Nymphéa de Luciole

Blanc d’argent, jaune cadmium, vermillon, garance foncée, bleu de cobalt, vert émeraude. Voilà de quoi étaient peuplés mes rêves – un monde de couleurs où tout était possible parce que inachevé, un monde où je me lovais comme dans un cocon.

 

 

Sur PA, si on vous parle d’Art, quelques titres d’histoires vous viennent d’instinct à l’esprit. « Nymphéa » de Luciole, par exemple, qui ne porte pas seulement le nom d’un tableau de Monet, mais dont le début est un bel hommage à différentes pratiques artistiques.


Virginia, l’héroïne, a soigné son traumatisme d’enfant par le biais des pinceaux et des crayons. Elle trouve la paix dans les esquisses et s’exprime pleinement à coup de peinture. Sa sensibilité à fleur de peau ne la rend que plus ouverte aux émotions des autres et sa… particularité l’encourage à se tourner vers les objets. La jeune fille timide et hésitante devient alors d’une confiance totale : elle sait ce qui se cache derrière une peinture ou une sculpture. Les sentiments des artistes n’ont pas de secrets pour elle, et sa sensibilité contribue à la rendre attachante.


Mais Virginia, ce n’est pas que ça. Ce n’est pas qu’une artiste à tendance agoraphobe qui se libère au premier coup de cœur pour une œuvre. C’est surtout une héroïne forte de ses convictions, désireuse d’aller mieux et consciente de ses faiblesses pour mieux les surmonter. Sa voix intérieure la rend d’autant plus humaine qu’elle fait écho à la nôtre. Qui ne s’est jamais questionné sur l’attitude d’une personne quand celle-ci nous parle pour la première fois ? Luciole n’hésite pas à le mettre clairement en mot ici, révélant que si Virgina doute en extérieur, elle est parfaitement lucide à l’intérieur.

 

 

 

Je me pinçai. Non, ce n’était pas un rêve. Moi aussi j’avais peur. Mes dents faisaient un drôle de bruit. Mon ventre me faisait trop mal.

 

 

 

Le prologue de l’histoire est particulièrement efficace. A mi-chemin entre cauchemar et réalité, on partage les sentiments de la jeune Virginia confrontée à une vision abominable. L’immersion est terrible, l’ambiance de plus en plus poisseuse à mesure que l’horreur se renforce. Quand la lumière se fait sur la chapitre 1, on frissonne encore de ce début !


Il est si efficace qu’il marque la suite comme ce souvenir a marqué Virginia depuis. Ni la grand-mère sur-protectrice, ni l’espiègle petite sœur, ni la pétillante Agnès ne peuvent nous en détacher bien longtemps. Et si, comme Virginia, on se laisse un instant happer par le confort douillet de son installation sur Paris, on comprend qu’elle n’a jamais vraiment connu de repos.


J’ai trouvé de fait assez étonnant qu’elle ne soit pas plus curieuse vis-à-vis des éléments fantastiques. Entre la force de ce souvenir, ses capacités particulières dont elle a parfaitement conscience et les allusions de sa grand-mère : Virginia aurait de quoi s’interroger plus sérieusement. Où fini la réalité et où démarre le fantastique ?

 

 

Une odeur de café et de chocolat, mêlée à de la cannelle, vous assaillait dès que vous franchissiez cette porte. Un parfum que ma mémoire olfactive n’avait pas pu oublier. 
Le café d’Agnès.

 

 

Mais cette remarque mise à part, on ne peut que saluer la douceur de la plume de Luciole, l’éclat chaleureux de ses personnages et l’ambiance douce-amère qui se dégage des premiers chapitres. L’arrivée de Virginia aux Beaux-Arts semble idyllique, mais on devine que ce n’est qu’une façade qui ne demande qu’à se briser. Des personnages de plus en plus marquants semblent vouloir le prouver. Alors amis de l’Art, de la belle plume et de la féérie : ouvrez sans attendre Nymphéa !

 

 

Pour lire l’histoire c’est >>>ICI<<<

 

Afterworlds de Westerfeld

Histoire :

Darcy est une chanceuse. Elle tente le Nanowrimo sur un coup de tête (but : écrire un roman entier en un mois), envoie Afterworlds à une maison d’édition qui… accepte de la publier ! Bien décidée à devenir une véritable auteur, Darcy repousse l’Université pour s’installer à New York où, imprégnée par l’ambiance, elle compte mener ses corrections à bien.

Lizzie, son héroïne, n’a pas la même chance. Seule survivante d’un attentat terroriste, elle peut désormais passer dans l’envers du décors, où les morts attendent d’être guidés. Là, elle rencontre Yamaraj, un être comme elle, qui a sacrifié le monde réel pour protéger les spectres de l’oubli.

 

Avis :

« L’E-mail le plus important que Darcy Patel ait jamais rédigé tenait en trois paragraphes. »

Un nouveau livre de Scott Westerfeld, pour moi, c’est des picotements d’impatience dans la tête. Difficile d’expliquer pourquoi (certainement un mélange de personnages/thèmes/histoires/ plume) mais c’est l’un de mes auteurs jeunes adultes préféré. Je vais donc essayer d’être objective, mais vous voilà prévenus !

Je ne sais pas si c’est parce que je m’essaye à l’écriture aussi, mais je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Darcy. A travers ses préoccupations, particulièrement. Elle est jeune, elle s’installe, et ça m’a rappelé mon propre départ de chez-moi (quand tu ne penses absolument pas que si, il te faudra un jour acheter un balai, des éponges et du produit à chiotte). J’ai beaucoup aimé ressentir la jeunesse de Darcy par rapport à ses nouveaux amis (elle débarque à NY à 18 ans, et ce n’est pas forcément simple de le faire ressentir). Son petit côté hésitant la rend plus attachante qu’agaçante, parce que je crois que ses questions trouvent écho chez pas mal de monde.

Mais Afterworlds, côté Darcy, c’est aussi plein de discussions sur l’écriture et les livres. Ce qu’on peut s’approprier, la réécriture, l’angoisse de la page blanche, les conversations autour des personnages qui, pour leur auteur et les proches, sont assez réels pour lancer des débats à leur sujet… Tant de conversations que j’ai moi-même avec mes amis, ça n’a rendu le roman que plus immersif.

C’était aussi très sympa de voir que si Darcy est le genre « je peux écrire très vite bille en tête »,Imogen sera plus réfléchie, multipliera les inspirations diverses pour s’aider. Tout comme il était très intéressant d’avoir toute la création du livre, tout le travail qu’il reste après que l’éditeur te dise « okay ça marche ! ». On pouvait quand même sentir une petite différence entre la France et les États-Unis, une façon de parler de la Littérature qu’on aurait peut-être pas (encore) chez nous, ou la mention de cours d’écriture qui sont pas légion au pays du fromage.

Mais là, je ne vous ai raconté que la moitié du livre, parce qu’un chapitre sur deux est consacré au roman de Darcy : Afterworlds, tome 1. On lit la version finale du roman, et c’est super d’avoir le travail de réflexion de Darcy en amont (vous l’avez remarqué, hein ? Que je trouve plein de trucs « super »…). L’histoire en soi est plutôt sympa, Mr. Westerfeld a pu écrire une romance paranormale sans que son roman ne soit que ça (chouette mise en abime, donc, de lire le roman de Scott Westerfeld, à propos de Darcy qui corrige et réécrit son histoire sur Lizzie).

On se surprend d’ailleurs à avoir un regard plus critique sur l’histoire de Lizzie. Comme si on était aussi un peu Darcy jugeant le produit final et trouvant encore à chipoter. Je ne cours pas après les romances paranormales, mais celle-ci recèle de bonnes idées, et l’histoire d’amour n’est pas envahissante (ou peut-être est-ce d’avoir les discussions de Darcy et Imogen à ce sujet qui creuse en parallèle les personnages (c’est gagnant-gagnant quoi)).

Un très bon roman sur les rêves et le passage à l’âge adulte, qui parlera à tous ceux qui s’essayent à l’écriture, à ceux qui se souviennent de leur prise d’indépendance, à ceux qui s’intéressent à la romance paranormale, aux fantômes, au quotidien, à la romance pas-paranormale et au monde du livre.

ART

ART. Parce que nous sommes toutes, nous plumes argentées, des artistes en puissance et en devenir, le thème de ce numéro vous est dédié. Qu’est-ce que l’art ? Vaste question. Pour ma part, j’en retiens essentiellement ceci : l’art est cette capacité que nous avons de susciter des émotions, des sensations, des questionnements à travers notre maîtrise personnelle d’une technique. Nous traduisons en mots, en images, en musiques, en saveurs ces mondes qui nous habitent et ces mots, ces images, ces musiques, ces saveurs atteindront d’autres personnes. L’art est la façon d’exprimer l’imperceptible par la perception. Et plus vous donnez de vous-même, plus vous palpitez, plus vous souffrez pour cet art, plus vivante sera votre œuvre. Amen.

Merci à Keina pour son témoignage et à Arlequine, Céline, Eryblack, Luna et Rimeko pour leurs superbes contributions artistiques !

L’équipe se joint à moi pour remercier de tout cœur Dragonwing et Vefree qui quittent malheureusement l’équipe et pour accueillir Eryblack qui rejoint nos rangs !

Cristal, rédactrice en chef

 

Au sommaire de ce numéro :

Les médaillés – Un ruban bleu pour Derrière les Portes

Annonce spéciale – Changements d’équipe

Nos Imagineurs – Une interview de Keina

Chroniques PAennes – Nymphéa de Luciole

Hors-Série – Afterworlds de Scott Westerfeld

Galerie – Arlequine, Céline, Eryblack, Luna et Rimeko

Suivez-le guide – De l’art de concevoir sa couverture (1)

Les Bonnes Adresses – Polices, Banques d’Images et Prêt à porter

 

Polices, Banques d’Images et Prêt à porter

Plume d’Argent n’est pas la seule ressource en matière de littérature et d’écriture. Le PAen sélectionne désormais les articles qui pourraient, vous, plumes argentées en quête de perfection, vous faire battre le cœur. Vous trouverez ici des conseils, des chroniques, des astuces et des témoignages (certains noms ne vous seront peut-être pas inconnus) qui nous feront nous coucher un peu moins bêtes ce soir !

 Les adresses ci-dessous ont été sélectionnés par Shaoran et Cristal dans le cadre du thème ART, en complément de l’article De l’art de concevoir sa couverture.

 

Sujet : trouver SA police typographique

Description : Dafont est une formidable bases de données qui propose une quantité astronomique de polices classées en fonction de critères et de thèmes donnés : Rétro, Futuriste, Médiéval, Calligraphie, Lettrines, etc. Il est humainement impossible que vous ne trouviez pas LA police que vous imaginiez pour votre titre de roman. Pour installer et utiliser les polices du site, une FAQ en français est là pour vous guider !

Extrait : « Les polices présentes sur ce site sont les propriétés de leurs auteurs, et sont des versions freeware, shareware, de démo ou du domaine public. La licence mentionnée au dessus du bouton Télécharger est juste une indication. Merci de lire les fichiers texte des archives ou rendez-vous sur le site de l’auteur indiqué pour les détails, et contactez-le en cas de doute. »

Site : http://www.dafont.com/fr/

 

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Sujet : Où trouver des images libres de droit pour réaliser sa couverture ?

Description : Le Blog du Modérateur est à l’origine dédié à la recherche d’emploi et s’est spécialisé dans les sujets en rapport avec l’actualité du web. Dans son article Photos libres de droits et droit d’auteur : comment ça marche ?, le rédacteur Thomas Coëffé passe en revue les possibilités existantes sur le web pour trouver et exploiter des images tout en respectant les droits de propriété intellectuelle. Des bases de données payantes comme Shutterstock aux Les licences Creative Commons, vous saurez tout ce que vous avez besoin de savoir.

Extrait : « De nombreuses banques d’images permettent également de trouver la photo idéale sur Internet. Ces sites contiennent de très nombreuses images que vous pouvez acheter librement (à l’unité ou en abonnement suivant vos besoins). Il suffit de parcourir les catégories ou indiquer un mot-clef. De manière générale, vous pouvez filtrer vos résultats selon vos envies : photos qui contiennent ou non des personnes, concepts imagés etc. Les banques d’images rémunèrent ensuite les auteurs des photographies achetées via ce système. »

Article intégral : http://www.blogdumoderateur.com/photos-libres-de-droits-et-droit-auteur/

 

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Sujet : Couvertures prêtes à porter

Description : Sophie Renaudin (alias Dragonwing, l’auteure du Dragon Blanc) s’est lancée dans la grande aventure de l’auto-publication. Elle tient un blog où elle témoigne non seulement de son expérience, mais partage aussi ses astuces et ses trouvailles. Parmi ces dernières, en voici une particulièrement singulière : des couvertures prêtes à porter !

Extrait : « je suis tombée il y a peu sur Go On Write, un site au concept très intéressant. Le responsable crée et vend des couvertures pour ebooks… mais des couvertures prêtes à porter ! Le visiteur a accès à tout son catalogue de designs terminés. S’il choisit d’en acheter un, le marchand remplace les textes d’exemples par le titre, le nom d’auteur et autres détails qu’on lui communique, puis fournit le fichier numérique de la couverture ainsi attribuée. Il retire ensuite le design de son site, de sorte que chaque jaquette demeure unique. »

Article intégral : http://dragonaplumes.fr/2014/01/17/des-couvertures-de-livre-pretes-a-porter/

 

De l’art de concevoir sa couverture (1)

3 conseils pour réussir son premier examen de passage

Coucou les Plumes,

Pour ce nouveau numéro du PAen consacré à l’Art, je vous propose aujourd’hui un article dédié aux grandes lignes de la création d’une couverture. Imaginez : votre roman est maintenant terminé. Comme tout accouchement, il s’est fait dans la douleur. Votre bébé, tout beau tout neuf, travaillé, façonné, révisé à la sueur de votre front et aux coups de sangs contre vos personnages récalcitrants, est maintenant prêt à être exposé aux yeux du monde. Une dernière relecture globale pour briquer les chromes, retoucher la peinture, gommer les ultimes coquilles et boucher les éventuels trous et le voilà parfait. Et maintenant ?

Deux chemins s’offrent à vous. Envoyer la bête à une maison d’édition et vous faire des cheveux blancs en attendant que votre bébé revienne avec un magnifique tatouage « accepté » en travers du front. Ou décider que non la célébrité ce n’est pas pour vous et vous préférez garder votre bébé dans une petite cage dorée pour ne le montrer qu’aux passionnés comme vous. Dans l’un comme l’autre des cas, il peut arriver qu’au bout du chemin vous décidiez de sauter le pas en publiant votre roman par vos propres moyens.

Il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de publication à la demande qui permettent de donner une vie d’encre et de papier à vos histoires, et ce pour la modeste somme d’un livre classique de librairie. Mais au moment de créer votre couverture, vous hésitez. Vous vous demandez comment faire. Voici quelques conseils pour vous aider dans la conception de votre couverture.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la couverture d’un livre c’est comme son CV. Elle permet de se forger une opinion sur sa qualité et son contenu en une poignée de secondes. Un lecteur interpelé par votre couverture s’approche et prend le livre en main et là bingo ! La première étape est passée. Maintenant, il retourne le livre et là deuxième examen de passage : la quatrième de couverture, autrement dit, le résumé du livre ainsi que parfois la biographie de l’auteur. Il lit, ça lui plait, il achète. Banco ! Votre résumé ne lui plait pas, et là… c’est le drame. Conclusion, pour une bonne couverture, il faut combiner deux éléments cruciaux, un visuel à l’impact fort, et un résumé attractif et bien construit. Le résumé en lui-même étant déjà un art subtil et un sujet plus vaste encore, nous nous concentrons aujourd’hui sur l’image même de la couverture. Autrement dit le premier examen de passage.

 

Comment se compose une couverture ?

Pour être vendeuse, votre couverture doit susciter la curiosité de votre lecteur en moins de deux secondes. Et ce n’est pas une façon de parler, puisque des études ont démontré que c’est le temps moyen que prend un lecteur pour cataloguer votre œuvre. Il vous faut donc séduire, mais séduire vite et bien. Pour ce faire, il y a trois grands axes à respecter pour obtenir un visuel attractif pour votre lecteur :

  • Le choix de l’image
  • Le titre et la typographie
  • La composition

 

Le choix de l’image

C’est globalement la première chose que verra votre lecteur. Avant même de lire le titre ou quoi que ce soit d’autre, son œil sera attiré par une couleur, un objet, une forme. Bref un petit quelque chose qui fera tilt dans son esprit et qui l’incitera à regarder de plus près. Donc le choix de l’image que vous utiliserez est très important.

Le critère pour bien la choisir est simple. Elle doit être efficace. Pour cela, il faut qu’elle soit à la fois porteuse d’un message fort, tout en représentant le contenu du livre. Elle ne doit donc pas être choisie à la légère. Vous pouvez utiliser un symbole important de votre livre (exemple : une clef pour symboliser un passage, une transformation vers l’âge adulte ou la solution d’une énigme pourquoi pas), ou alors représenter une scène de votre histoire (exemple : un combat décisif, un paysage, une ville, un endroit particulier, un personnage principal…).

Une couverture surchargée verra forcément son message dilué. Trop d’informations, tue l’information. Il vous faudra donc vous limiter à une seule information, symbole, scène. Choisir la bonne image est aussi délicat que créer son résumé. Il ne s’agit pas d’aller glaner n’importe quelle jolie chose au fil du net.

Alors bien sûr, j’en entends déjà me dire « oui, mais moi le dessin… c’est des bonhommes bâtons et basta, alors dessiner une couverture… ». Effectivement, nous ne sommes pas tous égaux face au dessin, même si parmi les Plumes nous comptons de nombreux talents en devenir. Que ceux pour qui les arcanes de l’illustration restent une pratique obscure se rassurent, il existe aussi des solutions pour vous. Comme dit plus haut, piquer simplement une image super chouette sur internet n’est pas une bonne idée, droits d’auteur obligent, néanmoins, il existe de nombreux sites internet qui proposent des images libres de droits que vous pourrez utiliser soit directement soit pour un photomontage.

Attention, il faut veiller à ce que le format de l’image soit cohérent avec le format de votre couverture. Une image trop petite que vous aurez étirée pour la faire rentrer dans les clous perdra forcément en qualité, quitte à devenir floue et pixellisée. Ce que nous voulons évidemment éviter.

Pour ce qui est du choix de l’image en elle-même, faites selon votre goût mais aussi selon le message que vous voulez faire passer. Pensez aux codes couleurs. Ils sont au moins aussi importants que le dessin proprement dit. Une image noire et blanche n’a pas le même impact qu’une image couleur. Prenons un exemple : un nuage. Selon la couleur du ciel en arrière-plan le message ne sera pas le même. Là où un ciel bleu peut évoquer l’été, les vacances ou une vie agréable, un ciel rougeoyant peut évoquer l’automne ou le crépuscule voire même la maturité. C’est là qu’il vous faudra libérer le créatif qui sommeille en vous pour révéler tout le potentiel de votre livre. Jouez sur le cadrage de votre image, sur les couleurs, les textures, les effets, tout en gardant à l’esprit la règle du trop de trop tue le tout. N’hésitez pas à tâtonner, faire des croquis préliminaires au crayon ou sur photoshop de façon à mieux visualiser le rendu de votre couverture. Il est également possible, voire même utile, de créer plusieurs versions de l’image avec des rendus couleur différents, pour l’intégration de la police des titres.

 

Le titre et la typographie

Pour être percutant, votre titre ne doit pas seulement être clair, il lui faut aussi une typographie qui se démarque clairement de la police intérieure du livre, tout en restant parfaitement lisible. La lisibilité d’un titre ne tient pas seulement à la taille de sa police, mais aussi au type de police utilisé. Si pour l’intérieur, mieux vaut utiliser une police avec sérif (ou empattements) de type Georgia ou Garamond, pour l’extérieur, on préférera une police sans sérif, c’est-à-dire plus simple dans leur conception. (Les polices sans sérif les plus connues sont l’Arial, le Tahoma ou le Calibri). Le problème de ces polices pour un titre, c’est qu’elles manquent cruellement de fantaisie. N’oublions pas que le titre est un texte court donc s’il faut qu’il reste lisible, le mieux est tout de même de sortir des sentiers battus du Times New Roman. Autre conseil, évitez au maximum les polices en faux italique et en faux gras. En effet, il existe des polices spécifiques pour ces deux formats qui seront plus adaptées et surtout plus jolies et plus lisibles sur des titres qu’un Time New Roman, artificiellement mise en gras et italique.

La seule règle à observer c’est de rester cohérent dans le choix de la typographie par rapport au genre de l’histoire, mais également par rapport à l’image que vous aurez choisie. Par défaut, évitez de choisir une police « Science-Fiction », avec des lettres très carrées, type vieille écriture informatique ou écriture d’horloge, vous savez ces affichages à cristaux liquides, quand on écrit de la fantasy médiévale. De la même façon, on évite les polices « Fantasy », beaucoup plus rondelettes et travaillées que les précédentes, quand on fait la couverture d’un récit full SF.

Pour trouver une police originale et adaptée à votre univers, n’hésitez pas à fouiller un petit peu sur internet. Il existe de nombreux sites sympas pour trouver des polices de caractères complètement gratuites. Le tout est de choisir une police qui contraste avec l’image. Si vous choisissez une image claire avec beaucoup de détails, pensez typographie foncée et simple. Dans le cas d’une image foncée et simple, optez plutôt pour une police claire et plus travaillée. N’hésitez pas à tâtonner, tester plusieurs polices, tailles, couleurs, et très important, choisissez en plusieurs car le rendu avec l’image sera différent de celui sans.

 

La composition

Pour être efficace, la composition doit répondre à trois critères principaux. L’aération. La clarté de l’information. La lisibilité du message. Ces trois éléments se recoupent les uns les autres de manière à harmoniser l’ensemble pour ne pas donner une impression de surcharge. Le tout n’est pas d’assembler aveuglément l’image et la typographie, encore faut-il que les deux fonctionnent ensemble. Votre image est prête et superbe. Votre police allie l’originalité et la lisibilité. Problème quand vous mettez l’un sur l’autre, c’est un épic fail. C’est là qu’interviennent les multiples choix que je vous conseillai dans les deux étapes précédentes. De cette manière, il ne vous reste qu’à tester telle version de l’image avec telle police et voir ce qui fonctionne le mieux.

De manière générale, une couverture se décompose en trois zones principales qui sont en haut la zone de titre. On y trouve l’on trouve le titre du livre ou de la série, puis en dessous le sous-titre, ou le titre du volume dans le cas d’une série. Pour une bonne lecture de la couverture, ces titres doivent être hiérarchisés avec une police et une taille différente, propre à marquer leur importance. Par convention, un titre de série sera plus grand avec une police plus travaillée que le sous-titre. Parfois il arrive aussi que l’on trouve à cette place le nom de l’auteur. En général ce procédé de hiérarchisation n’est utilisé que dans le cas d’auteurs à succès, puisque leur nom seul suffit à vendre le livre aux fans. Pour nous autres auteurs débutants, on préférera mettre en avant le titre de son roman plutôt que son nom.

Ensuite dans le cadre central apparait l’illustration. Attention si vous utilisez une image qui couvre l’intégralité de la couverture, il faut que le contraste entre le dessin et l’écriture soit suffisant pour conserver une bonne lisibilité du texte. Cela implique également que lors du choix de votre image vous ayez bien fait attention à ce que les éléments importants de l’image soient au centre et non en haut à droite ou en bas à gauche.

Enfin dans la zone basse, on place le nom de l’auteur et éventuellement le logo et nom de la maison d’édition. Dans une police plus petite que le titre. Là vous pouvez choisir de centrer le nom ou de le décaler d’un côté ou de l’autre de la couverture. Ce choix dépendra essentiellement de votre image et des éléments que vous ne voudriez pas masquer, ou qui masqueraient votre texte.

Cette étape d’harmonisation des éléments les uns par rapport aux autres est assez délicate dans le sens où elle fait appel à la sensibilité artistique de chacun. Ces fameux goûts et couleurs qui sont propres à chacun. Cependant, il ne vous faudra pas perdre de vue que votre objectif est de plaire au plus grand nombre. Donc originalité oui, mais tout en restant représentatif et percutant.

Lors de la finalisation de votre couverture n’oubliez pas d’imprimer la maquette. En effet, il faut toujours garder à l’esprit que le rendu d’impression sera différent du rendu sur écran. Donc pour éviter les mauvaises surprises, il faut toujours vérifier avant le rendu sur papier sous peine de s’exposer aux déceptions.

 

Donc, pour une bonne couverture, on commence par cogiter très fort et très attentivement pour trouver quel est le message que vous voulez faire passer et qui représente le mieux votre histoire. Puis, on crée, choisit sélectionne une image qui envoie du rêve. On y associe un titre avec une police sympa mais sans en faire trop. Enfin on arrange le tout de façon à faire quelque chose de joli ET lisible au premier coup d’œil.

Un exemple assez marquant dans le domaine est pour moi la couverture des Twilight. Oui, ne me jetez pas de cailloux. En dépit du contenu du livre qui a fait couler beaucoup d’encre quant à sa « qualité littéraire », il faut avouer qu’en terme de symbolisme leur couverture est fichtrement bien réfléchie et représentative à mon sens. Analysons donc un peu ça.

index

Le livre parle de vampire et « d’innocente jeune fille en détresse » donc code couleur noir, blanc, rouge que l’on voit respecté sur toutes les couvertures de la série. Le noir pour le côté sombre, la nuit. Le rouge pour le côté sang, vampire. Le blanc pour la fille, l’innocence. Enfin, la pomme symbolise à la fois le fruit défendu, donc dans ce cas, l’amour interdit entre les personnages principaux, mais elle a également une connotation de fruit de la connaissance et donc d’un apprentissage du bien et du mal. En somme, cette couverture représente le dilemme de l’héroïne. D’un point de vue plus terre à terre, c’est la simplicité de cette couverture, qui attire l’œil et amène le lecteur potentiel à se poser la question du contenu du livre, qui la rend efficace. Donc, pari tenu.

 

Voilà. C’est tout pour cet article. En résumé, pour une bonne couverture, il vous faut une composition percutante avec une image représentative de votre livre, et une police originale et cohérente mais pas trop surchargée. La couverture est votre vitrine soignez-là comme votre histoire.

 

À vous les studios.

Sushi ^^

 

Arlequine, Céline, Eryblack, Luna et Rimeko

Quoi de mieux qu’un numéro sur l’Art pour présenter un bel échantillon du talent graphique des plumes ? Portraits ou illustrations, au crayon ou au feutre, esquissé ou achevé… Merci aux plumes de nous permettre d’exposer leur travail !

De EryBlack, tiré de L’Université (dessin au feutre)

 

De EryBlack, tiré de L’Université (dessin au feutre)

 

De Celine, tiré de Le dernier Gardien (dessin au crayon)

 

De Luna, tiré de Aaron (aquarelle et marqueurs)

 

De Rimeko, tiré de Les derniers jours d’un siècle (crayon et gomme)

 

De Arlequine (dessin traditionnel au crayon)

Une interview de Keina

Salut les Plumes !

Ça y est, le printemps est bien là, l’été approche à grands pas et votre Journal favori reste présent pour vous amuser et vous faire découvrir plein de nouvelles choses !
Le thème de ce mois-ci, l’art, correspond bien aux Plumes qui s’illustrent dans de nombreux domaines : l’écriture bien entendu, mais également le dessin ou encore la musique. Bref, cette communauté regorge de talents, parfois bien cachés.

La petite perle que je vous présente aujourd’hui possède un imaginaire bien rempli et a déjà été contaminée par le virus de l’écriture il y a fort longtemps… merci d’accueillir Keina !

1. Comment le goût de l’écriture t’est-il venu ?

Ah, ça, je ne saurais le dire. Je crois que je l’ai toujours eu. Sans doute en écoutant les histoires que me lisait ma maman le soir… Ceci dit, avant mes 10 ans, j’avais beau avoir déjà tout un univers dans la tête, je n’écrivais que des poèmes très courts. Ce n’est qu’à partir du collège que je me suis lancée dans les histoires longues, avec un roman de SF directement inspiré de la trilogie Star Wars que je venais de découvrir à la télé. Puis j’ai découvert le format « nouvelles » et j’en ai écrit toute une tripotée jusqu’au lycée. Des longues et des très courtes, avec chaque fois une immense satisfaction lorsque j’en terminais une. J’avais déjà d’autres idées de roman (celui de SF n’a jamais dépassé le stade de la grosse nouvelle), mais je me contentais à chaque fois d’entamer les premières pages et je m’essoufflais tout de suite.
De la primaire jusqu’à aujourd’hui, non seulement le virus de l’écriture ne m’a jamais quitté, mais en plus, je l’ai toujours affirmé haut et fort à mon entourage. En primaire, quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais « poétesse ». J’écrivais des histoires sous forme de feuilleton pour mes camarades de classe au collège et au lycée. En Terminale, j’ai publié mon premier texte, de l’ordre de la grosse nouvelle aussi, grâce au soutien de deux professeurs. Bizarrement, c’est une passion qui m’a toujours aidée à m’épanouir socialement, même si je parle très rarement du processus d’écriture, qui reste très long et douloureux chez moi.

2. Si je te dis que l’écriture est un art, que me réponds-tu ?

C’est marrant, parce qu’en ce moment à mon boulot, on a une exposition sur le thème : « l’art est-il un travail, et le travail est-il un art ? » Et, à l’occasion d’un festival, on a organisé une conférence super intéressante sur ce thème. Je me suis notamment rendue compte que les deux termes étaient quasi indissociables. Faire de l’art, ça passe d’abord par le travail, et on commence à s’épanouir dans son travail à partir du moment où on arrive à le « sublimer » sous une forme d’art. Après, il y a des tas d’autres problématiques qui entrent en jeu : l’aspect financier du côté de l’art, la hiérarchie du côté du travail, mais fondamentalement les deux ne sont pas si éloignés que ça.
Donc, oui, l’écriture est une forme d’art, mais il n’empêche que, comme les autres formes d’art, c’est aussi un travail, qui demande du temps, de l’apprentissage et de la pratique !
3. Quels genres de fictions et de fanfictions aimes-tu lire sur le site ?

Je n’ai pas de préférence en matière de genre, par contre je vais de préférence me tourner vers les fictions écrites par les plumettes que je croise sur le forum. Quel que soit, au préalable, mon degré de connivence avec ces plumes, d’ailleurs. Après avoir lu un peu ce qu’elles écrivent, j’ai toujours la sensation de les connaître mieux… Mais sinon, vraiment, je peux très bien dévorer une romance contemporaine qu’une saga d’héroïc fantasy ! Je me dirige juste plus facilement vers les fictions longues que vers les nouvelles ou les poésies. L’envie de me plonger à fond dans un style, et la peur d’être frustrée avec quelque chose de trop court… Bon, ceci dit, ça, c’est en théorie. En pratique, même si j’ai une looooonnnnngue liste de lectures que je mets scrupuleusement à jour, je manque clairement de temps pour aller à la découverte de toutes les fictions qui me font de l’œil.

4. Quelles sont tes attentes lorsque tu lis les écrits d’autres auteurs sur le site ?

Hum, pas d’attentes particulières, à part un français correct et, ben, une histoire quoi. (J’ai le souvenir terrifiant de fanfictions qui se résumaient à des dialogues parfaitement creux entre les personnages !)
Mais à partir du moment où il y a un enjeu, quelques rebondissements, et des personnages bien esquissés, je prends ! Je suis très bon public, il faut vraiment que ce soit très mal écrit et mal raconté pour que ça me déplaise.

5. Parlons maintenant de l’une de tes histoires que les lecteurs connaissent peut-être… Comment es-tu parvenue à créer (Une Silfine) ?

Alors… j’ai commencé à avoir une idée de la trame de cette histoire en 2004. Avant ça, j’avais déjà écrit quelques débuts d’histoire qui se passaient dans l’univers que j’avais dans la tête, mais ça échouait à chaque fois lamentablement : je n’arrivais pas à définir des enjeux suffisamment forts pour maintenir l’histoire. J’essayais à chaque fois de partir sans filet, alors que j’ai besoin d’avoir dans la tête un plan très structuré pour arriver au bout de mes projets.
J’ai commencé à voir quelque chose qui se dessinait lorsqu’il m’a pris l’envie de situer le roman durant une guerre qui s’était déroulée dans mon univers, le Royaume Caché. Il faut savoir que l’univers que j’ai dans la tête, il était déjà très structuré par des dizaines d’histoires que je m’étais racontées à moi-même depuis toute petite. J’y reviendrai dans la question suivante, mais en 2004, j’avais déjà un background très complet, avec des généalogies, des chronologies, une géographie, différents événements marquants qui se déroulaient à des siècles, voire à des millénaires d’intervalles (en parallèle à l’histoire du monde « réel » puisqu’il y a des passerelles entre les deux), sans compter des tas de héros potentiels.
Or, dans un premier temps, écrire l’histoire qui s’était déroulée durant cette guerre vers la fin du XIXe siècle me semblait une bonne idée puisque j’avais une idée assez précise des événements qui la jalonnaient. Sauf que je me suis rendue compte que raconter une guerre, ça ne me bottait pas plus que ça. Alors, j’ai pensé au personnage dont j’avais emprunté le pseudo plusieurs années auparavant, Keina. Et, je ne sais plus vraiment comment, c’est là que ça a fait *tilt*. Peut-être que c’était logique, puisque je portais déjà son pseudo. C’était son histoire à elle qu’il fallait que je raconte. Elle était née durant cette guerre, et tout son destin découlait de là. C’était une façon de parler de la guerre sans en parler, et d’aborder d’autres thématiques qui me tenaient à cœur, comme la recherche d’identité, la fatalité, la famille… Bref, c’est comme ça que je me suis lancée réellement dans mon premier « vrai » roman !

6. Tu décris ce texte comme le roman d’une vie, peux-tu nous en dire plus ?

Je vais développer ce que j’ai dit plus haut : en 2004, l’univers était déjà très structuré pour la simple et bonne raison que le Royaume Caché, je ne sais même plus quand je l’ai créé. Ça remonte à tellement loin dans ma petite enfance que j’ai l’impression qu’il a toujours fait partie de moi. Évidemment, quand j’étais petite, c’était beaucoup plus sommaire. Ça se résumait à un univers parallèle au nôtre, constitué d’un royaume niché au creux d’une montagne, auquel on accédait en grimpant sur un arc-en-ciel (j’ai viré le coup de l’arc-en-ciel… avec le recul, j’aurais peut-être dû le garder !), et sur lequel régnait une princesse surpuissante qui apportait ordre et justice dans les autres mondes (dont le nôtre). Voilà, voilà.
Ensuite, il a commencé à se nourrir de mes découvertes. J’y ai rajouté des Elfes quand j’ai découvert Tolkien, et tout plein d’autres créatures issues du folklore quand j’ai découvert Pierre Dubois. Cet univers a toujours été aussi le prétexte pour moi d’y amener des personnages imaginaires que j’aimais bien. Quand j’étais toute petite, ma princesse était mariée à Zorro (oui oui, Zorro, avec sa cape et son destrier noir !). Plus tard, plein d’autres personnages de livres, BD, films, séries, dessins animés, ont commencé à interagir avec des personnages que j’inventais, et c’est là que l’univers a commencé, petit à petit, à s’étoffer. Et c’est marrant, parce qu’à l’époque je n’écrivais rien, même pas les histoires que je me racontais. Je dessinais parfois des éléments de cet univers, mais c’était tout. J’ai commencé à compiler des notes sur tout ça très tard, entre la fin du collège et le début de mes études. Aujourd’hui encore, quand je mets sur papier des détails de plan ou des idées, c’est toujours avec une certaine répugnance. Comme si je n’avais pas besoin de ça, puisque tout est déjà dans ma tête !

7. Quelles ont été les réactions de tes tous premiers lecteurs quand tu as commencé à la mettre en ligne ?

Holà, ça remonte à loin, ça ! J’ai commencé à mettre en ligne les premiers chapitres sur mon site perso en 2007. Parmi mes premières lectrices, il y avait notamment Aresya et Sej ! J’ai presque l’impression que ça remonte à une autre vie… Globalement, les premiers retours ont été positifs, d’autant que ça faisait déjà longtemps que je les bassinais avec cette histoire ! Je n’ai pas eu une pléthore de lecteurs au fil du temps, mais toujours des lecteurs de qualité, et ça me va très bien. Je ne les remercierai jamais assez de leur patience !

8. L’univers d’(Une Silfine) a un côté très artistique. Quelles sont tes sources d’inspiration pour emporter les lecteurs dans tes descriptions ?

Oh, elles sont très diverses ! Des ambiances de films, des souvenirs de voyage… Parfois le simple fait de m’arrêter dans la rue, de regarder autour de moi et de noter en esprit tout ce que je vois, sens, entend, perçois… Ça m’arrive assez souvent ! La musique aussi m’inspire beaucoup, mais plus abstraitement, pour me donner l’état d’esprit adéquat à la scène que j’ai envie d’écrire. Sinon, regarder, lire, expérimenter, voyager, faire preuve d’une curiosité constante ! Ensuite, quand je commence à écrire, j’essaie de vivre complètement ce que j’écris, c’est peut-être ça qui rend l’écriture si pénible et si lente chez moi.

9. Fais-tu partie de ces auteurs un peu fous qui pensent que leurs personnages ont une vie propre ? Est-ce qu’ils font parfois des choses auxquelles tu ne t’attendais pas ?

J’avoue… Enfin, ça dépend. Comme je le disais, j’ai besoin d’avoir un plan très précis dans ma tête quand j’écris, du coup ça laisse assez peu d’espace à mes personnages pour s’exprimer. Parfois, dans les scènes de dialogue, ils se laissent effectivement aller, mais au final, il n’y a jamais eu de grosses surprises qui m’auraient fait changer de direction.
Là où ils ont une vie propre, c’est plutôt à l’extérieur de l’histoire, au sein de mon univers. Là, ils arrivent carrément à me surprendre ! Et à me donner de nouvelles idées d’histoires, ou de nouveaux éléments pour mon background.
J’ai constamment un ou deux personnages dans ma tête, pas forcément tout le temps les mêmes. Durant l’écriture d’(Une Silfine), Keina m’a logiquement beaucoup accompagnée, mais il n’y avait pas qu’elle. Aujourd’hui, alors que j’essaie d’élaborer mon tome 2, c’est une nouvelle héroïne, Jane qui m’accompagne tous les jours, toujours un peu Keina (plus âgée et plus sage) et une dénommée Sela/Seleke, que j’apprends tout juste à connaître ! Ainsi que d’autres, mais je ne vais pas tout dévoiler…

10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

Euh… Je doute d’avoir la légitimité pour prodiguer des conseils ou quoi, je suis juste continuellement émerveillée par toutes les belles histoires qui foisonnent sur Plume d’Argent ! Continuez à me faire rêver !
Ainsi s’achève cette interview.

Un grand merci à toi Keina pour ta participation enjouée à cette interview. Je l’avoue, je connaissais peu de toi et de tes écrits mais j’ai eu l’excellente surprise de découvrir que nous avions beaucoup de points communs ! Je suis très contente d’avoir pu en apprendre un peu plus à ton sujet à travers notre collaboration et j’espère qu’il en aura été de même pour les Plumes.

Je te souhaite une très belle continuation avec, notamment, ton 2ème tome en espérant que tu continueras à nous émerveiller et à nous faire rêver à travers ton imaginaire !

Quant à vous, chers lecteurs et lectrices, je vous donne rendez-vous dans deux mois pour la prochaine interview !

Gardez vos plumes affutées,

Slyth