Finalisation #1 – Relecture et mise en forme

Dans le cadre de notre partenariat, l’agence Sélène nous a communiqué une liste des erreurs les plus fréquentes dans les romans en recherche d’éditeur. Nous avons conjointement décidé de vous transmettre chaque conseil de Sélène, accompagné de pistes de réflexion.

Le conseil de Sélène : relecture et mise en forme

Relecture. Il est important de se relire pour évacuer le maximum de fautes. N’hésitez pas à demander de l’aide à quelqu’un quand vous ne pouvez plus rien distinguer après le point final. Les conjugaisons et la concordance des temps sont les erreurs qui reviennent le plus fréquemment. Prenez garde également aux répétitions et n’hésitez pas à piocher dans les synonymes sans pour autant vouloir en faire trop.

Mise en forme. Pensez aux petits yeux fatigués de l’éditeur ! Il faut que votre texte soit aisé à lire. Pas de police à empattements ou originale ! Et n’hésitez pas à opter pour une taille de police élevée. De même, pensez aux interlignages. Ces derniers doivent être conséquents ! Pour préserver la vue de votre lecteur, mais également pour lui permettre de noter leurs remarques s’ils impriment votre texte.

Commentaire de Plume d’Argent :

Vous avez enfin, ENFIN, mis le point final à votre roman ? Félicitations ! Avant tout, ne faites surtout plus rien. Sortez-vous la tête du guidon. Laissez reposer tout ça quelques jours, quelques semaines même, le temps d’oublier le texte. Quand vous aurez pris du recul, alors rouvrez votre fichier. Vous êtes entrés dans la phase de finalisation. Fuyez, pauvres fous.

Le cycle des corrections

Il va maintenant falloir se relire (se re-relire (et se re-re-relire)). Une première relecture peut vous servir à cibler les manques et les trop-pleins de votre histoire. Il y a peut-être des scènes où vous êtes allés trop vite, où vous avez été elliptiques, où vous êtes restés à la surface, où l’atmosphère gagnerait à être approfondie. Il y a peut-être aussi des scènes où, au contraire, vous en avez un peu trop mis, ce qui génère des longueurs ou des redondances.

Il ne faut pas être sentimental : si votre texte gagnerait à être resserré en coupant dans le gras, faites-le. Si vous avez un colocataire compréhensif, lisez le texte à haute voix : ça permet de juger de la fluidité et du rythme, de repérer les répétitions aussi.

Apportez un soin particulier à la ponctuation. N’oubliez pas les points et les virgules qui rendent le texte respirable, n’abusez pas des points d’exclamation ou des points de suspension, etc.

Enfin, réfléchissez bien à votre découpage. Les romans d’aujourd’hui, en particulier les romans Jeunesse et Young Adult, sont pensés en chapitres. Un chapitre correspond à une action principale, éventuellement découpée en sous-actions. Chaque chapitre doit contribuer à l’intrigue.

Une mise en page « pro »

La mise en page reprise ici est celle qu’utilise Gallimard Jeunesse durant le travail sur traitement de texte. Ceci peut vous servir de modèle de base pour votre propre tapuscrit, adaptez-le si besoin.

1) Le corps de texte

● Police : Georgia taille 11 (ou Times New Roman 12)
● Marges gauche/droite/haut/bas : 4,5 cm
● Interligne : 1,5 ligne
● Retrait à la première ligne : 0,5 cm
● Alignement : Justifié

Rappel : pour vos dialogues, utilisez des tirets cadratins ou demi-cadratins.

Recommandations :
:blue_book: N’utilisez qu’une seule police pour tout votre texte
:blue_book: N’utilisez ni polices ni couleurs fantaisistes
:blue_book: Évitez le gras et l’italique sur des paragraphes entiers
:blue_book: Indiquez votre nom dans l’en-tête de toutes les pages en cas d’impression

2) La page de titre

● Votre nom
● Titre générique (si c’est une série en plusieurs tomes)
● Sous-titre

Recommandations :
:blue_book: Là aussi, pas de polices ni de couleurs fantaisistes
:blue_book: Ne photoshopez pas votre propre couverture – sauf en cas de livre illustré

3) Bio / Résumé/Synopsis

Il peut toujours être utile de joindre une courte présentation de votre roman et de vous-même.

Concernant votre roman, vous pouvez rédiger un résumé qui reprend votre idée de départ accompagné d’un petit synopsis (une page suffit) qui dresse les lignes directrices et les grandes étapes du récit.

Quant à ce qu’un éditeur peut être intéressé de savoir à votre sujet, par exemple, c’est si vous avez déjà eu des publications, si votre métier ou un aspect de votre vie joue un rôle dans votre écriture ou vous a sensibilisé à un thème en particulier. Sans entrer dans les détails, ça peut servir de première prise de contact sur le plan humain ;-)

Et voilà, c’était le dernier co-conseil de Sélène et Plume d’Argent. Un grand merci à celles et ceux qui les ont suivis avec intérêt et complétés de leur propre expérience, ce fut très enrichissant ! Vous l’avez peut-être vu passer sur vos écrans, l’Agence Sélène a créé son propre Carnet de Plumes à l’intention des auteurs en herbe ^_^ Avis aux intéressés !

Et sinon, y a-t-il d’autres aspects de l’écriture sur lesquels vous aimeriez être conseillés ? :slight_smile: Ou avez-vous vous-mêmes des conseils à partager qui n’auraient pas été abordés ici ?

Laisser un commentaire