Finalisation #1 – Relecture et mise en forme

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène : relecture et mise en forme

Relecture. Il est important de se relire pour évacuer le maximum de fautes. N’hésitez pas à demander de l’aide à quelqu’un quand vous ne pouvez plus rien distinguer après le point final. Les conjugaisons et la concordance des temps sont les erreurs qui reviennent le plus fréquemment. Prenez garde également aux répétitions et n’hésitez pas à piocher dans les synonymes sans pour autant vouloir en faire trop.

Mise en forme. Pensez aux petits yeux fatigués de l’éditeur ! Il faut que votre texte soit aisé à lire. Pas de police à empattements ou originale ! Et n’hésitez pas à opter pour une taille de police élevée. De même, pensez aux interlignages. Ces derniers doivent être conséquents ! Pour préserver la vue de votre lecteur, mais également pour lui permettre de noter leurs remarques s’ils impriment votre texte.

Commentaire de Plume d’Argent :

Vous avez enfin, ENFIN, mis le point final à votre roman ? Félicitations ! Avant tout, ne faites surtout plus rien. Sortez-vous la tête du guidon. Laissez reposer tout ça quelques jours, quelques semaines même, le temps d’oublier le texte. Quand vous aurez pris du recul, alors rouvrez votre fichier. Vous êtes entrés dans la phase de finalisation. Fuyez, pauvres fous.

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Personnages #3 – Les personnages secondaires

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

Ils ne doivent en aucun cas servir de faire valoir au héros. Il faut apporter le même soin à vos personnages secondaires qu’à votre personnage principal. Cela rendra les échanges riches et participera à rendre aimable vos intervenants.

Attention néanmoins à ne pas trop les multiplier. S’ils viennent s’ajouter au cours du récit ou d’une saga cela s’entend, mais il faut toujours faire en sorte que le lecteur ne se noie pas sous les informations.

Commentaire de Plume d’Argent :

Appartenez-vous à la catégorie des auteurs « maman poule » qui tombent systématiquement amoureux de leurs personnages secondaires ? Oh, au début, vous n’aviez pas prévu de leur attribuer un grand rôle. Puis vous leur avez donné un nom. Et le personnage, qui était supposé retourner dans les coulisses et ne plus en sortir, s’est incrusté sur scène. Comme tant d’autres avant lui. Au fond, tant que ces personnages servent votre propos, c’est qu’ils ont leur place dans l’histoire. Attention toutefois à ce que cette place soit la bonne.

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Personnages #2 – les décrire… ou pas

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

On a le droit de ne pas décrire physiquement son personnage ou d’apporter uniquement quelques indications. En effet, un personnage peut s’appréhender par ses traits de caractère et/ou sa façon de parler, la description physique n’est pas une obligation. De plus, il ne faut pas sous-estimer l’imagination du lecteur qui bien des fois ne suit pas les indications de l’écrivain.

Par ailleurs, il existe de nombreuses manières d’amener une description physique des personnages. Il est préférable d’éviter la pause descriptive dans le récit pour détailler un héros ou un personnage secondaire. On peut au détour de nombreuses phrases donner des indications sur le physique de ces personnages : exemple : il passa la main dans ses cheveux bruns. Et cette description peut s’étendre dans le récit. Nul besoin de faire une pause narrative pour un exposé détaillé où vous décrivez la couleur des yeux, la forme des lèvres et les taches de rousseur.

Parfois seuls certains éléments suffisent : taille, couleur de peau. Et le reste peut aisément passer dans des attitudes, des tics ou encore une description brève des vêtements. En effet, il est impressionnant de voir le nombre de pensées qui se rattache à la veste en cuir, au costume, ou aux chaussures abîmées.

Commentaire de Plume d’Argent :

Il y a les répétitifs qui vous rappellent, à chacune de leurs apparitions, à quoi ressemblent tous les personnages de l’histoire. Il y a les flaubertiens qui peuvent vous consacrer un paragraphe entier sur un seul chapeau*. Il y a les minimalistes qui ne vous diront jamais, ô grand jamais à quoi ressemblent leurs héros – ou alors ils devront vous tuer après. Bref, les approches sont nombreuses quand il s’agit de décrire, ou pas, ses personnages.

Nous allons vous dire ce que nous avons souvent répété tout au long de ces co-conseils d’écriture. Il n’y a dans l’absolu ni bon ni mauvais choix. Ce qui est important, c’est d’avoir conscience de ce que vous voulez transmettre à votre lecteur. Si vous choisissez de décrire vos personnages, c’est donc que leur apparence a de l’importance : est-ce important pour vous ? pour votre perception de la scène ? pour l’intrigue même ? Et surtout, pourquoi est-ce important ? Quelle impression voulez-vous laisser de votre personnage à travers sa description ?

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Personnages #1 – Définir ses héros

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

Si vous avez l’impression de maîtriser de mieux en mieux votre personnage au cours du récit, c’est que vous avez fait une erreur. Il est important de savoir de qui vous allez parler avant d’en parler ! Vous devez connaître vos personnages sur le bout des doigts avant de commencer votre récit. Si ce n’est pas le cas, ses réactions seront systématiquement caricaturales.

Brosser un portrait de chacun de vos personnages avant de vous lancer. Plus vous pourrez en dire sur eux, plus vous pourrez les cerner et ils perdront cette impression de flou qui gêne chaque écrivain en herbe. Attention, si vous vous devez de connaître votre personnage par cœur, ne vous sentez pas obligé d’en faire une biographie à votre lecteur. Il s’agit de doser les informations que vous jugez nécessaire de transmettre.

Vous devez être capable de brosser un portrait de chacun de vos intervenants. Qui est-il ? Est-il timide, joyeux, colérique ? A-t-il des passions ? Le dessin ? Le sport ? Les mandalas ? Est-il gourmand ? Comment se construit-il par rapport aux autres ?
Rendez-le humain et n’hésitez pas à montrer ses faiblesses ! Ainsi, il vous sera évident de les faire évoluer.

Un petit conseil, commencez par vos antagonistes. Vos héros portent un message qui coule de sens, car ils sont guidés par la gentillesse, l’empathie et la bienveillance. Les Antagonistes au contraire doivent être élaborés avec soin. Rien ne fait une meilleure histoire qu’un grand méchant dont on comprend la logique, même si elle est animée par une dynamique négative.

Commentaire de Plume d’Argent :

Certains auteurs concoctent des fiches « personnages » très détaillées et il y en a d’autres que ça bloque complètement. Dans un cas comme dans l’autre, il existe un phénomène connu de (presque) tous les auteurs : l’émancipation du personnage. C’est cet instant improbable où, malgré tout ce que nous avions prévu pour lui sur le papier, notre personnage fait un choix que nous n’avions pas vu venir. Hop, un pas de côté et nous voilà, auteur, tout déconfit. Peut-être agacé. Attendri, aussi. Mais oui, les personnages peuvent – doivent – évoluer en fonction de la dynamique du récit. C’est parfois en se frottant à l’action qu’ils se révèlent à eux-mêmes, et à nous. Ça fait partie de l’écriture et, pour beaucoup d’auteurs, ça fait même partie du plaisir de l’écriture.

Il y a toutefois deux grands moments où il peut être nécessaire de se poser des questions sur ses personnages. Le premier moment, c’est avant même d’avoir posé le tout premier mot de l’histoire : qui sont mes personnages et pourquoi font-ils tout ce qu’ils font ? Le deuxième moment, c’est quand le personnage est en train d’évoluer en contradiction totale avec ce qu’il était à la base : là, il y a certainement un réajustement à faire quelque part.

Dans tous les cas, on peut prendre un instant pour s’asseoir en face de son personnage, le regarder droit dans les yeux et faire le point avec lui. Voici quelques pistes de réflexion pour mieux cerner un personnage, inspirées en partie par l’Anatomie du scénario de J. Truby.

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Récit #5 – Dialogues

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

On n’écrit pas un dialogue comme une description. Le dialogue c’est l’oral de votre écrit. Ils doivent sonner juste, en particulier lorsque vos héros sont jeunes et que votre histoire est contemporaine.

Un conseil, lisez vos dialogues à haute voix !

De même, inutile d’associer les dit-il ou dit-elle à chaque tirade. Si votre dialogue est équilibré, alors le lecteur ne se perd pas. Il en va de même pour les : S’écria-t-il, se plaignit, cracha, hurla… Il est mauvais d’en abuser. Chaque dialogue s’écrit dans un contexte et il est inutile de l’alourdir.

Commentaire de Plume d’Argent :

Nous n’avions pas abordé la question du dialogue dans notre co-conseil « Action, introspection, description ». C’est désormais chose faite. Chaque auteur accorde une place différente au dialogue dans son texte. Il met en scène l’interaction verbale (et non verbale dans une certaine mesure) entre deux ou plusieurs personnages de l’histoire. Il contribue non seulement à faire avancer l’intrigue de façon dynamique, mais il va aussi beaucoup nous en apprendre sur le tempérament et l’état d’esprit des protagonistes.

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Récit #4 – Action, introspection, description

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

LE RATIO DESCRIPTION / ACTION : Bien sûr il s’adapte au type de récit. Cependant, de manière générale, l’action ne doit pas dominer le récit. Les pauses dans l’action sont des éléments indispensables à la mise en place d’un récit.

L’ABSENCE DE PAUSES : Les pauses dans le déroulement de l’intrigue et dans l’action sont essentielles dans l’appréhension des personnages. Il faut laisser aux personnages l’opportunité d’analyser les situations dans lesquelles il se trouve et de ressentir les choses. Il doit pouvoir avoir peur, faire le point sur ses erreurs, progresser, être triste, reprendre espoir, se résigner…etc. Il est important de pouvoir développer des moments où votre héros s’exprime. Car ce sont ces moments-là qui font que le lecteur s’attache à vos personnages.
Sans ces passages, les personnages restent creux.

 

Commentaire de Plume d’Argent :

Il y a quatre grands « moments » qu’on retrouve dans les romans : le dialogue, l’action, la description et l’introspection. Ça n’a, bien sûr, rien d’une loi universelle. Il existe par exemple des full-dialogues et des zéro-description qui fonctionnent extrêmement bien. Mais voilà, dans la majorité des cas, votre personnage fait, parle, voit, sent, ressent, cogite, etc. La place que nous accordons à chacun de ces moments aura des conséquences sur le rythme du récit, sur son atmosphère et sur sa profondeur. Ce sont des techniques d’écriture aussi différentes que complémentaires et nous ne les maîtrisons pas forcément toutes de la même façon. Nous n’aborderons pas ici le dialogue qui fera l’objet d’un conseil à part entière, mais voici quelques pistes de réflexion sur les autres moments du récit.

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Récit #3 – Choisir un point de vue

Conseil d’écriture de Sélène & PA

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

C’est une des erreurs les plus récurrentes.

Si vous avez opté pour un seul point de vue (celui de votre héros), il faut toujours prendre garde à le respecter. On ne saurait soudainement percevoir l’histoire à travers les yeux d’un des personnages secondaires ni à travers ses remarques ou son jugement.

Si au contraire, vous avez plusieurs points de vue, soyez vigilant. Le lecteur doit tout d’abord être capable d’identifier très vite à travers quels yeux il voit l’histoire. Le chapitre commence par le prénom ou nom du personnage, où la scène qui se joue ne laisse place à aucun doute…

Par ailleurs, si vous avez donné la parole au personnage A, ne changez pas pour B sans avertir le lecteur.

 

Commentaire de Plume d’Argent :

Un article ayant déjà été écrit sur ce sujet dans le PAen, nous l’avons repris et adapté ici. Le point de vue est à l’auteur ce que la caméra est au réalisateur : c’est lui qui définit l’angle sous lequel est racontée l’histoire. Vous comprendrez dès lors que selon votre choix, ça changera toute la perspective du récit. Il existe différents points de vue possibles : l’un n’est pas forcément meilleur que l’autre, mais à vous de déterminer lequel servira le mieux votre histoire.

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Récit #2 – Identifier son lectorat

Conseil d’écriture de Sélène & PA

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Le conseil de Sélène :

Qui seront vos lecteurs ? Vous devez déterminer votre cible avant même de coucher votre première phrase sur le papier.

Par ailleurs, même si la littérature pour ado et jeune adulte est très en vogue, la littérature junior (8 /13 ans) est également très demandée.

C’est un beau projet de vouloir écrire pour les plus jeunes et contrairement aux idées reçues, nul besoin d’abaisser son vocabulaire ou de simplifier une histoire. Les petits lecteurs n’ont pas besoin d’être ménagés intellectuellement. Ils doivent juste être séduits !

Commentaire de Plume d’Argent :

On peut n’écrire que pour soi-même, mais à l’instant où un auteur envisage une publication (papier ou numérique), il entre dans une démarche de transmission. Un émetteur, un message, un destinataire. Il n’est pas forcément évident de se poser la question du « public cible » mais nous n’écrirons pas de la même façon dans un album petite jeunesse que dans un roman junior que dans un roman adulte. Ça devient par contre plus délicat quand on commence à essayer de délimiter les frontières fluctuantes entre adolescence, adulescence et adultat. Les professionnels du livre ont d’ailleurs parfois du mal à s’accorder pour classer un roman dans telle ou telle catégorie. Et même entre nous, auteurs : certains ont écrit du Young Adult sans le vouloir et d’autres croyaient en avoir écrit sauf que non, apparemment, ça n’en est pas. Ça peut dépendre du champ lexical, des dialogues, de la manière d’aborder et de structurer le récit, mais aussi du ou des messages véhiculés par l’histoire. Enfin, il existe des œuvres intergénérationnelles qui possèdent plusieurs niveaux de lecture et qui pourront atteindre un public extrêmement étendu. Mais quel que soit le lecteur-type auquel il destine son roman, il y a trois questions qu’un auteur peut être amené à se poser en termes de «transmission».

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Récit #1 – Avoir une feuille de route

Conseil d’écriture de Sélène & PA

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène :

Vous devez absolument connaître la fin de votre histoire et son développement. Il est possible d’ajouter ou de supprimer des idées en cours de route, mais vous devez avoir un canevas en tête.

Une écriture au fil des envies qui trouve son fil conducteur dans les dernières pages se ressent à la lecture.

 

Commentaire de Plume d’Argent :

Nous sommes (très) nombreux à nous être déjà lancés dans la rédaction d’une histoire sans avoir établi de plan ni en connaître le dénouement. Jean-Claude Mourlevat dit lui-même, de façon très poétique, qu’il écrit « à la lanterne », en ne voyant de son récit que la prochaine étape sans avoir la moindre idée de la manière dont l’intrigue va évoluer et se conclure. Si vous faites partie des auteurs qui ne s’épanouissent que dans l’improvisation, et qui y excellent par-dessus le marché, ce conseil ne vous parlera sans doute pas. Mais si vous avez tendance à collectionner les révélations qui tombent comme des cheveux sur la soupe, les incohérences dans les informations, les détails que vous n’exploitez jamais, les actions qui se dispersent ou qui se répètent, les coups de théâtre qui arrangent bien l’auteur et les longs flous pas si artistiques que ça, alors voici quelques pistes de réflexion.

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Les figures de style des textes PAens

Bonjour les Plumes !

Aujourd’hui, je vais à nouveau vous parler de trucs rébarbatifs. Vous avez encore le temps de fuir. Là. Maintenant. Hop ! Ça y est c’est trop tard.

On va parler de FIGURES DE STYLE. Et non, ne cherchez pas, j’ai dit que c’était désormais trop tard pour s’enfuir, tout le monde reste à sa place et les bavardages seront punis par lancer de craie.

Introduction

Comme bien des élèves, j’ai entretenu une relation compliquée avec les figures de style. Et ça s’est encore aggravé en deuxième année de Licence, quand mes camarades d’infortune et moi-même avons réalisé que notre cours estampillé Stylistique consistait à apprendre par cœur la définition de pas moins de soixante-cinq figures de style aux noms barbares, et à savoir les repérer dans un texte, bien sûr.

Nous avons souffert. Puis nous avons ri en criant des noms de figures de style particulièrement tarabiscotés à des moments incongrus. Enfin, nous avons appris à aimer ces petites choses – ou alors c’était juste moi.

Ces soixante-cinq figures étaient rangées en deux grandes catégories : les figures microstructurales et les figures macrostructurales. Les premières sont censées être repérables en quelques mots ou phrases, tandis que les secondes sont plus étendues, et concernent des phénomènes qui peuvent se poursuivre sur plusieurs pages (comme la très connue métaphore, ou alors l’antithèse, par exemple). Pour des raisons pratiques, je ne vais vous présenter ici que des figures microstructurales, mais si vous êtes sages (et surtout si ça vous intéresse), je peux tout à fait envisager de développer aussi les macrostructurales par la suite.

Le but de cet article est de vous présenter en vrac quelques figures peut-être méconnues et, surtout, de vous montrer qu’elles enrichissent réellement le texte, tant au niveau de la langue que du sens. Et tout cela à la sauce PA, bien évidemment : les exemples de figures dont je vous parlerai sont tirés de textes bien de chez nous – quoiqu’un auteur latin se balade au milieu, parce que j’ai pas pu m’en empêcher.

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