première conversation un peu rapide, les conséquences en auront été agréablement surprenantes. Il est évident, à partir de ce moment, que le voyage planera en filigrane du récit à travers le personnage de Carole. Jeune femme échevelée et vadrouilleuse, Carole est une étrange personne qui imprègne pourtant profondément le petit monde de Marion. Entre elles, une relation délicate se crée et s’articule.

C’est d’ailleurs ainsi que l’on pourrait résumer cette histoire : « délicatesse ». Sous la plume de Mimi, les pires situations se nourrissent de douceur. Sa façon de raconter donne au récit des allures de conte et les chapitres s’enchaînent à toute vitesse.

J’ai particulièrement aimé les trois personnages principaux. Mimi n’en laisse aucun de côté, et même si on ne suit l’histoire que du point de vue de Marion, on ne se sent pas pour autant mis de côté. On sait ce qui se passe quand Marion est absente de la scène, et le fait de savoir approfondie le lien de la jeune femme avec Carole et Phil. C’est un trio qui fait sourire, un trio qui fait du bien.

Elle parlait de ce qu’elle avait vu sur les routes, des endroits où elle était allée, c’est-à-dire partout.

Je me refuse de trop en dire pour ne rien révéler de la suite ! Mais il est intéressant de voir le Voyage planer au-dessus d’eux, dans le sillage de Carole, s’absenter en même temps qu’elle avant de fondre drastiquement sur les protagonistes. L’absence de quête initiatique fait qu’il se dégage du récit un réalisme et une simplicité qui vaux le détour.

Je me mets à présent du côté de ceux qui guettent la suite de ce récit, et je vous encourage à nous rejoindre ! En route, mauvaise troupe !

Il me faut être constamment en mouvement.

Lire l’histoire : Marion et Carole par Mimi

Une interview de Céline

Salut les Plumes !

 La sombre et sanglante folie d’Halloween n’est déjà plus qu’un souvenir, nous sommes officiellement passés à l’heure d’hiver, la nuit tombe plus vite et les températures se rafraîchissent gentiment mais sûrement. Bref, c’est le début d’une période un peu morne jusqu’à Noël…

Besoin de vous évader, de voyager ? Ca tombe bien car, le voyage, c’est justement le thème du nouveau numéro de votre Journal favori !

Et, pour nous en parler, quoi de mieux qu’une Plume qui sait très bien nous dépayser et nous faire rêver à travers ses écrits ? Merci d’accueillir Céline !

1. Comment te décrirais-tu en tant qu’auteure ?

La première question de l’interview est en fait la plus difficile. Je dirais que mon but, en tant qu’auteure, est de faire rêver. D’accord, il est possible d’avoir des doutes sur la part de rêves dans Le Quatrième Monde. Pour moi, les cauchemars font partie intégrante du rêve. Une histoire ne doit pas être forcément gaie. L’important, c’est que ce soit un dépaysement et qu’elle véhicule des messages d’espoir. En tout cas, ceux que j’essaie de faire passer.

Du coup, je dirais que je suis une auteure qui essaie d’être généreuse. Je tente de faire ressentir plein de choses aux lecteurs (positives comme négatives). J’essaie de les entraîner dans mon univers; les faire pleurer, les faire rire, les faire réfléchir, les surprendre…  Et j’espère vraiment que j’y parviens !

2. Quels genres de difficultés peux-tu rencontrer dans tes écrits ?

Euhm… plein ? Plus sérieusement, je pense qu’il y a deux groupes de problèmes : les problèmes liés à l’histoire/écriture et ceux qui sont liés à ma personnalité.

Concernant les problèmes liés à l’histoire, il y a la complexité que je mets dans l’intrigue. Je m’emmêle moi-même les pinceaux. Au départ, j’ai une ligne directrice, mais j’introduis tellement de digressions qui ne sont pas prévues à la base qu’au final, ce n’est même plus crédible et difficile à dépatouiller.

Ensuite, il y a l’équilibre entre l’action et les moments plus calmes. Je n’arrive pas toujours à doser, à savoir si ça avance assez vite, s’il y a des longueurs dans les dialogues…

Il y a aussi le point de vue narratif. J’écris toujours à la troisième personne du singulier car je suis tout simplement incapable de faire autrement. Les choses se passent tout le temps selon le point de vue du personnage principal. Mais, parfois, j’introduis le point de vue d’un autre personnage et je m’y perds un peu. J’ai peur aussi de m’appesantir sur le ressenti des personnages au point de les rendre antipathiques ou tout simplement lourds.

Enfin, concernant les problèmes liés à ma personnalité, mon pire ennemi est le manque de confiance en moi. Je ne me sens jamais vraiment à la hauteur. Certains jours, j’ai envie de jeter tout ce que je fais parce que je trouve ça nul à en pleurer. Parfois, ça me bloque totalement dans l’écriture. Je considère que ce n’est pas digne d’être lu et que je devrais tout arrêter.

3. Et quel genre de commentatrice es-tu sur PA ?

 Il y a la commentatrice que je voudrais être et celle que je suis.

Comme tout le monde sur PA, ma liste de lecture est incroyablement longue. Au départ – comme à chaque fois que je suis débordée par la quantité de choses à faire –  je voulais tout commencer en même temps, parce qu’il y avait plein d’histoires qui me faisaient de l’œil. Puis, je me suis rendue compte que mon rendement et mon efficacité étaient proches du zéro absolu avec cette technique. Du coup, maintenant, je prends une histoire et j’essaie de lire tout ce qu’il y a en ligne, d’un coup.

Concernant la commentatrice que je voudrais être, mon objectif est de donner un commentaire utile sur le fond (cohérence, compréhension…) et la forme (coquillettes, tournure de phrase…). Puis, il y a malheureusement la commentatrice que je suis : une fangirl (je sais, à 31 ans, c’est dramatique !). Et je jure que, parfois, il faut vraiment que je me fasse force pour ne pas simplement mettre des petits cœurs dans toute la case de commentaires (ce qui serait hautement utile pour l’auteur, nous en convenons tous). Du coup, j’opère d’une façon (que j’espère) méthodique : je prends des notes au fil de la lecture et je poste les remarques qui me semblent utiles et qui pourraient aider l’auteur. Je fais attention à expliquer aussi mon ressenti. Je crois que c’est important pour un auteur de savoir ce que le lecteur ressent pendant la lecture de son histoire.

4. Quel(s) lien(s) vois-tu entre l’écriture et notre thème du mois, le voyage ?

Le dépaysement. Quand j’écris, je me plonge complètement dans un autre monde. Je rentre complètement dans ma bulle. On pourrait me faire accepter n’importe quoi, car j’entends mais je ne comprends pas ce qu’on me dit.

Quand j’écris, je crée toujours des univers différents de la réalité car ça me permet effectivement de voyager. Parfois, j’aimerais moi-même me balader dans les univers que je crée, même s’ils n’ont pas toujours l’air très accueillants. J’adorerais m’asseoir au comptoir du Deadly Sweet Café et attendre qu’Irène me prépare un chocolat chaud. J’adorerais me disputer avec Windsor et visiter l’atelier onirique de Gédéon. Mais comme je ne le peux pas, je vis tout ça à travers mes personnages.

Donc, écrire m’évoque le dépaysement, ainsi que le beau voyage qu’est l’évasion et la découverte de terres inconnues. C’est un moyen de vivre la vie autrement.

5. Parlons maintenant de l’une de tes histoires que les lecteurs connaissent (peut-être) bien… Comment es-tu parvenue à créer Le Quatrième Monde (anciennement, Le Dernier Gardien) ?

Ce n’est pas non plus une question facile, tout bien réfléchi ! L’inspiration vient de plein de petites choses, mises bout à bout. J’ai été très fortement impressionnée par Le Sixième Sens et, de façon plus générale, par la philosophie du travail de M. Night Shyamalan (même si je n’aime pas tout). J’ai aussi été une mangavore redoutable et j’ai développé une passion dévorante pour Count Cain/God Child, Ghost Hunt, Ghost Hound et surtout Tokyo Babylon.

Et de là est née la première version du Quatrième Monde qui s’appelait alors Pandaemonium (c’est l’autre nom du Quatrième Monde dans l’histoire actuelle). L’univers dans lequel gravitent les personnages était identique, à peu de choses près, mais l’intrigue a totalement changé, ainsi que les personnages. Je pense que c’est la personnalité des personnages qui a fait mourir le projet dans l’œuf. En plus, à cette époque, je ne me sentais pas très bien dans ma peau. Ça a entrainé un long break dans l’écriture. J’ai arrêté d’écrire pendant presque cinq ans. Ensuite, les choses dans ma vie se sont améliorées, l’envie d’écrire est revenue. J’ai repris mon histoire et j’ai tout recommencé. Ensuite, comme beaucoup de Plumes ici, j’ai découvert La Passe-Miroir et Plume d’Argent. Et la motivation est revenue complètement.

6. Durant le PaCNo, je crois savoir que tu as eu l’occasion d’effectuer de nombreuses modifications sur la forme et le fond de ton récit. Comment as-tu vécu ces changements ?

Etonnamment bien, en fait. D’habitude, je suis très très très paresseuse dès qu’il s’agit de corrections. Ce n’est pas que je n’accepte pas les critiques ou la remise en question. C’est juste que je préfère créer plutôt que corriger. Mais là, le concours Galli m’a permis de voir ça plus comme un challenge que comme une corvée. J’avais vraiment envie de présenter quelque chose dont je pourrais être fière. Et, d’un coup, c’est devenu comme un nettoyage de garde-robe au moment du changement de saison, quand on vire la moitié de la penderie. Je me suis débarrassée d’une quantité impressionnante de choses inutiles (comparaisons, dialogues, ressentis excessifs…) et j’ai introduit des concepts nécessaires à une meilleure compréhension de l’histoire, puisque j’avais revu le découpage. Il me semble que ça a renforcé l’intrigue… Enfin, ça, ce n’est pas à moi de le dire.

7. Le Quatrième Monde a aussi son lot de voyages… Voyages dans d’autres dimensions, voyages extra-corporels. Peux-tu nous en dire plus sur la manière dont tu as élaboré ces phénomènes ?

Ah, cette question ! C’est un peu comme si je me disséquais le cerveau ! Ce n’est pas facile de répondre car je ne sais pas comment les idées me viennent, par quel processus. Un moment, elles ne sont pas là. Le suivant, elles sont là.

Je pense que la possible existence de plusieurs mondes qui se côtoient a toujours fasciné les gens. Même Einstein a théorisé sur les voyages inter-dimensionnels, c’est pour dire ! J’aime imaginer qu’il y a quelque chose qui attend l’âme après la mort. Et, comme j’adore la mythologie, l’idée d’un Monde des Morts, parallèle au Monde des Vivants, est venue naturellement, je crois. J’ai un peu potassé le sujet. J’aime beaucoup la Kabbale, la Torah et le Talmud. Ce sont de formidables sources d’inspiration. La création d’un Entredeux Monde relève plutôt de mon côté scientifique (chassez le naturel…). Je me suis dit qu’il fallait bien un moyen « logique » pour passer d’un univers matériel (Monde des Vivants) à un univers immatériel (Mondes des Morts). J’ai donc créé un sas : c’est l’Entredeux Monde. Le Quatrième Monde est un peu à part. C’est le monde des oubliés, où la Rivière des Âmes ne prend pas sa source. Y voyager est assez compliqué car il est à l’agonie. Mais je ne vais pas en dire plus. Suspens oblige !

Ensuite, dans cet univers, j’ai mis des Passeurs; les champions des voyages inter- et intra-mondes. Ils représentent pour moi un principe qui me tient à cœur : le fait que tout grand pouvoir devrait être conditionné. C’est aussi un peu un principe d’échange équivalent.

8. Cette histoire a-t-elle déjà une fin ou tout est-il encore à inventer ?

Elle a une fin ! Mais il y a encore beaucoup d’éléments de l’intrigue à inventer. J’ai ouvert beaucoup de portes dans le premier tome. Il y en aura bien d’autres dans le second. Il faudra que je vérifie les avoir toutes refermées dans le tome 3.

En fait, la fin, c’est ce que j’avais en premier, avant de commencer à écrire. Je ne dis pas qu’elle ne peut pas changer un peu. Mais au moins, je sais où je vais… Je crois !

9. Question de fan : « Quelle couverture imaginerais-tu si Le Quatrième Monde était édité (et il mérite de l’être !) ? »

Eh bien, j’ai bien bûché sur cette question ! Je ne sais pas de qui elle est, mais je me suis mis le cerveau à l’envers pour trouver une idée sympa et, j’espère, pas trop kitsch.

Donc, j’imagine bien le titre « Le Quatrième Monde » en lettres argentées et légèrement bleutées (pour rappeler la couleur des barrières des Passeurs). Mais le « o » de « monde » serait le symbole des trois mondes où coulent la Rivière des âmes, et auquel je fais référence plusieurs fois : trois cercles interconnectés, traversés par des vagues.

Ensuite, la couverture serait essentiellement en noir et blanc. Les personnages principaux formeraient un cercle et regarderaient vers l’extérieur du cercle. Ils seraient plongés dans l’ombre et on ne les reconnaîtrait que par quelques signes distinctifs (le haut de forme de Gédéon, les cheveux presque blancs de Silas…). Liam ferait face au lecteur et serait le seul clairement visible car illuminé par la lueur fantomatique d’une barrière qui est en train de se former face à lui. La seule note de couleur serait son œil bleu (l’autre étant noir).

Je crois que ça pourrait être sympa !

10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

Je voudrais vraiment remercier la communauté Plume d’Argent pour l’accueil chaleureux que toutes les petites Plumes en perdition reçoivent quand elles débarquent du no man’s land qu’est l’écriture en solitaire. L’aide que l’on reçoit n’a vraiment pas de prix. Les commentaires sont toujours constructifs, même si parfois ils peuvent être durs à entendre (lire). Ça permet de se remettre en question, car il n’y a que quand on pointe les erreurs que l’on peut s’améliorer et avancer.

Jusqu’à présent, j’écrivais dans mon coin, sans avis extérieur. En découvrant PA, j’ai pu partager mon univers, recevoir des critiques constructives ainsi que de l’aide. Ça m’a bien décoincée et j’ose maintenant montrer ce que j’écris à ma famille.

Donc, je crois que je voudrais dire merci, tout simplement.

 

Ainsi s’achève cette interview.

Mes plus sincères remerciements ainsi que toute ma reconnaissance vont en premier lieu à Céline qui s’est impliquée avec beaucoup d’enthousiasme dans cette interview tout en supportant une collaboration légèrement bancale avec moi qui vivait/vit une période chargée professionnellement.

Je ne peux que te souhaiter la meilleure continuation possible, que ce soit avec la suite de ta saga ou ton tout nouveau projet, Larmes de lune !

 Et puis, merci du fond du cœur à vous les Plumes qui m’accueillez toujours les bras ouverts et, à travers ce Journal, me donnez l’impression d’être un peu importante mais, surtout, une bonne raison pour toujours revenir vers vous.

 Gardez vos plumes affutées,

 Slyth

 

VOYAGE

VOYAGE. L’éditorial que j’avais initialement écrit était plein de frivolité. Je vous y parlais de rêve d’évasion, de cette petite nostalgie qui nous saisit entre l’été et Noël. Au surlendemain des événements de Paris, mon ton m’a paru soudain inapproprié. Le voyage ne devrait pas être résumé à une fuite vers l’ailleurs. Le voyage devrait être avant tout une rencontre avec l’autre. Une opportunité de sortir hors de chez soi – hors de soi – et de s’ouvrir à de nouveaux horizons. Une occasion de comprendre mieux la complexité du monde qui nous entoure. Une possibilité de se dépouiller, l’espace d’un instant, des innombrables superficialités qui composent notre quotidien et de s’approcher au plus près de l’essentiel. Un mouvement vers l’extérieur et vers l’intérieur. Le voyage peut prendre une infinité de formes, que ce soit aller d’un continent à l’autre ou franchir le seuil de son voisin de palier. Nous, les auteurs, nous avons le formidable pouvoir de voyager et de faire voyager avec notre écriture : essayons de donner ses plus belles lettres au mot « autrement ».

Toute l’équipe se joint à moi pour remercier Céline pour sa charmante contribution à la rubrique des Imagineurs !

Cristal, rédactrice en locomotion

 

Au sommaire de ce numéro :

Les médaillés – le ruban bleu SENSATION

A vos claviers – Concours autour du Voyage

Nos Imagineurs – Une interview de Céline

Chroniques PAennes – Marion et Carole de Mimi

Livresquement vôtre – Le monde selon François Place

Casse-tête plumesque – A la recherche de l’article parfait

Concours autour du Voyage

 

Coucou les plumes,
Aujourd’hui le PAen se concentre sur les voyages. Vaste sujet au combien inspirant. Qu’ils soient fictifs, réalistes, de l’esprit ou du corps, les voyages font rêver. Ils stimulent l’imaginaire des lecteurs, l’envie des éditeurs et l’audace des auteurs. Laissez-moi donc vous présenter une petite sélection d’appels à texte et concours organisés autour du voyage.

[Appel à textes] Les voyages extraordinaires du Steampunk
Organisateur : Webzine Nouveau Monde
Genres littéraires : Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Steampunk
Thème : les voyages extraordinaires du Steampunk. Les rues d’un Londres envaporé où l’on rencontre aussi bien Jack l’éventreur que Dracula, les cieux d’acier parisiens constellés de zeppelins gigantesques, un monde où les histoires de Jules Verne ne sont pas des contes, la magie et les dieux, les personnages littéraires et historiques s’entremêlant joyeusement dans un univers ébouriffant où la seule limite est votre imagination… Faites-nous embarquer pour de nouveaux voyages extraordinaires !
Longueur : faire entre 3 500 signes minimum et 30 000 signes maximum, espaces comprises. Plusieurs textes par auteurs sont autorisés. Les nouvelles doivent comporter une véritable chute. Surprenez le comité de lecture et vous aurez plus de chances d’être sélectionnés !
Modalités de soumission : Les textes devront être tapés sous Word (format .doc) et envoyés à ymagineres@gmail.com. Merci d’indiquer dans l’objet de votre mail l’intitulé de l’appel à textes et le titre de vos nouvelles.
Date maximum de soumission : 5 décembre 2015
Bénéfice : Les nouvelles retenues seront publiées dans le numéro 12 du webzine Nouveau Monde prévu en avril 2016 et seront illustrées. Ce numéro sera gratuit, lisible en ligne et téléchargeable sur le blog Nouveau Monde.
Lien : http://notre-nouveau-monde.blogspot.fr/2015/02/revue-litteraire-sfff-nouvea…

[Appel à textes] Anthologie sur le thème de l’air
Organisateur : Editions RROYZZ
Genres littéraires : science-fiction, fantasy, fantastique, anticipation ou policier, mais tout autre style pourra convenir si la qualité est au rendez-vous.
Thème : l’air (ce sera l’élément central du texte).
Longueur : entre 10 000 et 12 000 mots (c’est indicatif, nous ne sommes pas si stricts, mais atteindre 10000 serait bien).
Modalités de soumission : Envoi des textes au format Word ou pdf à rroyzz.manuscrits (at) gmail.com (Sujet : AAT2015 AIR).
Date maximum de soumission : 31 janvier 2016
Bénéfice : Ces textes feront l’objet d’une parution papier en avril 2016 ; format du livre 14,8 × 20,5, papier bouffant ivoire. Ils sont imprimés par nos soins, à la demande ou en séries courtes car nous sommes également imprimeurs.
Lien : http://rroyzz-editions.com/blog/?cat=2

[Concours de nouvelles] Concours de nouvelles proposé par les éditions Les Autanes
Organisateur : Les éditions Les Autanes
Genres littéraires : Non précisé
Thème : Le passage
Longueur : 7000 mots maximum.
Modalités de soumission : La nouvelle est fournie en 3 exemplaires. Sur chaque exemplaire, au-dessus du titre, inscrire un pseudonyme. Dans une 1° enveloppe mettre, sur une feuille, le pseudonyme, le titre de la nouvelle, les coordonnées complètes de l’auteur (Nom, prénom, date de naissance, adresse complète, téléphone, adresse mail). Fermer cette 1° enveloppe et inscrire dessus uniquement le pseudonyme choisi. Dans une 2° enveloppe, mettre les 3 exemplaires de la nouvelle et la 1° enveloppe. Envoyer cette 2° enveloppe par courrier, à l’adresse ci-dessous.
Éditions Les Autanes
11 Chemin de Bonne
Le Moulin de Valbonne
05000 Gap
Date maximum de soumission : 31 décembre 2015
Bénéfice : Les 10 meilleures nouvelles seront publiées à compte d’éditeur par Les Éditions Les Autanes et feront l’objet d’un contrat d’édition (œuvre en collaboration) après accord des auteurs. La publication de l’œuvre collective sous forme d’un livre, inscrit au catalogue de la maison d’édition, sera effective en décembre 2016 au plus tard. Cinq exemplaires seront offerts aux auteurs édités qui auront signé le contrat d’édition. Ces exemplaires constituent le prix de ce concours.
Lien : http://www.editions-les-autanes.com/concours-nouvelles/

[Concours de nouvelles] Des nouvelles pour voyager
Organisateur : Librinova / éditions ePoints / Babelio
Genres littéraires : Libre
Thème : La nouvelle est un genre qui offre au lecteur un court et intense instant d’évasion… Vers des contrées lointaines, dans des temps anciens, au milieu de personnages inconnus, dans ses souvenirs, il y a mille façons de voyager et de s’évader en écrivant et en lisant. Faites-nous découvrir la vôtre en participant à notre grand concours de nouvelles sur le thème du voyage.
Longueur : 7500 à 30 000 signes
Modalités de soumission : envoyez votre manuscrit à l’adresse concours-epoints@librinova.com entre le 2 novembre 2015 et le 4 janvier 2016 en indiquant dans le corps du mail vos nom, prénom et le titre de votre manuscrit ; la mention : « Je suis majeur et j’accepte pleinement le règlement du Concours disponible sur le site www.librinova.com et sur le site www.epoints.fr »
Date maximum de soumission : 4 janvier 2016
Bénéfice : 1er prix : Le gagnant verra sa nouvelle éditée et publiée en version numérique aux éditions ePoints aux côtés de grands auteurs comme Patrice Franceschi, Olivier Adam, Agnès Desarthe et Franck Thilliez. Les éditions ePoints s’engagent également à éditer une seconde nouvelle de l’auteur, indépendamment du concours. 2ème et 3ème prix : Signature d’un contrat avec les éditions ePoints en vue de la publication numérique des nouvelles. 4ème prix : Publication de la nouvelle chez Librinova, avec création d’une couverture personnalisée, accès au service de suivi des ventes pendant 6 mois et mise en place d’un Pack communication. 5ème prix et 6ème prix : Publication de la nouvelle chez Librinova, avec création d’une couverture personnalisée et accès au service de suivi des ventes pendant 6 mois. Pour les 15 auteurs pré-sélectionnés : un an d’abonnement ePoints pour découvrir de grands auteurs internationaux en un temps record.
Remarque : Les gagnants seront désignés le 19 mars à l’occasion d’une soirée de remise des prix au Salon du Livre de Paris.
Lien : http://www.librinova.com/concours

[Concours de nouvelles] Concours de la Nouvelle Maritime des Escales de Binic
Organisateur : Les Escales de Binic
Genres littéraires : Non précisé
Thème : Archipels
Longueur : Chaque concurrent ne peut envoyer qu’une seule nouvelle. Celle-ci ne doit pas comporter plus de 10 pages dactylographiées sur simple recto de format A4, à raison de 30 lignes par page, en caractères “Verdana” taille 12, avec interligne 1,5. Les pages doivent être numérotées en bas de pages, y compris dans la version informatique.
Modalités de soumission : Les envois doivent être postés en 2 exemplaires, avant le 31 décembre 2015 (cachet de la Poste faisant foi), au siège social de l’association à la Mairie de Binic – Concours de la Nouvelle Maritime, quai de Courcy, 22520 Binic. Les candidats devront envoyer en même temps la version informatique de leur texte en format Word, PDF ou Open Office à l’adresse mail suivante : nouvellesescales2016@gmail.com (pour les participants adultes) ou nouvellesescales2016moins18@gmail.com (pour les participants de moins de 18 ans).
Date maximum de soumission : 31 décembre 2015
Bénéfice : Les prix seront remis au cours d’une réception officielle, le samedi 28 mars 2016, dans le cadre du Festival “Les Escales de Binic”. Le (la) lauréat(e) du Concours de la Nouvelle Maritime des Escales de Binic recevra un chèque de 500 Euros.
2ème prix : un chèque de 250 Euros.
3ème prix : un chèque de 150 Euros.
4ème et 5ème prix : seront publiés dans le recueil de nouvelles.
Prix des moins de 18 ans : un chèque de 100 Euros.
Lien : http://escales-de-binic.over-blog.com/2015/09/concours-de-la-nouvelle-marit…

Voilà les Plumes c’est tout pour cette sélection. J’espère qu’elle saura vous inspirer alors laissez-vous porter par le courant et à vos claviers !

Shaoran (et Cricri)

A la recherche de l’article parfait

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L’Histoire vous a toujours fasciné ? Les livres sont votre passion et l’aventure votre passe-temps ? Notre société (secrète, il va sans dire) est faite pour vous. Au sein d’une équipe de choc, vous partirez à l’aveuglet… à l’aventure dans des contrées lointaines et exotiques.

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QG du PAen

Bienvenue à vous, vaillant candidat. Comme vous pouvez le voir, nous autres, sommités journalistiques, sommes encore et toujours à la recherche de nouveaux talents. Mais ne croyez pas que la presse soit une jungle comme les autres. La Quête de l’Article Parfait n’est pas chose aisée. Nombre d’entre nous s’y sont déjà cassés les dents. Pour nous rejoindre, vous allez devoir prouver votre valeur et quoi de mieux que la quête de l’Article Parfait pour cela ?

Êtes-vous prêt à vous engager dans cette périlleuse aventure ? Si oui, récupérez Barbe sans poils, cette petite chose teigneuse dans le coin à droite. Véloce pickpocket, cette tête brulée (à plus d’un titre, eh, d’où croyez-vous qu’il tient son surnom ?) a voulu voler le Roi Soleil en personne et le malheureux s’y est cramé le duvet. Une fois Barbe sans poils enrôlée, allez voir le Père Fourre-tout en haut de l’escalier. Si non, vous pouvez rentrer chez vous. (À condition, bien sûr, d’éviter les coups de hache intempestifs).

 


 

Bibliothèque d’Alextérieur : le coup de pied vous arrache un cri. Bah oui, qu’est-ce que vous croyez ? qu’envoyer des grands coups dans les murs ça fait pas un mal de chien ? Cela dit, ça vous rend service car la cloison pivote et soudain vous découvrez le Graal ! Pas le vrai, bien sûr, qu’est-ce que vous en feriez ? Non, ce qui s’étend devant vous est encore mieux : c’est une Bibliothèque de Plumes. Ce truc dont on vous a parlé depuis tout gosse, ce truc légendaire qui n’existe que dans les légendes est devant vous. Tous les exemplaires uniques recensés de toutes les plumes ayant jamais été capables de tenir un clavier. De la Passe-miroir au Dragon Blanc en passant par la Septième Face ou l’Université, la Voleuse sous les toits et bien d’autres encore. Ils sont tous là. Et vous êtes au milieu. C’est tellement de bonheur que vous manquez d’en mourir. Heureusement, le vieux Gardien des clefs vous ramène à la vie. Mais ce n’est que pour mieux vous prévenir. La lune est haute, les Artichauts Garous bouffent du villageois, le passage dans l’antre du Père Fourre-tout va se verrouiller pour 1000 ans. Qu’allez-vous faire ?

Il n’existe qu’un moyen de remonter. L’ascenseur dans lequel vous montez. Mais il n’y a que deux places. Se pose alors un cruel dilemme : que faites-vous ?

J’emmène Barbe sans poils, qui est maintenant à l’article de la mort et nous remontons dans le QG. (Final 1)

J’emmène le gardien de la Bibliothèque, tellement vieux qu’il pourrait passer l’arme à gauche pendant le trajet, pour qu’il retrouve la civilisation. (Final 2)

Je laisse le Vieux et le blessé, et je remonte avec les livres (mes précieux). (Final 3)

Je laisse ma place au Vieux qui remonte Barbe sans poils pendant que je prends sa place comme Gardien millénaire de la Grande Bibliothèque d’Alextérieur. (Final 4)

 


 

Cave : au fond de la cave, derrière le stock de bierraubeurre de Danette, vous rencontrez un curieux hurluberlu au regard complètement fou, il est accompagné de Chaussette, sa fidèle amie, enfilée contre vents et marées à sa main droite.

Dans tout le salmigondis qu’ils vous servent, vous comprenez que Chaussette a un sale caractère. Mais son maitre semble encore plus fou qu’elle. Il prétend que ce n’est qu’une fieffée menteuse, elle prétend qu’il est un vil manipulateur. Mais tous les deux vous assurent que l’une des portes mène vers l’endroit où un certain Chevalier, une petite tête blonde capable de vous faire perdre la tête, nourrit ses Bêtes. L’autre porte mène vers l’endroit que vous cherchez.

Vous rebroussez chemin : allez aux Toilettes.

Vous posez la question « Quelle porte m’indiquera celui d’entre vous qui ment toujours si je lui demande de me désigner la porte de l’endroit où je veux aller ? » : Allez au cimetière du désert (paragraphe 1)

Vous consultez la carte : allez au corridor de la mort.

 


 

Cimetière du désert : l’épitaphe est claire. Ci-gît Petit duvet numéro 275372 : votre matricule. Ouais, sans rancune, vous n’êtes pas le premier à avoir échoué.

1/ 12275 autres se sont fait avoir par l’énigme de Chaussette. Poser cette foutue question était une folie. Qu’elle était bête, cette Chaussette ! Elle nous l’a tellement saoulé, ce petit duvet, que sa tête a explosé comme une bierraubeurre trop secouée. Comme dirait Mulder, la vérité est ailleurs. Screugneugneu, je retourne au QG

2/ Mangé par une nuée de bébés Mordantes. Y a-t-il mort plus… noble ? C’est qu’elles ont faim, les mignonnes. Comme 188930 de vos congénères, vous avez servi la noble cause de la préservation des Mordantes à épines. Félicitations. Screugneugneu, je retourne au QG

 


 

Corridor de la Mort : Le parchemin de la vérité, bien sûr, contenait la formule d’une invocation depuis longtemps oubliée. Le Vote du Public. Et à l’unanimité, le public a voté : vous revenez en deuxième période. La porte s’est donc ouverte et vous laissez Chaussette et son maitre diabolique à leurs argumentaires sans queue ni tête. Vous vous enfoncez dans les tréfonds d’un labyrinthe souterrain à la recherche de l’Article Parfait. Quand soudain… un piège ! Le mécanisme est tellement grossier qu’il vous fait bien rigoler. Mais attention, il ne faudrait pas non plus le prendre à la légère. Après tout, nous sommes dans le QG du PAen. TOUT est possible.

Vous décidez de piéger le piège ? Allez dans la Salle Dugeek

Vous décidez de contourner le piège ? Allez dans le Dédale Dusage

Vous décidez de rebrousser chemin pour tenter une autre voie ? Allez dans la Couveuse Merveilleuse

 


 

Couveuse merveilleuse : vous avez rebroussé chemin. Vous avez osé abandonner votre quête si belle et si noble. L’univers a décidé de vous le faire payer au centuple. Vous errez dans les couloirs à la recherche d’une sortie et vous trouvez un jardin. De très jolies fleurs rouges s’épanouissent. Elles sont si petites et mignonnes autour de cette autre grande et belle grosse fleur. Si rouge et si pleine de… dents ! Avant que vous compreniez ce qui vous arrive, la Mordante à épines vous traine au milieu du champ de ses petits bébés tout mignons. Allez Cimetière du désert. (paragraphe 2)

 


 

Dédale Dusage : vous tournez en rond, et en rond et en rond comme un poisson dans son bocal, condamné à passer douze fois par jour devant le même sale petit piège mesquin qui vous nargue de son rouage tout rouillé. Vous passez à côté d’un beau jardin aux allures de nurserie. Barbe sans poils s’y est aventuré au troisième tour. C’était un carnage. Mais un beau carnage. Tout en camaïeu de rouge. Vous errez depuis comme une âme en peine. Vos chaussures sont tellement usées qu’il n’en reste rien. Au hasard d’un nouveau tour de votre bocal vous entrez dans la Couveuse Merveilleuse.

 


 

Haut de l’escalier : Le Père Fourre-tout est un drôle d’animal dont on ne sait guère s’il fait partie du décor ou l’inverse. Plus vieux que la vieillesse elle-même, il vous jauge de haut en bas. Un peu trop gringalet, des dents bien blanches, des ongles bien propres, des vêtements bien mis. Pas taillé pour l’aventure. Son verdict est sans appel. Vexé, vous lui servez un laïus bien senti sur les préjugés et la discrimination au travail, qui le fait changer d’avis. Puisque vous y tenez tant que ça, vous allez en avoir de l’aventure, mes bons amis. Le Père Fourre-tout vous tend le Parchemin de la Vérité et vous montre la porte au fond de son antre.

Vous décidez de vous lancez à l’aventure et dévalez les escaliers jusqu’à la cave.

Vous estimez que finalement ça vous inspire pas trop son affaire. Vous préférez aller faire pipi pour prendre le temps de la réflexion. Vous vous rendez aux toilettes.

 

 


 

Salle Dugeek : armé d’un petit bâton, d’une pomme de pin et d’un morceau de lacet vous créez une bombe digne de MacGyver. Vous vous cachez derrière un mur et déclenchez votre charge artisanale. Le piège explose, créant un gros trou dans le sol. Vous descendez dans une grande salle. Malheureusement, la corde que vous avez piqué au Père Fourre-tout était pourrie. Aussitôt que vous êtes descendu, Barbe sans poils vous a suivi. La corde s’est rompue, il est tombé pile sur l’un de ces vilains pics au fond du piège. Ceux-là même que vous avez évité. Par un heureux hasard, il a survécu. Bon, il pisse le sang, mais c’est un détail. De toute façon, vous ne comptiez pas le garder aussi longtemps. Statistiquement, il aurait déjà dû se faire bouffer plus tôt dans l’aventure, alors…

Vous allez le chercher, quitte à perdre un peu de temps. Vous avancez au fond de la salle et découvrez un puzzle en Klingon. (bah oui, logique dans une salle du Geek) Vous vous arrachez déjà les cheveux de la tête quand vous découvrez que Bingo madame la marquise, Barbe sans poil parle couramment le Klingon. Vous entrez dans la Salle Défaite.

 

 


 

Salle Défaite : Vous cherchiez l’Article Parfait. Pas de bol, vous comprenez qu’il n’existe pas. Tout ceci n’était que de l’esbroufe. On vous a mené en bateau depuis le début. Le Parchemin de la Vérité est formel : hahaha je vous ai bien eu. Ce message est apparu après l’éloquent discours Klingon.

Vous rebroussez chemin la mort dans l’âme. Allez à la Couveuse Merveilleuse.

Vous envoyez un grand coup de pied dans le mur pour calmer votre fureur. Allez à la Bibliothèque d’Alextérieur.

 


 

Toilettes : Vous entrez, tout est calme. Vous verrouillez la porte pour être tranquille. Vous vous installez dans la position consacrée et là, VDM ! Le kraken sort un tentacule et vous entraine tout entier dans les profondeurs. Game Over. Et me demandez pas comment c’est possible : dans le QG du PAen, TOUT est possible. Vous voilà prévenu. Screugneugneu, je retourne au QG

 

 


 

Final 1/ Arrivé à mi-parcours, vous vous apercevez qu’un Chaton Garou était endormi dans le coin. Privé de la PM et de son poteau en Alaska, il vous dévore, sort de l’ascenseur et sème la panique dans le QG pour mieux dominatater le monde. Je recommence !


 

 

Final 2/ Vous remontez. Le QG vous sacre journaliste de l’année. Mais vous dormez mal. L’esprit de Barbe sans poil vous harcèle tant et si bien qu’à la pleine lune suivante, vous vous enroulez dans une tranche de jambon pour aller faire trempette dans l’étang de sauce barbecue. Les artichauts garous vous trouvent. Fin de la partie. Merci d’avoir joué. Je recommence !


 

 

Final 3/ Vous remontez et exposez votre découverte au QG. Vous auriez bien savouré votre succès, manque de bol c’était sous-estimer la horde de fans en délire qui vous a littéralement piétiné. Pour finir comme ça, peut-être aurait-il mieux valu choisir le Kraken dès le départ, ça nous aurait évité bien des pérégrinations. Je recommence !


 

 

Final 4/ Vous cherchiez un article, vous avez rencontré le Dieu de la Passe-Miroir. Certes, ce n’était pas ce que vous aviez en tête. Mais qu’est-ce qu’on s’en fout. Les arcanes de la PM, quand même, ça n’a pas de prix. Je recommence !