Les Dessins de Léthé #4

Plumettes, Plumeaux,
Pour vous faciliter la navigation dans mon article, voici les quatre grands sujets qui s’y trouvent (si jamais un vous intéresse plus qu’un autre, ce sera plus pratique) : (1) Inktober 2016 et Tarot PAen, (2) Les Pâtes Froides, (3) Lova, de Jean-Claude Servais, (4) la Kube, une box 100% surprise littéraire.


Inktober 2016 & Tarot PAen

Le mois d’octobre de cette année nous a aussi apporté l’Inktober : un challenge se déroulant sur tout le mois d’Octobre, dont le but est de produire un dessin à l’encre par jour. Je vous invite à cliquer sur ce lien pour aller voir les sublimes réalisations des Plumes, toutes plus créatives les unes que les autres !
Ce fut aussi l’occasion pour moi de reprendre le tarot PAen, à savoir une carte de tarot marseillais pour illustrer une fiction de Plume d’Argent. N’hésitez pas à cliquer sur les titres pour jeter un coup d’oeil aux histoires et à cliquer sur les images pour zoomer !

Dans l’ordre : Le Cycle des Esprits (© Flammy), La Passe-Miroir (© Christelle Dabos), Moonshine (© Danah), Ville Noire (© Gueuledeloup), Des Hommes sans visage (© Beuldesbois), Meutes (© Elka), Éloge au Serpent (© Hermine), L’Œil dans la Peau (© Léthé)

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MYSTÈRE

MYSTÈRE, voici le thème du dernier PAen de l’année. Il va comme un gant à novembre, ce mois tout gris et tout brumeux qui perd les couleurs de l’automne et qui ne se pare pas encore des illuminations de Noël. Place, donc, aux romans noirs, aux plumes masquées, aux tirages de tarot et aux énigmes à résoudre !

Toute l’équipe se joint à moi pour remercier Lyra qui s’est adorablemignonnement jointe à nous dans le cadre ce numéro.

rubanbleu-4a5afb1Et puisque nous sommes dans la veine du mystère, nous avons décidé de maintenir encore un peu de suspense concernant le prochain ruban bleu. En effet, nous nous sommes rendues compte que les deux derniers mois avaient été chargés en événements littéraires sur PA, ce qui ne vous a pas laissé beaucoup de temps pour voter pour votre Fiction APPRENTISSAGE favorite. Nous souhaitons donc vous accorder jusqu’à la fin de l’année pour découvrir cette sélection et élire le prochain ruban bleu. Nous annoncerons le résultat en janvier ! Mystère, mystère…

 

Cristal

« Ghost in the Graveyard » de Danah

Histoire :

Quand l’enlèvement et le meurtre d’un premier enfant ébranle la ville de Worcester, le lieutenant Dinsie s’attelle à l’enquête avec un professionnalisme calculé. Il a la ferme intention de prouver à son entourage que la tragédie de 2012 ne se reproduira pas. Suffit-il de le vouloir, cependant ? Le sort semble s’entêter à réveiller d’anciennes blessures ; une question taraude alors Lewis : et si son sentiment de persécution était finalement fondé ?

/!\ Cet récit « contient des scènes de sexe et/ou de violence imagées. Destiné à un public averti. »

Avis :

Sur FPA, on se retrouve souvent à essayer des textes qu’on n’oserait pas encore acheter en librairie. En l’occurrence, pour moi, les polars. J’ai toujours eu une espèce de méfiance lointaine à leur égard ; je ne connaissais pas d’auteurs auxquels me raccrocher pour faire le plongeon, on ne peut pas en connaître réellement les thèmes sans que ça nous indique la fin, il y en a tellement que j’avais peur de choisir quelque chose de trop semblable à un épisode de série pour me happer efficacement.

Et puis Danah a écrit Ghost in the Graveyard, et j’ai adoré.

Howard ferma les yeux. Le halo des réverbères dessinait des rosaces contre ses paupières, la pluie grésillait sur le capot, le vent chahutait la bagnole sur ses amortisseurs. Il avait à peine conscience de se raccrocher au volant, de placer ses doigts là où le lieutenant Lewis Dinsie mettait d’habitude les siens, comme s’il cherchait son empreinte sur le plastique encore tiède.

Peut-être ne connaissez-vous pas encore la plume de Danah, je me dois donc de commencer par là. C’est une plume sans pitié, d’une délicatesse brute. Danah nous croque ici un personnage principal cynique et de plus en plus taciturne. La « tragédie de 2012 » semble avoir laissé au lecteur un Lewis Dinsie dur et amer, qu’on suit sur la pointe des pieds de peur qu’il nous remarque.

À travers lui se découvrent les autres, mais comme à travers un filtre. En se protégeant de leur compassion, Lewis nous apporte la vision d’un Hartburn grognon et autoritaire, d’une Jeannie radieuse mais méfiante et d’une Stanton intrusive et naïve…

Ces personnages, on les adore et les soupçonne à tour de bras. À quel point sont-ils vraiment « bons » pour Lewis ?

— Tu m’écoutes ? lança Hartburn en s’appuyant à la paroi qui séparait la cage à lapin de Lewis de celle de son voisin.

— Ouais.

— Paie-toi ma fiole.

— Non. Regarde.

Lewis rangea la boîte d’allumettes. Il sentait le regard circonspect de son capitaine sur sa joue : il cherchait le sarcasme là où les autres cherchaient le mépris. Ces ratés de communication venaient de Lewis, forcément ; une façon d’agir ou de s’exprimer qui ne sonnait jamais vraie.

Bon, me direz-vous, mais si on accroche pas à l’aspect policier, hein ?

Eh bien pas de soucis, Ghost in the Graveyard est là ! Je pense qu’un polar uniquement centré sur la police et l’enquête ne me captiverait qu’à moitié. L’enquête aurait beau être passionnante, j’aurais envie de davantage connaître les personnages.

En parallèle de ses collègues du commissariat, Lewis doit aussi se confronter à sa famille. Là encore, la plume est acérée. Je me refuse à en dire plus, déjà parce que je me répèterais (ce portrait de famille est encore une fois dépeint par un Lewis obnubilé par le besoin de bien faire), ensuite parce que c’est tellement plus agréable de découvrir par soi-même ! Enfin… agréable, on se comprend.

Mais Lewis avait l’impression qu’elle préférerait rester là. Qu’elle préférerait rentrer à la maison, peut-être. Avec eux. C’était ce qu’il aurait voulu, lui. Coincé entre son frère et sa sœur qui trépignaient, les mains toujours tremblantes, toujours crispées sur son jean, Lewis attendait en espérant que Maman changerait d’avis.

Un point, enfin, sur l’écriture et le rythme. S’il vous reste des appréhensions sur l’aspect polar, foncez alors pour tout le reste : pour l’histoire de famille, pour le personnage de Lewis, pour le rythme, pour le jeu des points de vue, pour l’Écriture. Oui, avec un « e » majuscule.

La plume de Danah est immersive et très belle. Je ne peux pas résumer mieux les sensations qu’elle réussit à nous faire éprouver en lisant. Vous sentirez le soleil, la pluie, les lumières… Vous entendrez les averses et verrez le temps tout gris de Worcester. Vous aurez le cœur battant à la seule idée de vous faire prendre…

J’ai ici l’occasion de vanter les qualités d’écrivain de Danah, et j’en profite. Pour certains, elles ne sont plus à démontrer, pour d’autres il y a tout à découvrir ! Alors ouvrez « Ghost in the Graveyard », ouvrez-le maintenant, et savourez-le à pleines dents !

Lewis avait un mal fou à la cerner. Même ici, dans son élément, elle lui paraissait déplacée, comme si la lumière des néons ne lui donnait pas le même relief qu’au décor. Lewis connaissait les lignes du bureau de Jeannie, la tranche des ouvrages d’anatomie entreposés sur l’étagère métallique, les étiquettes cornées des dossiers classés par ordre alphabétique. Fut un temps, ils s’amusaient à comparer leur maniaquerie ; et dans l’antre ordonnée de Jeannie, Stanton n’était qu’une pelote de nœuds et de paradoxes.

Une interview de Lyra

Salut les Plumes !

L’automne touche à sa fin et l’hiver approche à grands pas. Les brumes matinales, les plaines enneigées, le silence… toute une atmosphère calme, sereine et empreinte de mystère. Et le mystère justement, c’est le thème du journal de ce mois.

Comme toujours, pour les Imagineurs, il m’a fallu trouver une victime consentante et d’accord de répondre à mes questions tordues. Elle a accepté de lever un peu le voile sur son parcours et son fonctionnement en toute confiance, merci d’accueillir Lyra !

1. Es-tu une auteure du genre mystérieuse ? Et sinon, comment te décrirais-tu ?

Tout dépend du sens que l’on donne à mystérieux j’imagine. Si c’est d’écrire de nuit dans une épaisse brume et à la lueur des lampadaires, pas vraiment, quoi qu’avec un peu d’imagination du brouillard ferait l’affaire. Bon, plus sérieusement, se décrire en tant qu’auteure est vraiment compliqué, d’autant plus que je me suis beaucoup éparpillée jusqu’ici. Disons que je fais à la fois dans les projets très, voire trop, construits qui commencent avec beaucoup d’entrain et qui n’aboutissent pas et dans les nouvelles écrites en une fois ou les projets lancés sans trop y croire et sans préparations qui finissent par arriver quelque part. Du coup, je dirai que je suis encore une auteure qui cherche sa méthode en tentant des choses et qui essaie d’écrire selon ses envies et pour se faire plaisir.

2. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’écriture ?

Mmmh… ça va beaucoup dépendre du type de projet mené en fait. Pour des textes comme Mandarines où je laisse les choses venir, c’est vraiment l’écriture sur le moment que j’aime le plus. La sensation que l’histoire s’écrit sous ses doigts est vraiment quelque chose de particulier qui me plaît beaucoup. Relire ensuite et corriger reste intéressant mais le travail n’est pas le même.
En revanche pour des gros trucs, aka les textes que je n’ai jamais mené au bout, la phase de « mûrissement » pré-écriture dans la tête et/ou sur un carnet durant laquelle les choses s’agencent entre elles et évoluent pour former peu à peu un tout à peu près cohérent est vraiment un moment clé où je me plais à laisser mon esprit divaguer dessus et gober ce qu’il peut gober dans les influences à ingérer pour encore développer le tout. Après, comme je suis en plein dedans actuellement et que ça fait un moment que je n’ai pas écris sur ce genre de projets, je n’aurais sans doute pas répondu ça il y a quelques mois et qui sait si je serai toujours de cet avis une fois l’écriture en elle même entamée. Car, après tout, les débuts sont eux aussi des moments clés et plus stimulants encore que la mise en place qui précède. Et puis, démarrer un projet est toujours pour moi une période pleine d’énergie scripturale qui me met souvent en joie.

3. Quel genre de difficultés peux-tu rencontrer dans tes écrits ?

Ouhlà, il y en a beaucoup je pense, mais ce n’est pas simple de mettre des mots dessus.
Déjà, il y a le découragement qui m’a jusqu’ici fait abandonner beaucoup d’écrits et qui est lié également à la motivation, à la lenteur avec laquelle j’avance dans mes projets et à l’appel de la nouveauté : parce que gérer dans sa tête cinq mille idées en même temps sans être tenté de les réaliser quand on est bloqué sur celle en cours mais impatient d’avancer, c’est compliqué. Aussi, comme j’avance lentement, je finis souvent par ne plus aimer l’histoire avant la fin et/ou avoir de nouvelles idées qui me plaisent plus et donc je finis par abandonner le projet en question.
Concernant les écrits en eux-mêmes (histoire, personnages, etc.), j’ai souvent tendance à faire un background un peu trop poussé (qui tient plus ou moins debout) mais avec une histoire obsolète derrière, ce qui complique un peu les choses (et puis ça rend nécessaire ma grande horreur à écrire : les dialogues explicatifs). J’ai aussi tendance à ne pas en dire assez, à ne pas répondre aux questions que quelqu’un d’extérieur, comme sur FPA, pourrait se poser, mais en écrivant ou en corrigeant, j’ai encore du mal à prendre ça en compte. Quant aux personnages, les construire est encore une difficulté majeure puisque j’essaie de plus en plus d’arrêter de faire des profils de personnalité similaires d’un projet sur l’autre mais ce n’est pas encore ça… (ceci est une liste non exhaustive)

4. Et en tant que commentatrice, comment tu t’en sors sur PA ?

J’ai une productivité proche de zéro à ce niveau-là et, souvent, ça me désole. Il y tellement d’histoires qui ont l’air géniales sur FPA, que je voudrais lire jusqu’au bout, au rythme de la publication et commenter dans les temps. Mais, devant la pile, je me décourage assez vite et commente au final au compte-goutte et à la vitesse d’un escargot asthmatique.
Concernant les commentaires en eux-mêmes, je suis adepte de la méthode des avis en vrac qui découlent directement de ma façon de prendre des notes (noter chaque truc qui m’interpelle ou me fait réagir pendant la lecture, ce qui finit parfois par ressembler à une liste de courses). Pendant un temps, je lisais tout un chapitre puis je commentais avec les souvenirs que j’en avais mais, du coup, j’avais souvent rarement beaucoup de choses à dire à part « J’adore ce chapitre ! » qui est d’une utilité absolue n’est-ce pas ?

5. Puisque nous sommes dans le thème du mystère… as-tu recours à des grigris, un doudou ou une danse spéciale pour faire venir l’inspiration ?

Mes grigris ce sont les orbites des gens que je garde dans ma cave. Ça fait deux en un, une jolie décoration et de l’inspiration à volonté.
Ceci mis à part, quand j’ai besoin d’inspiration en cours de projet (avec l’entrain des débuts le démarrage va tout seul, lui), j’essaie de faire le bilan sur ce qui me bloque dans l’avancée en écrivant des trucs à propos de l’histoire et des personnages pour voir où ça coince et faire venir les idées plus vite ou du moins plus facilement. Sinon, mes doudous ce sont toutes les influences que je peux recevoir et qui m’aident souvent grandement à aborder les choses sous un autre angle.

6. Tu as plusieurs textes en cours de publication sur PA, d’où te viennent toutes ces idées ?

Haha j’aimerais bien te dire qu’il s’agit de tout un tas de projets en cours de publication mais, à part Mandarines et Mortui sunt blabla, ce sont tous des nouvelles, plutôt courtes, et quelques poèmes aussi.
Quant aux idées de ces textes-ci, ceux qui sont sur FPA donc, je t’avouerais que la plupart du temps, c’est à partir d’une image, d’une musique, ou d’un film parfois que ma cervelle se met à imaginer des bouts d’histoires plus ou moins conséquents. Après, selon l’envie du moment, je les écris ou non. Pour les nouvelles, je les fais d’une traite sinon l’envie s’en va. Pour Mandarines, j’avançais dans les chapitres par petites touches en me servant de ces influences, puisées ici et là, surtout dans des images d’ailleurs (pour tout te dire, ce sont les photos journalières de l’écran d’accueil de bing qui m’ont le plus servi, comme quoi ça peut s’avérer utile parfois)

7. Comment te débrouilles-tu pour écrire toutes ces histoires en parallèle ?

Mmh… Disons que je fonctionne surtout avec deux projets en même temps : un gros sur lequel j’ai une histoire ficelée et organisée et un plus petit pour tenter et expérimenter des choses telles que le full dialogue ou l’écriture « à l’aveugle », et pour respirer un peu quand j’en ai marre du gros ou que je bloque dessus ; le tout ponctué de quelques nouvelles quand l’envie m’en vient. Ça a plus ou moins fait ses preuves, mais ça aura au moins fonctionné avec deux projets (qui étaient en « binôme » gros-petit du coup).
Après, cette méthode n’est pas figée. Disons que, jusqu’à présent, je me débrouille comme ça pour des résultats plus ou moins concluants mais, pour être plus efficace et pour bloquer moins souvent, il faudra sans doute que je tente d’autres manières de fonctionner et que j’expérimente plus de choses.

8. Si tu ne pouvais présenter qu’un seul de ces textes, lequel choisirais-tu et pour quelle(s) raison(s) ?

Et bien.. Mandarines je dirais. C’est vraiment le texte que j’ai pris le plus de plaisir à écrire et l’un des rares dont je sois encore satisfaite même si la correction est compliquée en ce moment.
Quant à le présenter, j’ai encore un peu de mal à bien cerner ce qu’est ce projet exactement mais, disons que c’est un voyage où chaque étape correspond à un chapitre, toutes dans l’ordre chronologique mais avec des ellipses plus ou moins grandes entre chaque. Pour le fond, c’est plus contemplatif que vraiment narratif je pense, on va dire que j’ai pris mon temps pour décrire les choses, les paysages, les lieux traversés, les ambiances…  pour y faire évoluer les personnages qui, eux, errent un peu dans ce monde-là en le découvrant petit à petit.

9. Fais-tu partie de ces auteurs un peu fous qui pensent que leurs personnages ont une vie propre ? Est-ce qu’ils font parfois des choses auxquelles tu ne t’attendais pas ?

J’aurais tendance à dire que tout dépend de la mise en place d’avant et d’à quel point je sais où le projet va. Si j’ai déjà prévu à l’avance avec un plan comment je veux que l’histoire soit et où je veux qu’elle aille, les personnages auront une liberté bien moindre pour avoir leur vie propre. Là où ça devient intéressant par contre, c’est pour les fois où je ne prévois pas et où je les laisse écrire leur histoire et décider de leurs réactions, que ce soit sur le papier ou dans ma tête quand j’y réfléchis. Pour l’instant, je n’ai pas eu de cas où il font des choses auxquelles je ne m’attendais pas, mais plutôt des petites découvertes sur eux à travers des détails insignifiants mais toujours plutôt sympas comme untel qui aime le thé au citron par exemple. Donc oui, auteur un peu fou sans doute, surtout quand je parle avec eux dans ma tête mais eh, qu’est ce que l’écriture sans un peu de folie ?

10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

Mangez cinq fruits et légumes par jour ?
Blague à part, je voudrais dire merci à Slyth déjà pour la proposition d’interview qui m’a fait plaisir je dois l’avouer. Et puis, surtout dire merci à la communauté Plume d’Argent tout entière à qui je dois beaucoup. Ça fait trois ans que je suis là maintenant et, vraiment, merci pour tout ce que vous m’avez apporté, que ce soit d’un point de vue scriptural ou personnel. Avant Plume d’Argent, j’écrivais dans mon coin et de manière occasionnelle, mais le forum m’a ouvert d’autres possibilité, rendue accro à l’écriture et fait beaucoup progresser. Il m’a aussi fait rencontrer des gens géniaux et adorables (vous quoi, faut suivre un peu) qui me font découvrir un tas de choses, beaucoup rire, passer de supers moments et sans qui je ne serais sans aucun doute pas la personne que je suis aujourd’hui.
Restez aussi magiques que vous l’êtes, écrivez toujours dans la tripe et les pastèques (c’est important) et prenez soin de vous.

Ainsi s’achève cette interview.

Un grand merci à Lyra d’avoir accepté ma proposition et bravé les caprices de dernière minute de son ordinateur pour me répondre ! A travers tes réponses, je t’ai sentie très impliquée et, entre les lignes, je crois qu’on perçoit que tu as un fonctionnement bien à toi. Tu es décidément unique en ton genre et je te souhaite une très belle suite de parcours (dans l’écriture et dans la vie en général), de pouvoir trouver ta méthode et de toujours rester toi-même !

Merci à vous chers/chères lecteurs et lectrices, très belle fin d’année à chacun(e) d’entre vous et je vous donne rendez-vous en 2017 pour de nouvelles découvertes !

Gardez vos plumes affutées,

Slyth

 

Jeu N°3 : Mais qui a bouffé le Sushi ?

La dépêche vient de tomber. Le Sushi s’est fait béqueter les vermicelles. Depuis ce matin tout le QG du PAen est en ébullition face à ce scoop. L’enquête a été confiée à la police PAenne. Et comme on envoie du pâté chers lecteurs, aux premières heures du jour, nous étions sur place au poste de police de PA pour recueillir le témoignage du chef de la police, j’ai nommé, Cricri Tendrecoeur.

« Actuellement, nous avons neufs suspects dans notre ligne de mire » nous a-t-elle confié dans sa barbe, entre deux gorgées de Nesquik.

Une heure plus tard, nous obtenions un communiqué de presse dans les règles, au cours duquel Cricri Tendrecoeur appelait à témoin la population PAenne dans son ensemble.

« Selon des sources proches de l’enquête, certains suspects auraient été aperçus en compagnie de leurs personnages, a-t-elle affirmé. Les commérages ne disent pas à quels forfaits ces fourbes faquins s’adonnaient, mais les descriptions des témoins étaient pour le moins nébuleuses.

Malheureusement, depuis la folle nuit de clôture de la coupe des trois maisons, le duel de hache contre moustiques empoisonnés entre Sej et Danah a carrément décimé la majorité de nos effectifs. Mémorable soirée d’ailleurs, pleine de sang et de ripailles, mais l’inconvénient c’est que nous manquons cruellement de personnel depuis ce jour, nous en appelons donc à tous les habitants de PA. Aidez-nous à féliciter, que dis-je, à retrouver ces odieux individus.

Un faisceau d’indices nous a permis d’établir une liste desdits odieux personnages :

  • Elka
  • Flammy
  • Ethel
  • GueuleDeLoup
  • Beul
  • Slyth
  • Celinours
  • Danah
  • Kittylou

Hélas, les témoignages quant à l’identité de leurs alibis sont pour le moins obscurs. Voilà ce que nous avons rassemblé :

Énigme 1

YAHEJKQNO, OWHPEIXWJMQA XAHCA IEAQT YKJJQ OKQO HA JKI ZA OYAJA ZA YAHEJAX84, W APA WLANYQ ZWJO HA MQWNPEAN ZA HW PWIEOA, YAPPA JQEP ZQ 12 JKRAIXNA 2016. OYNQPWJP BNAJAPEMQAIAJP HAO WHAJPKQNO, AHHA W HKJCA HW YKILWCJEA ZAO PNWJOLKNPO PNWJORKEHA LKQN ZEOLWNWEPNA ZANNEANE HW BWXNEMQA ZAO ZAHEYAO. OAHKJ JKPNA PAIKEJ, AHHA OA NAJZWEP WQ 3AIA APWCA ZAO WNYDERAO ZQ IQJZWJAQI LKQN U NAJYKJPNAN H’QJA ZAO DWQPAO LANOKJJWHEPAO Z’ANNAP AJ ZALHWYAIAJP ZELHKIWPEMQA ZWJO HA YKEJ.

Énigme 2

Appel à Témoinance ! Danette, le potdeyaourt le plus hacheux de la galaxie, a été entrezieutée dans les voisinetés des lunes de Jupiter. La suspicieuse s’est peutètre aérogarée dans un centre de méditation métaphysique sur la condition canine. Elle y aurait assisté à un interrogatoire pour le moins sanguinoleux au côté d’un officier. Si des témoineux (encore vivotant biensûr) peuvent confirmer la présence dudit officier sur la scène, merci de contacter les autorités planétiennes.

 

Énigme 3

 jeu-de-plumes-novembre


Énigme 4

Cette nuit du 12 novembre, Beuldesbois, une de nos suspectes, se trouvait selon quelques témoignages douteux dans un endroit plein de terre où il est d’usage de flanquer des coups de pelle à tout ce qui s’agite un peu trop. Elle assure y avoir connu des jours de grande liesse en compagnie de celle qu’elle surnomme affectueusement « la vioque », une vieille femme sourde et peut-être un peu malfaisante. Quelqu’un pour vérifier cette affirmation ?

 

Énigme 5

La liɡ de ʒystisje puʁ la dɔminatatasjɔ̃ dy mɔ̃d ʁəkʁyt. ʁəʒwaɲe le ʁɑ̃ dy ʃatɔ̃-ɡaʁu puʁ yn avɑ̃tyʁ ɛkstʁaɔʁdinɛʁ à la kɔ̃kɛt de tɛʁ d’Atlɑ̃tis e də Kaea. À tʁavɛʁ lə siklə dez- ɛspʁi, de pɛʁsɔnaʒ o ɑ̃ kulœʁ vuz- akœjʁɔ̃ puʁ yn fɔʁmasjɔ̃ ynik ɑ̃ sɔ̃ ʒɑ̃ʁ ! Manimɑ̃ dez- aʁm, ʁepaʁti ki ɑ̃vwa dy pɔnɛ a pajɛt, fuʁbəʁi ɑ̃ tu ʒɑ̃ːʁ, vuz- apʁɑ̃dʁe tu syʁ laʁ syptil də la dɔminatatasjɔ̃ dy mɔ̃d e, ki sɛ, pøtɛtʁə mɛm vu pasʁa-tɔ̃ la baɡ o dwa. Atɑ̃sjɔ̃, puʁ lez- etydjɑ̃ dy kuʁ də « kɔlɛːʁ, movɛz ymœʁ e ʃapaʁdaʒ » pʁevwaʁ dez- ɔfʁɑ̃d ʁeɡyljɛʁ e ɛ̃ sufʁədulœʁ də pʁefeʁɑ̃s o ʃəvø vɛːʁ. Lə pʁɔf mɔːʁ. Yn istwaʁ də fɛblə ʁezɛʁvə də nuʁityʁ dɑ̃ sɔ̃ ʁəfyːʒ. ʁeynjɔ̃ dɛ̃fɔʁmasjɔ̃ lə 12 nɔvɑ̃bʁ a 20h.

Énigme 6

Braves citoyens, avez-vous entendu la nouvelle ? Notre chère ville, aux murs en forme d’étoile, aurait reçu la visite d’une femme venue d’ailleurs ! Il paraît que le sirop d’érable coule à flots dans son pays d’origine… Selon plusieurs témoignages, elle se serait promenée dans les environs du colombarium, où elle aurait assisté à une bien triste cérémonie aux côtés d’une jeune éligère aux yeux vairons. Mais tout cela reste à vérifier, bien sûr ; peut-on vraiment faire confiance à une personne venue de l’extérieur ?

 

Énigme 7

Invitation. Très chère Dame Kittylou, en ces temps troublés où gronde une insupportable rébellion qui se faufile de toits en toits la nuit, au nez et à la barbe de notre garde, nous avons l’honneur de vous inviter à notre Conseil exceptionnel. Il se tiendra en ce 12 novembre prochain. L’ordre du jour est simple : détruire dans l’œuf l’étincelle de la révolte. Ce Conseil se tiendra comme d’ordinaire sur la Grand Place de la ville où vous siègerez dans la tribune d’honneur aux côtés de Miss Herrenstein qui elle aussi fera son entrée dans notre grande congrégation aristocratique. Seräen compte sur vous. Signé : Kieran Latham, secrétaire général du palais.

 

Énigme 8

« Hé, tu sais pas quoi ? Il paraît qu’on a une nouvelle venue en ville. Non, je te raconte pas de conneries ! Elle s’appelle Elka, il paraît, et il paraît aussi qu’elle est venue 2 fois en janvier 2014, même qu’elle aurait mangé des lasagnes dans la famille… Ah, zut, j’ai oublié le nom – tu sais, le type qui a l’air d’avoir des valises sous les yeux ?

– Lancaster ?

– Ouais, lui ! Et il paraît qu’il y avait un autre invité, un mec bronzé qui se trimballe tout le temps avec des bijoux super kitchs – je te jure, il a même un collier en forme d’aigle !

– Arrête ton char, un peu, personne porterait un truc comme ça, ça tient pas debout, ton histoire… »

 

 Énigme 9

Oyez Oyez !

Slyth, nostre serpentardesque suisse très estimée,

En son superbe castel estival se serait restirée

Et elle se serait séquestrée très secrètement

Dans la suite princière de « l’Instant Présent ».

Était-elle seule dans la douce soie de son lit ?

Ou bien s’y trouvait-il un soupirant assoupi ?

Oyez Oyez !

 

Malheureusement, nous savons de sources sûres que l’un de ces faquins nous a mené en bateau, car bien sûr, il était impossible que son alibi se trouve dans son chapitre à l’heure dite. Si vous vous sentez l’âme d’un détective et que vous trouvez le coupable n’hésitez pas à le dénoncer. PA sait chouchouter ses délateurs, que dis-je collaborateurs. »

Le but du jeu : vous l’aurez compris, l’objectif est de retrouver le meurtrier.

Et comment fait-on ? C’est très simple ma bonne dame, chacun des suspects de la liste est un auteur PAen ayant à son actif bon nombre de forfaits, ahem pardon, d’histoires. L’énigme correspondant à chacune de ces auteures vous conduira sur l’une de ses fictions, à un chapitre très précis, dans lequel se trouve le personnage décrit par l’énigme. Ce dernier jouera le rôle d’alibi pour son auteur. À condition bien sûr qu’il se soit bien trouvé dans son chapitre au moment des faits. Conclusion, l’assassin du Sushi est l’auteure qui n’aura pas son alibi.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas tout à fait compris le principe, voilà un exemple :

Énigme 2

Appel à Témoinance ! Danette, le potdeyaourt le plus hacheux de la galaxie, a été entrezieutée dans les voisinetés des lunes de Jupiter. La suspicieuse s’est peutètre aérogarée dans un centre de méditation métaphysique sur la condition canine. Elle y aurait assisté à un interrogatoire pour le moins sanguinoleux au côté d’un officier. Si des témoineux (encore vivotant biensûr) peuvent confirmer la présence dudit officier sur la scène, merci de contacter les autorités planétiennes.

Solution : Danah – Moonshine – La filosofie du coyote  – Haccan

(passez votre curseur sur le texte pour voir apparaitre la solution ^^)