Dessine-moi… mon adolescence

W.I.T.C.H.

 

EH KIKOU

C’est à ce moment précis que toutes les Plumes et tous les Plumeaux qui sont allés au collège dans les années 2000 se lèvent en hurlant de joie, puisque W.I.T.C.H. agit à peu près de la même façon sur nos cerveaux nostalgiques que Pokemon Rouge, Bleu et Jaune ou un candy’up au chocolat.

En quelques mots

W.I.T.C.H. est une BD d’origine italienne, créée par Elisabetta Gnone et dessinée par Alessandro Barbucci puis Barbara Canepa (ils font ça à tour de rôle, on peut d’ailleurs voir certains changements selon la personne qui illustre). La série commence à connaître un tel succès que le magazine Minnie Mag qui la publie devient W.I.T.C.H. Mag de 2002 à 2012.

L’histoire, dans les grandes lignes

W.I.T.C.H. nous plonge dans deux univers parallèles : le nôtre et celui de Meridian. Alors que dans le premier, cinq adolescentes se découvrent de nouveaux pouvoirs, dans le second, le mal commence à s’étendre de manière alarmante. Finalement, les héroïnes finissent par comprendre qu’elles sont les gardiennes de Kandrakar, autrement dit qu’elles doivent protéger les deux mondes, le leur et l’autre, du mal qui les ronge.
Le nom du groupe vient des initiales de leurs prénoms (Will, Irma, Taranee, Cornelia et Hay Lin), ainsi que du mot witch qui, en anglais, signifie sorcière. Chacune développe un pouvoir lié à un des quatre éléments : Irma celui d’hydrokinésie, Taranee de pyrokinésie, Cornélia de géokinésie et Hay Lin d’aerokynésie, tandis que Will maîtrise l’énergie.

 

Quand les héroïnes grandissent avec nous

Pourquoi l’avoir choisie pour ce thème « GRANDIR » ? Je n’avais pas envie de parler seulement des personnages qui grandissent, mais de ceux qui vivent et évoluent avec les lecteurs, car ce sont mes préférés.
J’ai découvert W.I.T.C.H. au milieu de mes années collège et je me souviens que dès que la suite sortait, je l’achetais puis je courais chez ma meilleure amie lui en parler. On s’inventait des histoires, on dessinait les héroïnes, on imaginait qu’on avait nos gouttes astrales. Arrivées au lycée, nous avons dû laisser tous ces rêves derrière nous, mais je n’oublierai jamais ces cinq héroïnes qui ont eu des problèmes d’adolescentes finalement très similaires aux miens, qui s’embrouillaient avec leurs copines, qui se demandaient à quoi ressemblait l’amour, qui allaient sauver le monde après le goûter parce que, eh, qui l’aurait fait si elles n’avaient pas été là ?

Encore aujourd’hui, il est très rare de voir une BD Magical Girls qui ne soit pas remplie de clichés (entre celles qui se font sauver H24, celles qui tombent amoureuses toutes les 2 secondes, celles qui sont cruches, bref), et c’est pourquoi la BD W.I.T.C.H. n’a jamais vraiment trouvé de remplaçante pour moi.  

Aux personnes qui me diront « oui, blablabla, mais ça cause pas mal de problèmes de cœur dans W.I.T.C.H. », je répondrai que c’est souvent traité avec maturité, et que c’est aussi utilisé pour parler de séparation et de reconstruction. Les histoires de ces filles étaient toutes différentes, ça allait du manque de poitrine (vous savez maintenant pourquoi j’ai acheté ce magazine) au sauvetage de deux mondes, rien que ça.

 

Là où W.I.T.C.H. changeait des autres mangas/BDs/publications de magazines, c’est qu’elle avait un parti pris pas très exploité à l’époque : des personnages et des situations diversifiés. Je peux vous dire que ça fait beaucoup de bien d’avoir une héroïne un peu (tout petit peu) ronde et résolument rigolote, une noire, une asiatique, toutes avec des styles vestimentaires différents, pas de copie conforme.

Je n’ai pas pu suivre la série jusqu’à sa toute fin, puisque ce n’était plus vraiment considéré comme swag de lire W.I.T.C.H. au lycée. Il paraît que je n’ai rien manqué, vu que Disney a racheté les droits un peu après et que les deux illustrateurs mentionnés plus haut ont abandonné le projet, si bien que c’est devenu fouillis, moyen, et surtout très lisse. Mais, pour le temps que ça a duré, la série m’a laissé une si bonne impression qu’en reparler me plonge toujours dans la nostalgie la plus profonde. Si mon âme d’adulte a les deux pieds sur terre, je peux dire que mes souvenirs d’adolescentes restent à Kandrakar (c’est bô, je sais).

Et pour vous ? Quelle était votre héroïne de W.I.T.C.H. préférée ? Ou, si vous ne lisiez pas du tout ce mag, quelle a été la BD qui a accompagné votre adolescence, qui vous a aidé à grandir ?

Laisser un commentaire