HoroPAscope décembre 2018

HOROPASCOPE : NOWEL 2018

 

Votre liste de commandes noëlesque est prête ? Avez-vous bien précisé que le kit de reliure débutant est p.56 du catalogue, référence 42666 ? Oui ? Vous avez demandé votre gilet-plume (utile pour se tenir chaud et syndicaliste dans la cave de Seja), votre mug à thé/bière/chartreuse (les meilleurs cadeaux sont polyvalents), votre édition collector des Ailes d’Émeraude (polyvalent aussi, pour caler des portes) ? Oui, c’est bon ?
VOUS CROYEZ VRAIMENT AVOIR UNE LISTE COMPLÈTE ?
Boudiou, heureusement que Na&Lish est là pour vous.

Pendant des mois, vos astrologues préférées ont fait des pieds et des mains pour s’infiltrer dans les ateliers du Père Scribouillard. Et oui, n’en déplaise à certaines mauvaises langues, notre absence n’était pas due à la flemme, la désertion ou un désalignement cosmique. Notre mission cruciale demandait toute notre attention, et un peu le péril de nos vies.
Mesplumes et mesplumeaux ! Nous avons hacké les étrennes astrales du Père Scribouillard. Ni vu, ni vu. #unplansansaccroc

Qu’avons-nous trouvé ? Tout simplement le don qui tombera sur votre tête en pluie argentée le 24 au soir (le 25 si vous vivez en province). Alors, certes, ceci est à titre indicatif, et pour catalyser le potentiel énergétique de votre don, il faudra passer nous rendre visite à Na&Lish pour un soin complet offert à 20%, MAIS L’ESSENTIEL EST LÀ : la magie de Noël règne sur PA.

Parce qu’on vous aime.

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BÉLIER

Gentil larbin de Noël
Voici Joël. Joël n’a pas d’âge, pas de famille, potentiellement pas d’âme, mais il est entièrement dédié à votre oeuvre. Chaque matin, vous entendrez le petit grelot de son bonnet pointu alors qu’il déposera sur votre paillasson votre plan d’histoire actualisé selon vos dernières avancées. Arcs majeurs et mineurs, fils rouges, fiches de personnage. Il fait tout. TOUT. Il est très présent. Alors, oui, parfois son sourire vous donne la chair de poule, mais le thé est parfaitement infusé.

TAUREAU

Puissant charme de possession
Un don puissant, à manipuler avec précaution. Pour vous, jeune plume effarouchée, qui vous rendez compte que vos personnages n’en font qu’à leur tête, ne craignez plus rien ! Grâce à ce charme, vos créations deviennent vos créatures et vous obéissent au doigt et à l’œil. Et en bonus, si vous prenez une direction trop capillotractée, vos personnages vous en informent avec respect et tact !

GÉMEAUX

Délicieuse corne d’abondance
A
vec ce don, plus de page blanche, pour toujours et à jamais. Même si avant de commencer à écrire, vous ne savez absolument pas ce que vous allez pondre, ne vous en faites pas ! Ça viendra tout seul… (Fonctionne aussi si votre papier est bleu, rose, jaune, vert, à rayures – attention, plus de difficultés avec le papier à pois – optimal sur ordinateur).

CANCER

Paillettes d’amour pur
L
e matin de Noël, dans vos petits souliers, vous n’en croirez pas vos yeux. Une douzaine de BL, écrites avec amour et application, vous attendent : est-ce là votre don ? Des BL magiques sorties du néant ? Non, MIEUX. Depuis que les paillettes d’amour pur ont voleté autour de votre tête, le monde entier s’est épris de vos écrits. Les plumes se battent pour vous écrire des commentaires, et ont fait crasher le oldFPA. C’est le moment ou jamais de capitaliser sur ce succès fou.

LION

Potion de vie infinie
P
our les plumes sentimentales, c’est le don idéal ! Si vous êtes du genre à vous attacher à vos personnages, à ne pas réussir à les lâcher pour les besoins de votre histoire, cette potion vous en dispense en douceur. Plus de morts, plus de massacre, plus de deuil : vos histoires se terminent bien, vos personnages restent en vie, et tout le monde est content !

VIERGE

Précieux raccourci magique
C
omme son nom l’indique, ce don est extrêmement précieux. Pour les pressé·e·s, les fatigué·e·s, les flemmard·e·s ou les têtes en l’air, plus de problème ! Ce chapitre laissé en plan à 500 mots de la fin se complète automatiquement, en cohérence avec votre plan, et dans votre style. Notre garantie ne couvre pas les fautes d’orthographe..

BALANCE

Channeling astral plus ou moins moral
Q
uelquefois, face à une scène épineuse, vous ne pouvez vous empêcher de vous demander comment votre auteur·e favori·e s’en sortirait. Frustré·e, vous vous persuadez que vous n’arriverez jamais à cette hauteur. On se ressaisit ! Sortez votre plus belle bougie parfumée, installez-vous confortablement et enfilez votre diadème de channeling. Grâce à ce bijou d’exception, votre cerveau entre en connexion avec l’Univers, mais aussi avec les esprits scribouillesques les plus avancés, vivants comme morts. Votre histoire reste la vôtre, mais votre regard est démultiplié par le regard d’une infinité d’autres auteur·e·s, avec leurs idées, leur style, leur génie. Et vous vous élevez avec eux (précaution d’usage: ne pas garder le diadème dans la douche).

SCORPION

Stupéfiant sortilège temporel
L
es nostalgiques de Charmed connaissent bien le mouvement qui permet de stopper le temps. Inutile de gesticuler avec le stupéfiant sortilège temporel ! Puisez au plus profond de votre procrastination et il s’activera. Désormais, le temps ralentit selon votre bon vouloir. Vous pouvez pester, traîner, rêvasser, peu importe ! Ce n’est jamais du temps perdu. Ce que vous faisiez autrefois en une après-midi entière d’écriture tient en une petite demi-heure. Attention toutefois à le mettre au niveau minimal lorsque vous fréquentez le PAChat : risque d’égarement dans les limbes éternelles.

SAGITTAIRE

Maxi-décupleur cosmique
L
e père Scribouillard est allé loin, très loin, dans les énergies noires de l’Univers pour confectionner cet artefact. Certains chuchotent qu’ils rendent fou, d’autres affirment que ça ne révèle que ce qui était déjà présent en vous. Mais lorsque vous tenez le maxi-décupleur cosmique dans vos mains, votre histoire est imprégné de hautes vibrations qui la font gonfler comme un ballon de baudruche. Vos one-shot deviennent des trilogies. Vos trilogies deviennent des hexalogies. Et il suffit de relâcher votre attention une seconde et vous voilà maintenant auteur·e d’une dodécalogie. Cadeau.

CAPRICORNE

Crayon aux mille merveilles
V
ous qui n’avez jamais participé à l’Inktober pour des raisons techniques, ce don est pour vous ! Votre coup de crayon devient l’extension de votre imagination : vos décors, vos personnages, les plans de votre univers, vos scènes, tout est parfait, beau, fidèle à ce que vous imaginiez. (suivant les sujets, le style de dessin varie et la colorisation reste aléatoire – le matériel de dessin n’est pas fourni).

VERSEAUX

Élixir de marathon avancé
A
ussi appelé “syndrome de Seja” par certains jaloux, ce don n’a rien d’anodin. Désormais, quel que soit votre état de concentration ou de fatigue, lorsque vous vous installerez devant votre ordinateur ou votre carnet, vous scribouillerez plus vite que votre ombre ! La moyenne constatée chez les sujets étudiés est de 10k en 3h. (Attention, les foulures et les crampes sont de votre propre responsabilité).

POISSONS

Mystérieux autocorrecteur enchanté
L
orsqu’en fouillant sous votre sapin, vous découvrez votre don, vous faites un peu la tête. Vous souhaitiez quelque chose de foufou et de fun, pas un outil sérieux d’adulte. Quel·le nigaud·e vous faites. Croyez-vous que le père Scribouillard se serait limité à un correcteur qui ne traque que les fautes ? Le mystérieux autocorrecteur enchanté dépasse l’entendement de la correction. Vous ne savez même plus ce que c’est, puisque vous en êtes exempté·e à vie. Aucune phrase ne sonne mal, aucune incohérence ne passe le filtre. Vos écrits sortent du premier coup… dans leur version cinquième jet (veuillez noter que ce don est incompatible avec tout spin-off ou fanfiction de Moonshine, bouton off non inclus).

Interview de Danan-Omeci

Salut les Plumes !

L’hiver sera bientôt là et l’année touche gentiment à sa fin.

C’est également l’occasion pour moi de tirer ma révérence. En effet, cette dix-huitième interview sera ma dernière. Comme beaucoup le savent (ou l’on remarqué), je ne suis plus autant présente qu’avant sur Plume d’Argent et je ne parviens pas à me tenir informée de l’élargissement de nos rangs plumesques. Je pense donc ne plus être la personne adéquate et légitime pour continuer à gérer la rubrique des Imagineurs. Alors voilà, je regrette de partir, mais je sais que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Pour continuer sur une note plus joyeuse, ce n’était pas prévu au départ mais, pour ce final, je suis heureuse d’avoir pu collaborer avec une amie très chère. Merci d’accueillir Danan-Omeci !

 

1. Quand tu as débarqué sur PA, l’année dernière, tu portais le pseudo de Omecihuatl. Peux-tu nous éclairer sur sa signification ?

J’écris beaucoup en collaboration avec Vava-Omete ; nous partageons nos idées, nous nous inspirons mutuellement et souvent nous créons des mondes ensemble. Il y a plus précisément un énorme univers, construit ces dix dernières années, qui nous lie. Puisque nous sommes une dualité de création, il nous a paru important de le souligner en créant nos compte sur Plume d’Argent. Ometeotl est un nom désignant une paire de divinités aztèques créatrices : Ometecuhtli et Omecihuatl. Ome voulant dire deux et teotl, dieu. Puis il a fallu pouvoir nous différencier et chacune d’entre nous a repris son vieux pseudo tout en gardant la référence avec Omeci et Omete.

2. Sur quel(s) topic(s) du forum aimes-tu te balader et pour quelle(s) raison(s) ?

J’aime beaucoup les discussions littéraires. J’évolue dans un monde très science dure au jour le jour et c’est difficile de trouver des occasions où l’on peut parler écriture, expression et littérature avec de multiples personnes à la fois. J’aime beaucoup lire des approches multiples sur des questions.

3. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’écriture ?

C’est ce qui me cristallise le plus : absence d’obligations, de jugement, contrôle total et potentiel d’aider le monde (même si pour le coup c’est très ambitieux x) ) . Personne n’a jamais pu m’atteindre ou me blesser par rapport à mes écrits, j’ai toujours eu un sentiment de confort et de justesse dans ce domaine, ce qui me protège des critiques et m’aide à les accepter. Dans toutes mes autres activités, on attendait de moi que j’aie les meilleurs résultats : c’était normal. Que la performance baisse un peu et tout de suite, rien allait. C’était une pression assez terrible et heureusement, personne n’était le moins du monde intéressé par mon écriture.

On m’a fichu la paix dessus et j’ai pu cultiver une certaine assurance. Mon imagination me permet de facilement créer des mondes, des situations et même si parfois j’aime l’exprimer de diverses manières telles que le bricolage, la réalisation, le dessin, l’écriture reste mon confort absolu. Puis, dernier point, écrire me permet de tester des idées. Qu’est-ce qu’il se passerait si le modèle politique de la Chine était utilisé en Suisse, si personne ne travaillait, comment est-ce qu’on se sent lorsqu’on est mutilée, ou expatriée…ça me permet de satisfaire au moins en partie ma curiosité et après lectures abondantes, de créer une synthèse de mon ressenti.

4. Quels genres de difficultés peux-tu rencontrer dans tes écrits ?

Je vois de manière très claire et précise les scénarios et les univers que j’invente ce qui fait que j’ai de la peine à les expliquer à l’écrit. On me dit très souvent « je n’ai pas compris » à la première écriture et je dois faire un effort conscient pour ne pas être synthétique. Sinon, les personnages et leurs dialogues, j’ai encore beaucoup de progrès à faire. Ah. Et ne pas trouver ce que j’écris horrible. J’arrive à me forcer à ne pas relire immédiatement – sinon je n’écrirais rien – mais systématiquement ce que j’écris est moins bien que ce qui était dans ma tête, et le processus de correction est beaucoup trop lent pour ma patience. Mais là aussi, je m’améliore.

5. Qu’est-ce que le thème de ce trimestre, « échos », évoque pour toi ?

L’écoute, les commérages et la bêtise.

6. Tu as évoqué votre univers commun avec Vava-Omete, La Plateforme (le texte qui le présente Icosaedre, est disponible sur le site) : comment s’organise votre collaboration depuis toutes ces années ?

Beaucoup de communication. L’histoire a commencé comme roleplay entre nos deux héros principaux, sur skype principalement. Des idées ont été lancées, testées, certaines gardées et d’autres oubliées ou délibérément abandonnées. Je pense qu’à un certain moment, on a commencé à assez maîtriser notre univers pour pouvoir simplement lancer des idées et en discuter via messageries sans devoir les jouer. Nous habitons assez loin l’une de l’autre, donc beaucoup se fait par le web. Si j’ai une idée je vais aussitôt lui envoyer un message et vice-versa. Il n’y pas vraiment d’arrêt au cours d’une journée.

On a aussi passé quelques journées physiquement ensemble à poser un scénario. Ca a commencé à devenir sérieux il y a deux ans je crois, depuis l’histoire a encore évolué : les actions générales sont posées, mais on discute encore sur le background de nos personnages, sur la situation politique, l’organisation. Finalement on s’est partagé les chapitres d’écriture et maintenant c’est en bonne voie !

Il y a aussi un autre aspect important dans notre collaboration, au niveau de nos caractères. Elle préfère ne pas avoir de scénario pour écrire, moi j’en ai absolument besoin d’un. Donc je dirais qu’on s’équilibre, avec une qui pousse vers l’avant et une autre qui ralentit le rythme et demande des repères. C’est vraiment une collaboration à tous les niveaux : l’encouragement est important également.

7. Peux-tu nous en dire un peu plus sur les mystérieuses Portes présentes dans cet univers ?

Oh ! Une demande d’information sauvage ! Les Portes sont extrêmement importantes dans cet univers. La zone principale où se passe cette aventure s’appelle La Plateforme, c’est une sorte d’île artificielle, un condensé de magie vaquant entre planètes, mondes et univers. Pour accéder à La Plateforme depuis la Terre, ou bien pour se balader sur d’autres univers, il faut passer par ces Portes. Ce sont des portails interdimensionnels en quelque sorte. Ils reposent sur un complexe mélange de technologie et de magie et sont en général gérés par le clan des Néants qui a la charge de la maintenance de la Plateforme.

8. Comment décrirais-tu Diane, l’héroïne de ton texte du même nom ? Qu’est-ce qui t’a inspirée pour créer ce personnage ?

Diane est une femme très instinctive. Avant d’avoir son enfant et de vivre sa déchéance dans la société du Quatrième Monde, elle suivait son instinct et ses envies, sans trop se soucier des conséquences possibles. Maintenant, ses impressions supplantent encore sa réflexion, mais elle n’est plus la personne au centre de ses intérêts.

La création…à vrai dire, c’est une de ces histoires où le monde et l’histoire sont venus avant le personnage. Le monde fait partie des univers de La Plateforme, donc il était déjà là et je voulais écrire une histoire ressemblant à celles que l’on pouvait lire dans la Bibliothèque Verte, notamment les aventures de Lancelot, d’Alice Leroy…donc il me fallait une héroïne qui soit détective. J’avais une restriction supplémentaire : je voulais qu’elle soit de la Haute Société du Quatrième Monde. Ca me permettait un accès sur des informations sensibles (l’organisation, la politique, les secrets) et aussi je voulais discuter des différences de classe et de la position d’une femme là-dedans. Accessoirement, j’adore la mode et je n’avais pas encore un personnage dans lequel catalyser cette passion-là

Pourquoi et comment…c’est en se posant ces questions qu’elle est apparue. Niveau inspirations…il doit y avoir un peu de Lancelot, Alice Leroy, d’Arsène Lupin, de Gail Carriger et beaucoup de mes voyages en Corée, Chine et Japon. Pour l’instant, c’est le texte en collaboration avec Vava qui est prioritaire, mais dès le premier jet fini, c’est la première aventure de Diane qui prendra la tête de mon agenda.

9. Le texte Laser. Couteau. Ciseaux est assez cru et sordide, est-ce que ça a été difficile pour toi de le mettre sur pied ? Dans quel état d’esprit étais-tu en l’écrivant ?

Je crois que tout est parti d’un article dans le journal concernant les mutilations faites sur les adolescentes en Suisse. Il me semble qu’il s’agissait d’une statistique, bref, j’ai voulu me renseigner sur les différentes mutilations possibles et leurs classifications (bienvenue dans mes soirées) et je suis tombée sur un récit de voyage. Si l’histoire a parue crue aux lecteurs, ce carnet l’était bien plus, avec nombre de détails visuels. Au final, la vie de ces femmes était extrêmement structurée : la mutilation, le mariage, les enfants. Comme un cycle infernal et je crois que c’est ce cycle-là qui est resté dans ma tête et qui a structuré l’histoire.

Le plus difficile pour moi était de gérer les émotions de Noël : qu’est-ce qu’on ressent lorsqu’on est vendue comme un objet, qu’on est privé de sa féminité, de sa liberté et finalement de son futur ? C’était tellement difficile que je me suis plus attachée à ses sens qu’à ses émotions. Le bois qui râpe, le tissu qui brûle. Je voulais ses sens assaillis à l’étouffer. En l’écrivant, j’étais plongée dans son corps, sans trop réfléchir à l’injustice, c’était plus un défilé d’événements.

10. Pour finir, que dirais-tu que l’écriture t’a apporté ?

Des rencontres d’abord. Sans l’écriture, je n’aurais jamais rencontré Vava et je serais une personne très différente aujourd’hui. Un rêve ensuite et la capacité d’avoir des projets : je ne me laisse pas porter par la vie, travailler pour dormir pour travailler sans but final, très peu pour moi. Et finalement une confiance en moi : je sais écrire. Que ce soit vrai ou non, prétentieux et irrévérencieux, ne change rien au pouvoir de cette confiance dans ma vie de tous les jours.

 

Ainsi s’achève cette ultime interview.

Je tenais à remercier infiniment Danan-Omeci qui a accepté de répondre à mes questions malgré son agenda de ministre ! 😉

J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à collaborer avec toi et à découvrir tes réponses passionnantes ! Je te souhaite encore plein de beaux projets et de rêves réalisés pour la suite !

Il est temps maintenant que je prenne congé de vous. Je tenais simplement à vous dire que ça a été un honneur pour moi de gérer cette rubrique et d’apprendre à mieux connaître toutes ces talentueuses Plumes à travers les interviews. J’ai vraiment passé d’excellents moments, ça aura été un plaisir d’un bout à l’autre pour moi et j’espère humblement être parvenue à vous faire passer quelques bons moments devant votre écran aussi.

Merci à toutes celles et ceux qui ont accepté mes demandes d’interviews.

Merci à toutes celles et ceux qui les ont lues.

Merci à vous les Plumes.

 

Gardez vos plumes affûtées, toujours.

Slyth

Galerie de Plumes – Spécial Inktober 2018

Un flot d’encre s’est répandu
sur Plume d’Argent !

Pour ceux et celles qui n’étaient ni sur le forum ni sur les réseaux sociaux au mois d’Octobre, qu’est-ce que l’Inktober ? C’est un challenge qui consiste à produire un dessin à l’encre par jour dans le but d’améliorer vos talents avec cet outil. Plume, stylo à bille, pinceau ou doigt : tout est permis, du moment que les illustrations comportent de l’encre ! Je vous ai résumé l’ensemble du challenge dans cet article du mois précédent.

Cette année, nous avions réalisé une liste des thématiques spécial Plume d’Argent, avec des titres d’histoires que vous avez publiées au cours de ces dernières années : 

Les thématiques tournaient un peu autour du macabre (ça alors)

Sur Plume d’Argent, il n’en fallait pas plus pour qu’une partie du forum mette la main à l’encrier (ha ha ha) pour un mois de pure créativité couplée à, il faut le dire, parfois un peu d’horreur. Mais eh, nous sommes au mois d’Octobre après tout ! Mention spéciale à Flowrale et Isapass, qui ont toutes les deux fournies un dessin par jour durant l’Inktober, ce qui est un exploit en soi quand on connaît la rigueur que requiert ce challenge.

Et, comme chaque année, rendons également hommage à tous les autres, qui ont essayé de tenir 31 jours et… essayer, c’est déjà bien ! On peut toujours se dire que ce n’est que partie remise, puisque l’Inktober reviendra en octobre 2019, avec toujours plus d’encre, de sang et de thèmes palpitants. Vivement l’année prochaine !

Pour rendre hommage à ces artistes et à leurs œuvres, pour les féliciter de s’être investi•e•s, d’être venu•e•s poster et encourager les autres sur le forum, voici une galerie peu commune, garantie 95% encre (c’est la faute à Gueule de Loup, son Melchior était trop beau même si c’est du digital), 100% Plume d’Argent !

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Inktober & Pumpkin Autumn Challenge 2018 : les défis de l’automne !

L’Inktober &
le Pumpkin Autumn Challenge 2018

Un challenge pour les amoureux.ses du dessin,
un autre pour les addicts de lecture !

Comme tous les ans, l’automne pointe le bout de son nez (heureusement, sinon l’humanité serait dans un triste état). Et automne rime (presque) avec chocolat chaud, plaids, lecture au coin du feu, soupe au potiron, Halloween… mais surtout INKTOBER ET PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE ! 

Choisissez votre camp : vous adorez dessiner, prendre vos pinceaux ou vos crayons pour gribouiller, illustrer vos romans, vos personnages, ou ceux des autres, l’Inktober est fait pour vous ! Le dessin ce n’est pas votre fort ? Après tout, on est sur un forum d’écriture hein, et qui parle d’écriture parle aussi de lecture. Et si vous aimez lire, alors vous adorerez plonger dans le Pumpkin Autumn Challenge !

Inktoquoi ? Pumptruc challenge ? Ces deux défis ne vous disent rien ? Lisez donc la suite de l’article !


L’Inktober 2018

Sur Plume d’Argent, nous fêtons depuis deux ans le retour annuel de l’Inktober, auquel les plumes de tous niveaux sont conviées à participer dans l’encre et la bonne humeur ! Pour les nouveaux qui se demandent qu’est-ce que l’Inktober, un petit récap’ en bonne et due forme :

L’Inktober est un challenge qui se déroule sur le mois d’Octobre. Le but initial est de produire un dessin à l’encre par jour (coucou aux plus téméraires). Le Inktober Drawing Challenge commence le 1er octobre et se termine le 31, il est ouvert à tous : débutants, expérimentés, ça ne fait aucune différence puisque le plus important c’est de profiter de ce mois pour dessiner, s’améliorer, échanger avec les autres participants et s’éclater !

Comme chaque année, le créateur de l’événement, Jake Parker, a fait une liste officielle des thèmes du mois que vous trouverez ici. Sur Plume d’Argent, on a eu envie de faire notre propre liste, inspirée des noms les plus macabres de vos romans !

Une liste 100% Plume d’Argent, approuvée par tous les meurtriers du coin

Il n’est pas obligatoire de suivre les thèmes, vous pouvez parfaitement dessiner des papillons tous les jours sans que personne ne vienne vous hurler dessus ! Les thèmes sont là pour ceux et celles qui n’ont pas d’idée ou veulent s’imposer des limites. Libre à vous d’interpréter les thèmes à votre manière ou d’aller lire les fictions des auteurs si vous choisissez de les suivre.

Ensuite, venez publier vos dessins dans le topic de l’Inktober 2018 sur Plume d’Argent. Vous pouvez aussi le partager sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram, etc) sous les hashtags #inktober et #inktober2018 !

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IRL de l’été 2018 : de Payrac à Payrac-Argenté-sur-Oise-en-Corrèze

En l’an de grâce 2018, entre le 19 et le 23 juillet, alors que les chaleurs de l’été nous plongeaient tous et toutes dans des torpeurs sans pareilles, a eu lieu un événement que la plumauté attendait avec impatience : la Grande IRL PAenne. L’accueil y a été mémorable, la nourriture incroyable, l’ambiance exceptionnelle et surtout la compagnie des plus raffinées. Sans plus attendre, voici un florilège de ces moments si précieux passés ensemble dans la vraie vie, à Payrac, chez la très accueillante famille de Jamreo !

 

TEXTES EN DEMI-PAGE

Pour cet atelier d’écriture, le principe est de partir d’un texte publié sur Fiction Plume d’Argent, d’en imprimer une page, puis de plier celle-ci en deux dans le sens de la hauteur. Ces “demi-pages” sont distribuées au hasard parmi les participant·e·s, qui doivent alors compléter la partie manquante au gré de leur imagination ! En voici les résultats, agrémentés de quelques photos des plumes en plein travail.

Les parties inventées sont en italique.

Jamou contemple sa création avec fierté, sans savoir que Dan est prête à tout pour piquer ses idées. Luna, elle, cherche au plus profond d’elle-même comme une vraie artiste.
Beul ne cache pas sa fatigue après tant de travail

 

Texte de Jam par Nana

À première vue, il s’agissait d’un établissement banal dont les clients avaient tendance à disparaître sous la montagne de gris, noir et blanc. C’était plutôt louche car la devanture était en sympathique bois vieillot dans les coins mais pas dans la partie centrale. Monsieur America vous invitait à entrer avec un large sourire. Mais comme souvent avec les robots, son sourire plastifié se répétait ainsi que le nom du café (hors de prix) qu’on ne pouvait obtenir que sur abonnement. Entre autres, un double american (édition collector avec du lait de brebis) vous obligeait à passer directement par la centrale d’achat.
Les non-initiés passaient à côté de l’insubordination de Monsieur America à cause des limites de ses capacités intellectuelles – un penchant extrêmement préjudiciable au syndicat des cafetiers, qui pouvaient être de réels oublieux, de temps à autre, et n’étaient qu’une bande de grosses feignasses. Au moins, Monsieur America n’avait pas trop d’ennuis. Combien de temps avant que quelqu’un se rende compte que son café était beaucoup trop cher ? Tout pouvait changer si vite.
Le cou rentré dans les épaules pour se faire plus petit qu’un raton-laveur, l’homme buvait son café en écoutant la musique entraînante à base de trombones l’englobant. Des gens louches mangeaient leur pâtisserie. Sanne en reconnut deux. Mais pas les autres, pourtant ils étaient encore plus louches. Soudain, il glissa sans s’arrêter, comme s’il ne s’était jamais tenu debout sur une surface horizontale. Quelqu’un lui lança un tablier rouge reprenant les motifs du mythique bouclier d’Abraracourcix. Il se retourna et repéra une femme avec un écran ouvert au creux de la main.

–     Bonjour, je voudrais retirer mon spécial super-héros – celui avec du lait de brebis.

La fille tendit impérieusement la main et Sanne lui donna 50€.

–     Hmm, il semble y avoir un problème. Votre solde n’est pas suffisant pour ajouter du lait de brebis.
–     Ah bon. Pourtant je sais compter.
–     Attendez, suivez-moi. Nous allons demander au gérant si sa brebis est prête à faire une exception…

La serveuse sortit de derrière le comptoir et fit signe à tout le monde de se tirer vite fait. Elle poussa la porte, qu’elle prit soin de fermer derrière elle.

–     Allez-y, souffla-t-elle.
–     Merci.

Sanne se pressa dans le couloir tandis que l’autre attaquait son café.
Après des tours et détours pris sans y penser, elle tomba sur une pièce remplie d’étagère. Elle n’eut pas fait trois pas que quelqu’un surgit de nulle part, une brebis dans les bras. Elle reconnut le chef au rythme particulier de la respiration, et se retourna vers la porte pour fuir. Mais au son de sa voix, elle se figea :

–     Bonjour.
–     Bonjour.
–     On vient pour un peu de lecture ?
–     Hmhm.

D’un air absent, elle délogea sa carte Captain America de son oreille. La serveuse était démasquée : elle faisait partie des plus fidèles visiteuses et il la fusilla du regard pour bien la faire culpabiliser. Soudain, sous ce front plissé comme un vieux parchemin, la fille compris tout : elle n’était qu’un personnage de fiction.

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Les héroïnes en marge du Cycle des Esprits

/!\ Cet article contient des spoilers

La différence
au cœur de l’histoire

«  Diversity is strength. Difference is a teacher. Fear difference, you’ll learn nothing. » »
— Hannah Gadsby, Nanette

Je n’ai illustré qu’une seule fiction PAenne dans cet article, mais notez que chaque fiction que j’ai lue jusqu’ici sur Plume d’Argent était riche en diversité et source d’enseignement. Des personnages aux physiques variés de GueuledeLoup aux personnalités troublantes créées par Dédé, en passant par les fines équipes de Danah dans Moonshine ; nous avons de quoi nous régaler pour des lustres !

Ce qui nous rassemble, dans notre communauté argenté, c’est bien ça : la différence. Mais aussi notre manière d’interagir avec, sans apriori, et de l’accueillir comme il se doit. Avec humanité. C’est, du moins, ce que j’ai toujours vu transparaître dans vos romans.

Sans plus attendre, découvrons ensemble les deux héroïnes marginales du Cycle des Esprits, un roman fantastique de Flammy !


Callune

(Le Cycle des Esprits, de Flammy)

Copyright : © Luposlipaphobya

«  Il lui restait une moitié de vie. Probablement à survivre, à subir les foudres de Hawk. Qu’importe. »  © Flammy

Rejetée par les siens, détestée par ceux qui l’accueillent, Callune n’a d’autre choix que de rester prostrée sur elle-même en espérant trouver grâce auprès des autres. Dès le départ, on la voit se battre pour que son statut d’anti-héroïne née ne la définisse pas. Sa plus belle qualité, c’est cette force mentale qui lui permet de survivre aux brimades, aux agressions, à la haine de ses pairs.

Callune est née différente : contrairement aux autres membres de sa famille, elle n’a aucun pouvoir. Cette différence est d’abord un fardeau, une honte, un tombeau, avant de devenir un semblant d’espoir. Parce qu’elle a permis à Callune d’aller là où sa famille ne s’est jamais aventurée, à la rencontre d’autres êtres, anormaux, qui se cachent pour éviter qu’on ne les chasse.

C’est là-bas, avec eux, qu’elle apprendra que la différence peut aussi muer en force lorsqu’on l’accepte enfin.

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Interview de Jowie

Bonjour les Plumes !

La moitié de l’été est déjà passée mais PA ne prend jamais de repos : les Plumes continuent de lire et d’écrire, le forum demeure rempli de vie et de surprises.. bref, impossible de s’ennuyer dans nos belles contrées !

A travers vos œuvres, vous nous faites voyager, rêver, pleurer, rire, nous exclamer, nous émouvoir… vivre d’autres vies en somme !

Pour cette interview, j’ai invité une Plume qui sait bien faire usage de ces différents pouvoirs d’auteur : elle dessine aussi merveilleusement bien et sa passion pour la nourriture est légendaire… merci d’accueillir Jowie !

1. Ça fait déjà quelque temps que tu fais partie des Plumes.. tu te souviens comment tu as débarqué ici ?

C’est un peu flou dans ma tête mais je sais que j’ai appris l’existence du site grâce à La Passe-Miroir (Je suis si originale.). Je me souviens que pour me présenter sur l’ancien forum, j’avais été extrêmement brève, mais j’avais estimé utile de mentionner mon obsession pour les barres de céréales. Au miel.

Bref, découvrir Plume d’Argent est tombé à pic pour moi, parce qu’à l’époque mon écriture stagnait. J’avais besoin de partager mes histoires, de recevoir des retours constructifs et de progresser. La communauté Paenne m’a offert bien plus que ça.

2. Et quel genre de commentatrice es-tu donc ?

Le genre qui tombe toujours dans le panneau et qui culpabilise à mort si je ne fais pas un commentaire par chapitre que je lis. J’essaie d’être aussi régulière que possible dans mes lectures. Ma pile à lire PAenne s’allonge à l’infini, mais tant mieux ! En ce moment, je me suis fixée l’objectif de lire et commenter au moins deux chapitres par semaine. Ça me permet d’avancer lentement mais sûrement.

3. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’écriture ?

Le fait qu’elle permette de voyager, de s’échapper, de se défouler. Le fait qu’en regroupant des lettres et des mots, on façonne des mondes, des images, des gens, des sensations et des émotions qui peuvent se transmettre. Le fait qu’elle puisse transformer un mauvais souvenir ou une expérience difficile en quelque chose de beau et dont on est fier.

Je trouve ça fou aussi que l’on puisse relire son propre texte et se surprendre (“C’est moi qui ai écrit ça ?”), rire à ses propres blagues ou remarquer entre les lignes des choses sur soi-même dont on n’avait pas pris conscience jusqu’alors.

4. Quels genres de difficultés peux-tu rencontrer dans tes écrits ?

Je pourrais pondre toute une liste.

Le pire, c’est quand un personnage as des ennuis pas possibles et que moi, je dois le tirer de là sans que cela paraisse trop facile. Mais… le sauveur ninja qui débarque en mode deus ex macchina pour tout arranger, c’est vraiment trop tentant.

Sinon, garder la personnalité et les pensées d’un personnage constantes malgré son développement et les épreuves qu’il traverse est un également un défi pour moi. Tout comme rester “historiquement crédible” dans le cadre d’une fiction se déroulant à une autre époque. Mine de rien, il y a énormément de détails auxquels il faut faire attention. Mais en même temps, j’aime ça: ça me pousse à faire des recherches.

5. Qu’est-ce que le thème de ce trimestre, « différence ». évoque pour toi ? Est-ce un thème qui t’inspire ?

« Différence », ça peut être ne pas se sentir comme les autres, avec derrière u un sentiment de distance ou de solitude ; or “différence”, ça veut aussi dire “diversité” et donc “richesse”. Dans mes histoires, il est souvent question de personnages qui ne se sentent pas à leur place ou qui n’ont pas l’impression d’appartenir à la communauté majoritaire. On peut se sentir « décalé » pour mille raisons. Que la différence soit physique, de l’ordre des idées, des valeurs ou de la culture, c’est un thème qui m’interpelle et que j’aime explorer à travers l’écriture. Il est étroitement relié à l’identité, au « qui-suis-je par rapport aux autres ? À quelles valeurs et à quelles personnes est-ce que je m’identifie ? »

Je ne pense pas avoir infusé ces problématiques dans mes textes de manière consciente, mais maintenant, avec un peu de recul, je le vois clairement. Ça ne m’étonne pas : ce sont des questions qui m’ont beaucoup travaillée. J’espère montrer à travers mes personnages que les différences peuvent devenir de précieuses ressources.

6. Parlons maintenant de ta saga Hêtrefoux (anciennement Les croyances de Bronwen), comment t’es venue l’idée de cette histoire ?

Posons d’abord le contexte. Juillet 2010, je viens de boucler la pire année scolaire de ma vie dans une école où je me sens comme un alien. Ma confiance en moi traîne par terre et je suis très irascible. Malgré tout, je garde espoir : à la rentrée, c’est direction le collège ; le futur est une page blanche.

C’est l’été, je lis Les secrets de l’immortel Nicholas Flamel de Michael Scott qui me fait découvrir la déesse irlandaise Morrigan. Je cours sur Internet pour en savoir plus. Or ce n’est pas sur Morrigan la déesse que je tombe mais Morrigan le personnage du jeu vidéo de rôle Dragon Age: Origins. Le monde de Origins attire mon attention : les elfes y sont représentés comme des sous-êtres, des esclaves. Autrement dit, rien à voir avec les beaux, puissants et gracieux elfes du Seigneur des Anneaux par exemple. Graduellement, je me demande : pourquoi ne pas pousser la réflexion plus loin ? Et si les elfes étaient carrément vus comme des abominations ? Et si les humains avaient voulu les exterminer ? (Ironiquement, ce n’est que depuis début 2018 que j’ai vraiment joué à un jeu Dragon Age.)

Ce nouveau regard de quelque chose que je croyais connaître, le fait que je ne me sentais pas exactement comme une rock star et que je m’ennuyais se sont mis ensemble. Résultat : écrire une aventure me démangeait. Et là, je me suis dit: « Je vais commencer une histoire et cette fois, je la terminerai ».

7. Le moins que l’on puisse dire c’est que ton héroïne, Eleonara, n’est pas banale ! Que peux-tu nous dire sur elle ?

Eleonara vit dans dans un monde où personne ne lui ressemble et où elle n’a pas le droit d’exister. Un monde dont elle ne connaît que l’intérieur d’une taverne. Ses maîtres la traitent comme un chien, mais en même temps, tiennent à cacher son identité.

Eleonara hait les humains qui, selon elle, lui ont tout pris et rendent son existence un calvaire. C’est une fille taciturne et seule qui se sent impuissante. Elle cultive une rage destructrice qui la ronge et dont elle perd contrôle. Malgré tout, elle s’accroche fiévreusement à la vie et est déterminée à survivre pour se venger des humains, puis rejoindre les terres de ses ancêtres. Curieuse, voire assoiffée de savoir, elle cherche à remonter l’histoire des Troyaumes en quête de la vérité et se découvre en passant une passion pour les langues des différents peuples, ce qui lui fera des amitiés là où elle n’en espérait pas.

Au cours de son voyage pourtant, Eleonara sombre dans la confusion. Elle réalise que ses convictions les plus fondamentales ne coïncident pas du tout avec la réalité des Troyaumes. À partir de là, elle remet tout en question. C’est un personnage qui évolue et apprend beaucoup au fil de la série, mais pas sans quelques heurts et désastres !

8. Dans ce texte, tu évoques différents peuples (Einhendriens, Opyriens, Nordiques, Elfes) : comment t’es-tu débrouillée pour pouvoir nous les présenter de manière aussi complète et réaliste ?

Je m’intéresse beaucoup aux différences interculturelles et à leurs implications. Je me suis inspirée de cultures qui m’intriguaient particulièrement. En en prenant un élément par-ci, un élément par là et en combinant les cultures qui m’interpellaient particulièrement, j’ai fini par en créer des nouvelles. Ainsi, les Einhendriens sont un pot-pourri de cultures Européennes ; certains prénoms ont même des tendances slaves. Les Opyriens, eux, incarnent plus une mosaïque d’ethnies qu’un peuple uniforme, comme en Éthiopie, par exemple. Certains sont citadins, d’autres sont nomades, certains ont la peau foncée comme la nuit, d’autres sont basanés. Chaque tribu opyrienne a ses propres croyances et mœurs, ce qui ne les empêche pas de cohabiter en paix.

Évidemment, la culture des trois peuples humains se rattache à leur histoire commune qui, mine de rien, a déterminé qui parle quelle langue. Je m’explique : le Mikilldys (le Nord) et l’Opyrie ont été assujettis par l’Einhendrie, qui impose sa langue. En tant que sujets diplomatiques et coopératifs, les Opyriens ont fini par “oublier” leur langue d’origine, alors que les Nordiques, plus rebelles, sont devenus bilingues, faisant tout pour ne pas oublier leur identité, leur dialecte.

Pour l’instant, je n’ai représenté les elfes qu’à travers les souvenirs et les découvertes d’Eleonara ainsi que les effrayantes rumeurs répandues par les humains. Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas ? On verra !

9. As-tu déjà imaginé une fin pour cette saga et/ou sais-tu combien de tomes la composeront ?

J’ai une fin, mais elle est très flexible, ce qui me donne pas mal de liberté. Rien n’est vraiment décidé, alors je serai moi aussi surprise au moment de poser le point final. J’avais prévu trois tomes mais avec l’ampleur que ça prend, peut-être que j’en ferai quatre. Je ne sais pas encore. Le troisième tome décidera.

10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

Le porridge, c’est bon pour le cœur.

Non, plus sérieusement, j’aimerais juste remercier tout le monde sur Plume d’Argent. Le fait que l’on puisse tous échanger sur une, voire plusieurs passions communes, tout en s’entraidant dans un cadre à la fois décontracté, amusant et constructif, ce n’est pas quelque chose que l’on trouve partout. C’est un projet qui foisonne et qui grandit en créativité (on a même une radio et des interviews, quoi !) Sans dire que l’on fait de belles rencontres. J’ai l’impression que c’est super cliché de finir mon interview avec ça, mais voilà, ça ne fait pas de mal de prendre une minute pour apprécier ce qu’on a.

Et pour le porridge, je vous jure que c’est vrai.

 

Ainsi s’achève cette interview.

Je tiens à remercier du fond du cœur Jowie, ma chère compatriote, qui a accepté mon invitation spontanément et avec beaucoup d’enthousiasme. Personnellement, je me suis beaucoup retrouvée dans tes réponses et je suis très heureuse que nous puissions nous connaître et partager de belles expériences !

J’espère que cette interview vous aura plu tout autant qu’à moi chers lecteurs et lectrices !

Et maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire : filez tout de suite avaler un bol de porridge !

Gardez vos plumes affûtées,

Slyth

Les appels à textes du trimestre #2

L’été est bientôt fini, eh oui, eh oui… Mais, est-ce pour cela qu’il faut délaisser l’écriture ? Que nenni. Certes, les adeptes de Plume d’Argent risquent d’être fort occupés à lire pour le Plumest Show. Depuis quand lire et écrire sont deux activités incompatibles ? Allez ! Hop ! Hop ! Hop ! Piochez un appel à textes parmi ceux de cette liste et au travail !

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HoroPAscope juillet-août-septembre 2018

HOROPASCOPE : THE PROPHECY SPECIAL

Pour cette deuxième édition, après une horde de commentaires admiratifs à la limite du fanatisme, le cabinet Na&Lish a pu revoir à la hausse ses prix son souci de vous apporter des prédictions de qualité. En bonus de votre HoroPAscope tant attendu, nous vous offrons notre expertise scribouillesque.
De la même façon qu’il n’y a pas de fantasy sans prophétie, il n’y a pas d’avenir littéraire sans bestseller. Et devinez ce que les astres nous ont révélé, une nuit de tempête ? Chaque Plume a un bestseller en elle, déjà écrit, déjà bêta-lu, quelque part dans les limbes du temps futur. Prenez une inspiration et découvrez le succès qui attend en VOUS.

Encore un grand merci à Laure pour ses magnifiques dessins !

BÉLIER

Inspiration : L’envie est là, tellement forte qu’elle commence à vous donner mal à tête. Et pourtant, ça rechigne. La raison : votre histoire ne semble pas être à la hauteur de vos ambitions grandioses. Ne perdez pas courage ! Rappelez-vous pourquoi vous écrivez et laissez de côté (pour l’instant) vos fols espoirs d’adaptation cinématographique.

Correction : Vos relectures, toutefois, vous redonnent confiance en vous ; vous sentez que votre style progresse !

Vie PAenne : Heureusement, Jupiter veille à vous préserver de votre esprit critique lorsqu’il s’agit de votre vie sociale. Vous vous sentez encore plus à l’aise sur PA que d’habitude (est-ce au moins possible ??). Profitez-en pour accueillir les nouveaux et les contaminer avec votre bonne humeur !

*Votre prophétie* Votre énergie se retrouve dans vos écrits : dynamiques, rentre-dedans, ils explorent souvent le thème du pouvoir pour appuyer où ça fait mal. Les domaines de la politique, de la finance, du sport, ou bien l’administration PAenne seront bousculés par votre roman incisif. 
Son titre ? Les Perdants Mourront Sans Dents ; un thriller sans dents, mais aussi sans compromis.

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