La rencontre sensationnelle de juin 2015

Chose promise, chose due : voici le compte-rendu schizophrénique du grand rassemblement de Plumes Argentées qui s’est tenu en juin à la Halte du Pèlerin, à l’occasion du Festival du Lire. Vous trouverez ici le récit de nos reporters dépêchés sur place (EryBlack, Elka et Slyth), ainsi que le témoignage de celle qui a rendu l’événement possible, notre sensationnelle Vefree. Du frisson, de l’aventure, de l’amour, de la magie : une IRL comme si vous y aviez été !

 

 


 Récit de Vefree – récit à une voix


 

C’est toujours un grand moment pour moi de recevoir à la maison la grande rencontre annuelle des Plumes.

Cette année, j’avais un prétexte tout trouvé pour les motiver à venir : le Festival du Lire de Champoly, première édition du genre dans mon petit coin paumé.

Certains sont même arrivés bien en avance, ce qui, grâce à leur gentillesse inébranlable, m’a permis d’avoir de l’aide pour régler les dernières installations du grenier et de la véranda pour recevoir les 24 plumes dans de bonnes conditions.

Elles sont arrivées petit à petit, sans trop d’encombre, à part notre Beul échouée au milieu de nulle part dans le brouillard avec sa voiture qu’il a fallu tirer avec le gros 4×4 de son assurance. Heureusement, tout s’est bien fini.

Oui, parce que la météo n’était pas trop avec nous ce week-end là. Mais dans mon coeur, le soleil brillait à plein. J’imagine que dans celui des autres aussi lorsque j’ai vu les sourires s’étirer tout le long du séjour. Passée l’appréhension de THE rencontre pour les nouveaux, les maître-mots étaient découverte et partage. Tout ce que j’aime !!

 

Avec les lève-tôt, Drago, Seja et moi sommes rendus au festival pour installer notre stand et notre poster. Hélas, la configuration du salon ne permettait pas d’afficher notre poster dans de bonnes conditions. Nous avons dû attendre la deuxième vague d’arrivée des plumes pour avoir quelques grandes plaques de carton venues de la maison pour le soutenir. Et là, pas peu fières, les plumes affichées en évidence, attroupées en mode groupies près de notre stand, Plume d’Argent n’a pas manqué de se faire remarquer par la gent locale. Nous avions là un bel échantillon du travail d’écriture produit et concrétisé.

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Le samedi soir nous étions donc au complet et, de retour à la maison, nous avons posé tous ensemble pour la postérité devant les nombreux objectifs. Quel succès !! Tchiiiiizze !

Puis, soudain, l’attraction du soir qui a mis l’inspiration des Plumes en ébullition ; un énooorme nuage à l’horizon, se mouvait, tel une tempête de sable sur les collines du Forez faisait son spectacle a lui tout seul. Bâton de noisetier en avant (comprendre baguette magique de Harry Potter), une dizaine de Plumes héroïques a vaincu le dangereux nuage noir.

 

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Puis, nous avons mangé, coude à coude, sur la loooongue table dans la véranda en regardant la pluie tomber dare-dare sur le vitrage. Et pour finir la soirée, tout le monde au grenier pour écouter des lectures de plumes. Aaaaah, que n’avais-je rêvé depuis que j’ai découvert «La Mousse» de Seja d’une lecture à deux voix dans le grenier ! Mon amie, auteure et conteuse, était venue un peu spécialement partager cette soirée avec nous et lire cette Mousse si vivante et si jouissive à écouter lire. Pascale et Ery se sont prêtées au jeu magistralement. J’ai jeté un oeil à Seja pendant la lecture et j’ai vu un visage si ému et si timide que j’en ai été toute émue aussi. Moooh, qu’elle mignonne notre Grenouille qui voudrait être aussi discrète qu’une souris !! Ce que tu écris est du grand art et c’est si vivant. Merci à toutes d’avoir rendu mon lieu si vivant, ce soir-là et les autres. Nous avons aussi découvert ou redécouvert les écrits de certaines autres. Je vous confirme, s’il en était encore besoin, que nous avons des talents chez les Plumes d’Argent !

Dimanche, c’était un peu décousu. Slyth et Sierra ont dû repartir les premières dès le matin et on a déjà commencé à pleurer les premiers départs. Peu à peu, la maison s’est vidée. Il y a eu une partie de loup-garou au grenier. J’entendais les éclats de voix deux étages plus bas. J’aime quand la maison est vivante, comme ça ! Et puis heureusement, certains ont aussi eu la bonne idée de prolonger leur séjour d’un ou deux jours et je les en remercie de ne pas avoir déserté les lieux trop vite. La transition a été beaucoup moins violente ainsi. Alors, je remercie tous les participants pour leur enthousiasme, leur bonne humeur et leur sympathie. Je vous aime toutes, les plumes, et je vous dis à l’année prochaine !

 


EryBlack et Elka – récit à deux voix.


 

Ery : Oh dis hé, faut qu’on fasse le compte-rendu de l’IRL… Galèèère.

Elka : C’est vrai que c’est pas qu’on est à la bourre, mais presque. Donc, le compte-rendu… De la journée du festival, c’est ça ?

Ery : Ouep. Par quoi on commence ? Bon, pour faire simple, on n’a qu’à dire par le début, hein ?
On avait trois Plumes invitées à ce festival : Vefree, Seja et Dragonwing. Elles sont parties dès l’aube (ou presque), accompagnées des quelques courageux qui ont réussi à se lever ! Moi, évidemment, je faisais partie des Plumes flemmardes qui sont arrivées plus tard dans la matinée, donc tous les événements du début du festival restent assez mystérieux… Enfin, pas tant que ça, parce qu’on a reçu un appel au secours de Vef qui nous a chargé d’amener des cartons et du scotch ; apparemment, la belle affiche de PA avait du mal à tenir derrière le stand de nos Plumes d’honneur.
Et puis on est arrivées en masse. Il y a eu une séance bricolage à faire rougir Mac Gyver, l’affiche a fini par se dresser fièrement sur une pile de valises et de cartons, et on a fait un petit tour du Salon, qui était sympa comme tout et en apparence parfaitement normal – avant qu’on débarque, bien entendu.

Elka : Ahaha moi je pense qu’on leur a fait bien ! 20 personnes en dessous de 65 ans qui surgissent, ça ne pouvait qu’être bénéfique !

Ery : C’est vrai qu’on apportait pas mal de fraîcheur *mouvement de cheveux parce-qu’on-le-vaut-bien* Mais pour être honnête, on servait surtout à bloquer les allées. On était quasiment tous là, à ce moment-là, ça fait du monde ! Mais Danette et toi vous êtes encore faites désirer pour un moment…

Elka : Luciole est venue nous récupérer à la gare pour nous conduire sur le lieux du festival. Et comme Chérier semble se trouver dans une dimension parallèle, il nous a fallu 30 minutes pour atteindre Champoly (qu’on pensait être tout proche).
A partir de notre arrivée, je le sais, votre journée s’est illuminée 8D

Ery : Ha, disons que ça voulait dire qu’on allait bientôt manger, donc oui, c’était réjouissant !

Elka : Tu me brises le cœur ! Surtout qu’on a pas mangé tout de suite.

Ery : Non, on a été sympas, on vous a laissées faire un tour avant.

Elka : Je retiens quand même certains livres du terroir aux couvertures artisanales assez magnifiques.

Ery : Et les affiches avec les titres des nouvelles écrites par des enfants d’une école du coin. Y’en avait des géniales – et là évidemment je me souviens pas des titres…

Elka : « Lumières vertes »

Ery : Ouiii c’était à peu près ça ! Un truc avec des chaussettes, aussi. « Les chaussettes maléfiques » ? « Les chaussettes capricieuses » ?

Elka : « Le crime de la chaussette » ?

Ery : Quelque chose comme ça… Avis aux Plumes qui auraient des souvenirs plus précis, n’hésitez pas à les partager !
Après le petit tour, après que Vef soit revenue de sa conférence, après de longues tergiversations, on a fini par se mettre en route pour le déjeuner. Enfin, d’abord pour trouver un endroit où dévorer nos sandwichs.

Elka : Dans les instants épiques nous pouvons raconter notre marche jusqu’à l’église, les bras chargés de glacières et de sacs, pour trouver un coin mi-ombre/mi-soleil assez sympa pour se poser. Au milieu d’un village déserté… Avec juste deux curieux en voiture qui nous on zieuté drôlement… Et Isy qui lance innocemment qu’il y avait un parc avec table et verdure juste à côté de la salle des fêtes… Epic fail.

Ery : Ménon ménon voyons, les Plumes ne se trompent jamais. On était très bien là où on était. Assis en cercle, avec nos boissons, à l’ombre d’une église… Mimi a sorti son turban et Sierra ses lunettes de soleil ; il ne manquait qu’un guitariste torturé pour compléter le tableau.

Elka : Après y’a eu distribution de sandwich et nous sommes repartis au salon où une annonce nous a appris… que Seja devait participer à une table ronde.

Ery : Le souci étant que Seja n’était visiblement pas au courant. Mais n’écoutant que notre fanatisme, nous nous sommes joyeusement précipités dans la toute petite salle de conférence pour prendre toutes les places disponibles, trop impatients de voir la Grenouille en imposer à tout le monde. On était tous là, tout mignons en rangs d’oignons, et elle nous a abandonnééés.

Elka : Coincés par l’ajout conséquent de chaises (forcément, les plumes seules étaient déjà trop pour la pièce) nous ne pouvions même plus nous esquiver discrètement (bon… et lâchement, okay).

Ery : Prises au piège. Mais finalement, je crois que personne ne l’a regretté. La conférence s’est révélée hyper intéressante !
Il aurait fallu l’enregistrer pour s’en souvenir vraiment, mais les intervenants ont dit beaucoup de belles choses sur la littérature en général. Ils parlaient de l’écriture avec du respect, de l’intérêt, et je crois me souvenir qu’ils ont même mentionné la « nécessité », le besoin d’écrire. Forcément, ça pouvait que nous parler !

Elka : Vraiment une belle conférence, sur la nouvelle mais pas que, menée très énergiquement par Jean-Noël Blanc et Jean-Claude Mourlevat (dont plusieurs plumes (moi comprise) ont acheté le recueil Silhouette).
Ils m’ont rabiboché avec la lecture de nouvelles je pense !

Ery : C’était cool d’être là, entourés par des gens qui aiment les livres et l’écriture <3
Et puis… Vint le boulet.
Un monsieur qui a pris la parole et ne l’a plus lâchée, en gros, sans toutefois parvenir à nous faire comprendre où il voulait en venir.

Elka : D’une impolitesse criante, fan de Françoise Sagan, il s’est mis à animer lui aussi la conférence tout en manquant d’assommer Slyth dans son élan. La tête que tirait Jean-Noël Blanc en l’écoutant était assez magique.

Ery : Tout pour plaire. Le genre de rencontre qui vous font regretter qu’il n’y ait pas de bouton « bannir » dans la vraie vie.

Elka : Il a même voulu nous spoiler l’une des nouvelles ! Et nos hurlements indignés l’ont fait sourire : « Oh bah ça va, on peut parler » – « Mais mais mais… Mais non ! »
Et comme il le disait si bien : « Merci de ne pas élucider ma question ! »

Ery : Bien, bien, cher monsieur… On ne vous élucidera jamais, promis.
Après cette éprouvante aventure, donc, nous sommes redescendus au Salon proprement dit. La journée était loiiiin d’être terminée. Le festival nous réservait encore de nombreuses surprises.

Elka : Quand les enfants sont montés sur scène lire leurs nouvelles c’était tout mignon ! Je maintiens qu’on aurait dû adopter la gamine dont la nouvelle finissait par « en fait mes parents ne m’aiment pas ».

Ery : Oh oui, cette pôv’choupinette. Viens nous faire un câlin, petit duvet ! C’était mignon et délicieusement absurde par moments – on se souviendra de l’histoire où une petite se retrouvait avec une fourchette plantée dans le pied qui la clouait au sol.

Elka : Oh que oui !

Ery : Une sadique en devenir, c’est pas Danah qui dira le contraire.

Elka : Du coup ça me rappelle la performance théâtrale des plus grands, ceux qui jouaient les nouvelles de Jean-Noël Blanc. Avec leur prof relou qui avait interrompu leur sketch pour leur tendre un micro…

Ery : On les entendait quand même mieux comme ça. C’était rigolo, leur truc, et courageux de jouer comme ça face à une salle !
Ah mais attends. Cette dame qui leur tendait le micro, c’est celle qui a ensuite essayé de nous convaincre de repeupler la région ! Elle s’appelait Mireille et elle était très gentille quoiqu’un peu effrayante.

Elka : Surtout effrayante… C’était plus tard, on était sortis prendre un peu l’air, nous mettant machinalement en cercle (les Plumes, cette secte étrange capable d’un cercle parfait sans même y réfléchir). Là, nous avons rencontré Mireille.
« Bonjour, moi c’est Mireille. Toi tu t’appelles comment ? Tu viens d’où ? »

Ery : « Prénom, pseudo et ville d’origine pour tout le monde, allez hop ! »
Le traumatisme quand on entend, une à une, les vrais identités des plumes… Je m’en suis toujours pas remise.

Elka : Avec Isy on envisageait de lui donner un faux nom, mais Danah a lâché mon prénom à ce moment et Isy a pas osé après.
« Trouvez-vous un homme ici et faites pleins d’enfants dans la région ! » J’ai adoré le vent de malaise après la déclaration de Mireille. On tirait une tronche de dix pieds de longs !

Ery : « Euh. Elle rigole hein ? Oui, elle rigole, haha, allez, lol. »

Elka : Je pense que dans le fond elle était hypra sérieuse… Elle voulait nous faire interviewer.

Ery : Ah oui c’est vrai ça. C’est peut-être pour ça qu’on s’est enfuis aussi vite après…
Sans compter l’orage !

Elka : Oh l’orage a été gentil, il ne s’est mis à pleuvoir qu’une fois qu’on était dehors avec notre belle affiche et plein de cartons !

Ery : Un bon orage vicieux comme on les aime. J’avais un sac de livres de Vefree sous le bras et j’essayais désespérément de les préserver des gouttes de pluie en collant Luna qui avait un carton-parapluie… Aaah, doux souvenirs.
Et puis la petite flippe, une fois qu’il s’est mis à vraiment pleuvoir, c’est qu’on était tellement nombreux que je me disais qu’on allait forcément en oublier deux ou trois sur place.

Elka : J’ai pas réfléchi, je suis remontée avec Luciole ! En utilisant mon carton comme parapluie AVANT de songer que Vef’ le préférait peut-être sec…

Ery : Tu as bien fait de monter avec Lulu. Il y a peut-être en ce moment même une Plume perdue qui erre autour de la salle des fêtes…

Elka : Elle a dû se faire enlever depuis, cette pauvre Plume.

Ery : Capturée par Mireille.
D’ailleurs hé, la salle des fêtes, elle était en forme de bateau !! J’avais trouvé ça génial !

Elka : Danah ne t’avait pas subtilement fait remarquer que c’est pour ça qu’elle s’appelait la « péniche » ?

Ery : Ah oui ! Marrant comme j’oublie facilement quand on me fait des remarques subtiles…

Elka : Fort heureusement, je m’en souviens pour toi. Ne me remercie pas !

Ery : T’inquiète, ça ne me viendrait pas à l’idée.
Ensuite, eh ben, on est rentrés sous la pluie, chargés de nos acquisitions livresques. La Halte nous attendait, les chats de Vef étaient vautrés sur nos sacs de couchage dans le grenier, et la soirée promettait d’être aussi chouette que la journée !

 

 


 Slyth, EryBlack (en orange) et Elka (en bleu) – récit à trois voix


 

Après un nouveau repas succulent, les Plumes rassasiées sortent prendre un bol d’air frais. Le soleil a brillé durant la majeure partie de la journée mais, depuis la fin de l’après-midi, le ciel s’est considérablement voilé. (Et pourtant, c’est pas faute de lui avoir gentiment demandé de rester dégagé)
Mais c’est un adversaire de taille qui attend la bande repue : une monstrueuse masse nuageuse qui fonce droit sur eux ! (Vous voyez la tempête de Mad Max ? Ben ce nuage, ça devait être son cousin germain au deuxième degré) (Une petite beauté cataclysmique)

Ni une ni deux, la résistance s’organise. Une dizaine de Plumettes se précipitent vers un tas de bois pour choisir leurs baguettes (à moins que ça ne soit l’inverse…). (Si c’est pas un beau réflexe de survie ça !)Elles reviennent se mettre en place, parfaitement alignées. Les bras se tendent avec détermination et, dans une parfaite synchronie, nos apprenties sorcières d’un jour lancent leur sort : Expecto Patronum ! (Au début, c’était plus « Yaaah » mais quelques rappels à l’ordre nous ont rendu notre dignité)(Nous en avons même oublié nos guerre de maisons puisque nous étions un beau rassemblement de Griffondor, Serdaigle, Serpentard et Poufsouffle !)

L’incantation est même prononcée plusieurs fois, mais cela ne semble pas suffire à faire reculer leur ennemi vaporeux qui s’est fait plus menaçant. (Alors on essaye autre chose : des proverbes latins, par exemple. « In vino veritas ! ») « ça ne veut rien dire mais c’est ce que j’ai trouvé de plus… aigre«  Le dernier espoir de nos valeureux combattants : une étendue d’herbes hautes qui se dresse à quelques mètres devant eux. Le célèbre « Wall of Pâquerettes » ! Si le nuage l’atteint, le combat serait perdu et la Halte deviendrait l’unique refuge des Plumes. Winter is coming guys.

Hélas ! Rien ne semble pouvoir arrêter l’inexorable avancée de l’envahisseur brumeux. Toute la bonne volonté (et les délires) du joyeux groupe auront à peine réussi à retarder l’inévitable. Résignées, voyant leur Mur ployer, les Plumettes décident sagement d’aller se barricader à l’intérieur. Pas par couardise, non ! Mais parce qu’elles savent qu’une soirée magique les attend là-haut, dans le grenier de tous les possibles. Bon… et parce qu’il restait des bonbons et de l’alcool.

Le nuage peut bien savourer sa réussite, elle n’est qu’illusoire.

Dans les hauteurs de la Halte, un grand cercle s’est formé et une étrange réunion commence. Notre fabuleuse hôtesse a invité une lectrice étonnante, Pascale. Et qui dit nouvelle personne, dit présentations (ou l’occasion unique d’apprendre les véritables – et parfois difficilement avouables – prénoms des Plumes !) (Pour celles et ceux qui avaient rencontré Mireille, plus tôt, tout cela était digne d’une conspiration !). Mais, une fois n’est pas coutume, nos Plumettes doivent en plus pratiquer un exercice difficile : celui de résumer leurs projets scripturaux. Et c’est là que la galère commence. Des soupirs, des regards fuyants, des rougissements, des « euuuuuh » qui n’en finissent pas… c’est que derrière leurs pseudos et leur folie commune, les Plumes sont des timides mine de rien ! Mais, du coup, tout le monde se retrouve dans le même bateau et cette connexion (le champagne aidant peut-être un peu aussi) suffit à faire passer le malaise (même si personne ne se précipite pour prendre la parole !). (C’est à ce moment-là qu’on a réalisé que toutes nos histoires ont un point commun : il s’y passe des trucs !!)(Bon niveau promotion marketing, on repassera !)

Une fois ce tour de table version « alcooliques anonymes » terminé (pas si anonyme puisqu’il fallait décliner son nom pour avoir droit à son verre de champagne), il est temps de passer aux réjouissances : une lecture en live des productions plumesques ! Vef’ a monté sa collection personnelle et c’est Pascale et Ery qui ouvrent le bal avec une conversation tirée au hasard de Quand la mousse pousse. Les rires fusent presque immédiatement : difficile de rester de marbre (« Inutile d’opposer de résistance ») face aux talents des conteuses et de la maîtrise de l’absurde de Sej. Un rappel sera d’ailleurs rapidement demandé après cette première (et trop courte) bouchée. Pascale en remet une couche et c’est Elka qui reprend le flambeau pour l’accompagner. Puis une troisième salve sera envoyée avec le binôme Elka / Ery. (« Je veux faire le Rafistoleur! Je veux faire le Rafistoleur ! »)

Puis, c’est au tour de votre humble servante de se jeter à l’eau (de manière totalement involontaire et très maladroite, je tiens à le souligner !) avec un extrait de notre bien-aimée Passe-Miroir et la première rencontre entre ses deux personnages principaux, Ophélie et Thorn.

On passe ensuite (après un dilemme cornélien entre deux romans) à Rachael et à son Journal d’un chasseur de monstres (directement sur l’ordinateur, s’il vous plaît). C’est Elka qui se propose pour lire l’extrait, à croire qu’elle commence à y prendre goût ! (Et wouw. Elle a pas choisi le moment le plus chaste !)(J’ai choisi le premier chapitre ! Avec un regard de traviole à Rachael pour m’assurer que je pouvais VRAIMENT lire (mince quoi, Gwen était à côté ! xD)

Pascale, notre théâtrale lectrice d’un soir, s’empare alors des Pérégrinations d’une cuisinière : c’est qu’il faut bien faire honneur à notre hôtesse ! L’extrait choisi : une savoureuse description d’un potager qui a de quoi donner faim. (Alors qu’on venait de manger, hein, précisons-le à toutes fins utiles…)(Mais comme t’as tout le temps faim… (OK, moi aussi…))

Puis Nascana, qui a également embarqué son écran, nous propose le prologue de sa Dame qui sera porté par la voix mélodieuse de Luna.

Et finalement, malgré les protestations de la principale intéressée, un passage de L’Université est réclamé à grands cris. (Rétablissons les choses : j’étais beaucoup trop flattée pour protester correctement) C’est Elka qui prend l’écran sur ses genoux et nous offre un voyage dans le grand nord. Gâché par ma non-maitrise de la bestiole qu’est le Mac d’Ery (impossible de scroller convenablement !)

La soirée se termine doucement. Les Plumes sont étendues sur leurs matelas, les yeux brillants et le regard rêveur. Dans leurs oreilles tinte encore l’écho de tous ces univers brièvement visités. De merveilleux paysages plein la tête, c’est sans aucun doute le sourire aux lèvres qu’elles s’endormiront.
La journée du lendemain sonnera malheureusement l’heure de la séparation, toujours arrivée trop tôt.

 

 


Elka et EryBlack (en orange) – récit à deux voix.


Le dernier jour, après le repas, une brusque envie de partie de Loup-Garou happa les Plumes restantes. Certaines ne connaissant pas le principe il fallait FORCÉMENT y jouer ! Mais aïe, les cartes, c’était Slyth qui les avait… Et Slyth faisait partie des Plumettes disparues de la matinée. *petite musique dramatique*

« Bah, il suffit de les faire ! » lança une personne innocente « Le LG, à la base, on le faisait avec des bouts de papier ! »

Effectivement, écrire « villageois » sur des papiers et « loup-garou » sur d’autres, c’était facile. Mais comme on ne change pas les Plumes, nous avons rapidement digressé sur les cartes spéciales (tout en essayant d’apprendre les règles à Rachael et sa famille, il apparut que nous étions très quiche pour expliquer simplement…). « Quelle carte spéciale on met ? Oh et vous vous souvenez de… » et blablabla, 10 minutes après nous parlions toujours de nos parties de l’année précédente.

« Et le maître du jeu ? » rappela Beul « Je veux bien essayer, remarquez… mais faut me rappeler l’ordre des cartes. »

Cela nous a magiquement recentrés. Beulette en MJ, c’était parfait ! Et puis tiens, ce serait drôle qu’au lieu de raconter « Dans le petit village de Thiercelieux » (où se passe habituellement les parties de Loup-garou) on change en « Dans la cave aux auteurs de Seja… »

Une lueur passa alors de Plume en Plume, une illumination collective qui dut faire frémir la pauvre commune de Chérier déjà bien ébranlée par notre passage : et si nous faisions le LG de Plume d’Argent ??!

Cinq minutes après, c’était l’atelier artistique ! Un moment studieux, chaque Plume penchée sur sa carte, le front plissé de concentration ; c’était sans compter les grands éclats de rire chaque fois qu’une carte était révélée au grand jour… Pour faire honneur à la dernière cérémonie des Plumes d’Or (où Didier, le Dentier de Danah, s’est construit une belle réputation) les LG seraient remplacés par des Dentiers ! Les Villageois ? Des plumes voyons ! Qui mieux que notre chaton-garou pour représenter Cupidon ? Un petit Duvet dans le rôle de la Petite fille (Petit-Petite : notez. Sur PA, on est auteur de génie avant tout), un montreur de grenouilles à la place du montreur d’ours, un séquestré à l’armure rouillée au lieu d’un chevalier et… une reine de la fourchette en guise de sorcière ! (Fourchette plantée dans la cuisse : la carte survit. Fourchette dans les fesses : la carte meurt. Auteurs de génie vous dis-je)

Le plus beau dans tout ça c’est qu’on aurait pu s’arrêter là (avec le temps que ça nous a pris) mais non : nous avons bel et bien joué !
Comme aucun de nous n’était un MJ qualifié, la première partie fut comme les premières fournées de crêpes : bonne mais améliorable. Amoureux inconnus du MJ, tour de la sorcière oublié… on a tout fait pour, au final, plusieurs excellentes et mémorables parties !

Nous avons même trouvé un totem pour nous aider à voter ! Okay, on a jamais su interpréter ce qu’il disait correctement… (Rectification : J’AI fourni un totem INFAILLIBLE (mon pic à chignon). Il était juste un peu énigmatique dans les personnes qu’il désignait, mais une fois qu’on avait compris la logique, c’était TRÈS simple. Et c’était reparti pour des argumentations fallacieuses où « Et donc, si on se fie au totem… » était un argument tout à fait recevable.) Okay nous avons peut-être prouvé être les joueurs de LG les moins stratégiques du monde : mais qu’est-ce qu’on a ri !

 

2 commentaires à propos de “La rencontre sensationnelle de juin 2015

  1. Hello les Plumes !! un petit coucou de Pascale ! j’espère que vous avez tous bien réintégré votre nid après notre rencontre chez SYLVIE !
    félicitations pour votre écriture à tous ! quel talent ! quelle belle complicité ! je vous embrasse bien fort et vous souhaite un bel été !
    ici, canicule, plus de mousse … complètement grillée !! . les exterminateurs de Svetlana ont du passer par là !
    merci encore pour ce joli moment de partage ! see you next year !
    Pascale

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