Galerie de Plumes – Spécial Inktober 2018

Un flot d’encre s’est répandu
sur Plume d’Argent !

Pour ceux et celles qui n’étaient ni sur le forum ni sur les réseaux sociaux au mois d’Octobre, qu’est-ce que l’Inktober ? C’est un challenge qui consiste à produire un dessin à l’encre par jour dans le but d’améliorer vos talents avec cet outil. Plume, stylo à bille, pinceau ou doigt : tout est permis, du moment que les illustrations comportent de l’encre ! Je vous ai résumé l’ensemble du challenge dans cet article du mois précédent.

Cette année, nous avions réalisé une liste des thématiques spécial Plume d’Argent, avec des titres d’histoires que vous avez publiées au cours de ces dernières années : 

Les thématiques tournaient un peu autour du macabre (ça alors)

Sur Plume d’Argent, il n’en fallait pas plus pour qu’une partie du forum mette la main à l’encrier (ha ha ha) pour un mois de pure créativité couplée à, il faut le dire, parfois un peu d’horreur. Mais eh, nous sommes au mois d’Octobre après tout ! Mention spéciale à Flowrale et Isapass, qui ont toutes les deux fournies un dessin par jour durant l’Inktober, ce qui est un exploit en soi quand on connaît la rigueur que requiert ce challenge.

Et, comme chaque année, rendons également hommage à tous les autres, qui ont essayé de tenir 31 jours et… essayer, c’est déjà bien ! On peut toujours se dire que ce n’est que partie remise, puisque l’Inktober reviendra en octobre 2019, avec toujours plus d’encre, de sang et de thèmes palpitants. Vivement l’année prochaine !

Pour rendre hommage à ces artistes et à leurs œuvres, pour les féliciter de s’être investi•e•s, d’être venu•e•s poster et encourager les autres sur le forum, voici une galerie peu commune, garantie 95% encre (c’est la faute à Gueule de Loup, son Melchior était trop beau même si c’est du digital), 100% Plume d’Argent !

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Inktober & Pumpkin Autumn Challenge 2018 : les défis de l’automne !

L’Inktober &
le Pumpkin Autumn Challenge 2018

Un challenge pour les amoureux.ses du dessin,
un autre pour les addicts de lecture !

Comme tous les ans, l’automne pointe le bout de son nez (heureusement, sinon l’humanité serait dans un triste état). Et automne rime (presque) avec chocolat chaud, plaids, lecture au coin du feu, soupe au potiron, Halloween… mais surtout INKTOBER ET PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE ! 

Choisissez votre camp : vous adorez dessiner, prendre vos pinceaux ou vos crayons pour gribouiller, illustrer vos romans, vos personnages, ou ceux des autres, l’Inktober est fait pour vous ! Le dessin ce n’est pas votre fort ? Après tout, on est sur un forum d’écriture hein, et qui parle d’écriture parle aussi de lecture. Et si vous aimez lire, alors vous adorerez plonger dans le Pumpkin Autumn Challenge !

Inktoquoi ? Pumptruc challenge ? Ces deux défis ne vous disent rien ? Lisez donc la suite de l’article !


L’Inktober 2018

Sur Plume d’Argent, nous fêtons depuis deux ans le retour annuel de l’Inktober, auquel les plumes de tous niveaux sont conviées à participer dans l’encre et la bonne humeur ! Pour les nouveaux qui se demandent qu’est-ce que l’Inktober, un petit récap’ en bonne et due forme :

L’Inktober est un challenge qui se déroule sur le mois d’Octobre. Le but initial est de produire un dessin à l’encre par jour (coucou aux plus téméraires). Le Inktober Drawing Challenge commence le 1er octobre et se termine le 31, il est ouvert à tous : débutants, expérimentés, ça ne fait aucune différence puisque le plus important c’est de profiter de ce mois pour dessiner, s’améliorer, échanger avec les autres participants et s’éclater !

Comme chaque année, le créateur de l’événement, Jake Parker, a fait une liste officielle des thèmes du mois que vous trouverez ici. Sur Plume d’Argent, on a eu envie de faire notre propre liste, inspirée des noms les plus macabres de vos romans !

Une liste 100% Plume d’Argent, approuvée par tous les meurtriers du coin

Il n’est pas obligatoire de suivre les thèmes, vous pouvez parfaitement dessiner des papillons tous les jours sans que personne ne vienne vous hurler dessus ! Les thèmes sont là pour ceux et celles qui n’ont pas d’idée ou veulent s’imposer des limites. Libre à vous d’interpréter les thèmes à votre manière ou d’aller lire les fictions des auteurs si vous choisissez de les suivre.

Ensuite, venez publier vos dessins dans le topic de l’Inktober 2018 sur Plume d’Argent. Vous pouvez aussi le partager sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram, etc) sous les hashtags #inktober et #inktober2018 !

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IRL de l’été 2018 : de Payrac à Payrac-Argenté-sur-Oise-en-Corrèze

En l’an de grâce 2018, entre le 19 et le 23 juillet, alors que les chaleurs de l’été nous plongeaient tous et toutes dans des torpeurs sans pareilles, a eu lieu un événement que la plumauté attendait avec impatience : la Grande IRL PAenne. L’accueil y a été mémorable, la nourriture incroyable, l’ambiance exceptionnelle et surtout la compagnie des plus raffinées. Sans plus attendre, voici un florilège de ces moments si précieux passés ensemble dans la vraie vie, à Payrac, chez la très accueillante famille de Jamreo !

 

TEXTES EN DEMI-PAGE

Pour cet atelier d’écriture, le principe est de partir d’un texte publié sur Fiction Plume d’Argent, d’en imprimer une page, puis de plier celle-ci en deux dans le sens de la hauteur. Ces “demi-pages” sont distribuées au hasard parmi les participant·e·s, qui doivent alors compléter la partie manquante au gré de leur imagination ! En voici les résultats, agrémentés de quelques photos des plumes en plein travail.

Les parties inventées sont en italique.

Jamou contemple sa création avec fierté, sans savoir que Dan est prête à tout pour piquer ses idées. Luna, elle, cherche au plus profond d’elle-même comme une vraie artiste.
Beul ne cache pas sa fatigue après tant de travail

 

Texte de Jam par Nana

À première vue, il s’agissait d’un établissement banal dont les clients avaient tendance à disparaître sous la montagne de gris, noir et blanc. C’était plutôt louche car la devanture était en sympathique bois vieillot dans les coins mais pas dans la partie centrale. Monsieur America vous invitait à entrer avec un large sourire. Mais comme souvent avec les robots, son sourire plastifié se répétait ainsi que le nom du café (hors de prix) qu’on ne pouvait obtenir que sur abonnement. Entre autres, un double american (édition collector avec du lait de brebis) vous obligeait à passer directement par la centrale d’achat.
Les non-initiés passaient à côté de l’insubordination de Monsieur America à cause des limites de ses capacités intellectuelles – un penchant extrêmement préjudiciable au syndicat des cafetiers, qui pouvaient être de réels oublieux, de temps à autre, et n’étaient qu’une bande de grosses feignasses. Au moins, Monsieur America n’avait pas trop d’ennuis. Combien de temps avant que quelqu’un se rende compte que son café était beaucoup trop cher ? Tout pouvait changer si vite.
Le cou rentré dans les épaules pour se faire plus petit qu’un raton-laveur, l’homme buvait son café en écoutant la musique entraînante à base de trombones l’englobant. Des gens louches mangeaient leur pâtisserie. Sanne en reconnut deux. Mais pas les autres, pourtant ils étaient encore plus louches. Soudain, il glissa sans s’arrêter, comme s’il ne s’était jamais tenu debout sur une surface horizontale. Quelqu’un lui lança un tablier rouge reprenant les motifs du mythique bouclier d’Abraracourcix. Il se retourna et repéra une femme avec un écran ouvert au creux de la main.

–     Bonjour, je voudrais retirer mon spécial super-héros – celui avec du lait de brebis.

La fille tendit impérieusement la main et Sanne lui donna 50€.

–     Hmm, il semble y avoir un problème. Votre solde n’est pas suffisant pour ajouter du lait de brebis.
–     Ah bon. Pourtant je sais compter.
–     Attendez, suivez-moi. Nous allons demander au gérant si sa brebis est prête à faire une exception…

La serveuse sortit de derrière le comptoir et fit signe à tout le monde de se tirer vite fait. Elle poussa la porte, qu’elle prit soin de fermer derrière elle.

–     Allez-y, souffla-t-elle.
–     Merci.

Sanne se pressa dans le couloir tandis que l’autre attaquait son café.
Après des tours et détours pris sans y penser, elle tomba sur une pièce remplie d’étagère. Elle n’eut pas fait trois pas que quelqu’un surgit de nulle part, une brebis dans les bras. Elle reconnut le chef au rythme particulier de la respiration, et se retourna vers la porte pour fuir. Mais au son de sa voix, elle se figea :

–     Bonjour.
–     Bonjour.
–     On vient pour un peu de lecture ?
–     Hmhm.

D’un air absent, elle délogea sa carte Captain America de son oreille. La serveuse était démasquée : elle faisait partie des plus fidèles visiteuses et il la fusilla du regard pour bien la faire culpabiliser. Soudain, sous ce front plissé comme un vieux parchemin, la fille compris tout : elle n’était qu’un personnage de fiction.

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Les héroïnes en marge du Cycle des Esprits

/!\ Cet article contient des spoilers

La différence
au cœur de l’histoire

«  Diversity is strength. Difference is a teacher. Fear difference, you’ll learn nothing. » »
— Hannah Gadsby, Nanette

Je n’ai illustré qu’une seule fiction PAenne dans cet article, mais notez que chaque fiction que j’ai lue jusqu’ici sur Plume d’Argent était riche en diversité et source d’enseignement. Des personnages aux physiques variés de GueuledeLoup aux personnalités troublantes créées par Dédé, en passant par les fines équipes de Danah dans Moonshine ; nous avons de quoi nous régaler pour des lustres !

Ce qui nous rassemble, dans notre communauté argenté, c’est bien ça : la différence. Mais aussi notre manière d’interagir avec, sans apriori, et de l’accueillir comme il se doit. Avec humanité. C’est, du moins, ce que j’ai toujours vu transparaître dans vos romans.

Sans plus attendre, découvrons ensemble les deux héroïnes marginales du Cycle des Esprits, un roman fantastique de Flammy !


Callune

(Le Cycle des Esprits, de Flammy)

Copyright : © Luposlipaphobya

«  Il lui restait une moitié de vie. Probablement à survivre, à subir les foudres de Hawk. Qu’importe. »  © Flammy

Rejetée par les siens, détestée par ceux qui l’accueillent, Callune n’a d’autre choix que de rester prostrée sur elle-même en espérant trouver grâce auprès des autres. Dès le départ, on la voit se battre pour que son statut d’anti-héroïne née ne la définisse pas. Sa plus belle qualité, c’est cette force mentale qui lui permet de survivre aux brimades, aux agressions, à la haine de ses pairs.

Callune est née différente : contrairement aux autres membres de sa famille, elle n’a aucun pouvoir. Cette différence est d’abord un fardeau, une honte, un tombeau, avant de devenir un semblant d’espoir. Parce qu’elle a permis à Callune d’aller là où sa famille ne s’est jamais aventurée, à la rencontre d’autres êtres, anormaux, qui se cachent pour éviter qu’on ne les chasse.

C’est là-bas, avec eux, qu’elle apprendra que la différence peut aussi muer en force lorsqu’on l’accepte enfin.

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Interview de Jowie

Bonjour les Plumes !

La moitié de l’été est déjà passée mais PA ne prend jamais de repos : les Plumes continuent de lire et d’écrire, le forum demeure rempli de vie et de surprises.. bref, impossible de s’ennuyer dans nos belles contrées !

A travers vos œuvres, vous nous faites voyager, rêver, pleurer, rire, nous exclamer, nous émouvoir… vivre d’autres vies en somme !

Pour cette interview, j’ai invité une Plume qui sait bien faire usage de ces différents pouvoirs d’auteur : elle dessine aussi merveilleusement bien et sa passion pour la nourriture est légendaire… merci d’accueillir Jowie !

1. Ça fait déjà quelque temps que tu fais partie des Plumes.. tu te souviens comment tu as débarqué ici ?

C’est un peu flou dans ma tête mais je sais que j’ai appris l’existence du site grâce à La Passe-Miroir (Je suis si originale.). Je me souviens que pour me présenter sur l’ancien forum, j’avais été extrêmement brève, mais j’avais estimé utile de mentionner mon obsession pour les barres de céréales. Au miel.

Bref, découvrir Plume d’Argent est tombé à pic pour moi, parce qu’à l’époque mon écriture stagnait. J’avais besoin de partager mes histoires, de recevoir des retours constructifs et de progresser. La communauté Paenne m’a offert bien plus que ça.

2. Et quel genre de commentatrice es-tu donc ?

Le genre qui tombe toujours dans le panneau et qui culpabilise à mort si je ne fais pas un commentaire par chapitre que je lis. J’essaie d’être aussi régulière que possible dans mes lectures. Ma pile à lire PAenne s’allonge à l’infini, mais tant mieux ! En ce moment, je me suis fixée l’objectif de lire et commenter au moins deux chapitres par semaine. Ça me permet d’avancer lentement mais sûrement.

3. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans l’écriture ?

Le fait qu’elle permette de voyager, de s’échapper, de se défouler. Le fait qu’en regroupant des lettres et des mots, on façonne des mondes, des images, des gens, des sensations et des émotions qui peuvent se transmettre. Le fait qu’elle puisse transformer un mauvais souvenir ou une expérience difficile en quelque chose de beau et dont on est fier.

Je trouve ça fou aussi que l’on puisse relire son propre texte et se surprendre (“C’est moi qui ai écrit ça ?”), rire à ses propres blagues ou remarquer entre les lignes des choses sur soi-même dont on n’avait pas pris conscience jusqu’alors.

4. Quels genres de difficultés peux-tu rencontrer dans tes écrits ?

Je pourrais pondre toute une liste.

Le pire, c’est quand un personnage as des ennuis pas possibles et que moi, je dois le tirer de là sans que cela paraisse trop facile. Mais… le sauveur ninja qui débarque en mode deus ex macchina pour tout arranger, c’est vraiment trop tentant.

Sinon, garder la personnalité et les pensées d’un personnage constantes malgré son développement et les épreuves qu’il traverse est un également un défi pour moi. Tout comme rester “historiquement crédible” dans le cadre d’une fiction se déroulant à une autre époque. Mine de rien, il y a énormément de détails auxquels il faut faire attention. Mais en même temps, j’aime ça: ça me pousse à faire des recherches.

5. Qu’est-ce que le thème de ce trimestre, « différence ». évoque pour toi ? Est-ce un thème qui t’inspire ?

« Différence », ça peut être ne pas se sentir comme les autres, avec derrière u un sentiment de distance ou de solitude ; or “différence”, ça veut aussi dire “diversité” et donc “richesse”. Dans mes histoires, il est souvent question de personnages qui ne se sentent pas à leur place ou qui n’ont pas l’impression d’appartenir à la communauté majoritaire. On peut se sentir « décalé » pour mille raisons. Que la différence soit physique, de l’ordre des idées, des valeurs ou de la culture, c’est un thème qui m’interpelle et que j’aime explorer à travers l’écriture. Il est étroitement relié à l’identité, au « qui-suis-je par rapport aux autres ? À quelles valeurs et à quelles personnes est-ce que je m’identifie ? »

Je ne pense pas avoir infusé ces problématiques dans mes textes de manière consciente, mais maintenant, avec un peu de recul, je le vois clairement. Ça ne m’étonne pas : ce sont des questions qui m’ont beaucoup travaillée. J’espère montrer à travers mes personnages que les différences peuvent devenir de précieuses ressources.

6. Parlons maintenant de ta saga Hêtrefoux (anciennement Les croyances de Bronwen), comment t’es venue l’idée de cette histoire ?

Posons d’abord le contexte. Juillet 2010, je viens de boucler la pire année scolaire de ma vie dans une école où je me sens comme un alien. Ma confiance en moi traîne par terre et je suis très irascible. Malgré tout, je garde espoir : à la rentrée, c’est direction le collège ; le futur est une page blanche.

C’est l’été, je lis Les secrets de l’immortel Nicholas Flamel de Michael Scott qui me fait découvrir la déesse irlandaise Morrigan. Je cours sur Internet pour en savoir plus. Or ce n’est pas sur Morrigan la déesse que je tombe mais Morrigan le personnage du jeu vidéo de rôle Dragon Age: Origins. Le monde de Origins attire mon attention : les elfes y sont représentés comme des sous-êtres, des esclaves. Autrement dit, rien à voir avec les beaux, puissants et gracieux elfes du Seigneur des Anneaux par exemple. Graduellement, je me demande : pourquoi ne pas pousser la réflexion plus loin ? Et si les elfes étaient carrément vus comme des abominations ? Et si les humains avaient voulu les exterminer ? (Ironiquement, ce n’est que depuis début 2018 que j’ai vraiment joué à un jeu Dragon Age.)

Ce nouveau regard de quelque chose que je croyais connaître, le fait que je ne me sentais pas exactement comme une rock star et que je m’ennuyais se sont mis ensemble. Résultat : écrire une aventure me démangeait. Et là, je me suis dit: « Je vais commencer une histoire et cette fois, je la terminerai ».

7. Le moins que l’on puisse dire c’est que ton héroïne, Eleonara, n’est pas banale ! Que peux-tu nous dire sur elle ?

Eleonara vit dans dans un monde où personne ne lui ressemble et où elle n’a pas le droit d’exister. Un monde dont elle ne connaît que l’intérieur d’une taverne. Ses maîtres la traitent comme un chien, mais en même temps, tiennent à cacher son identité.

Eleonara hait les humains qui, selon elle, lui ont tout pris et rendent son existence un calvaire. C’est une fille taciturne et seule qui se sent impuissante. Elle cultive une rage destructrice qui la ronge et dont elle perd contrôle. Malgré tout, elle s’accroche fiévreusement à la vie et est déterminée à survivre pour se venger des humains, puis rejoindre les terres de ses ancêtres. Curieuse, voire assoiffée de savoir, elle cherche à remonter l’histoire des Troyaumes en quête de la vérité et se découvre en passant une passion pour les langues des différents peuples, ce qui lui fera des amitiés là où elle n’en espérait pas.

Au cours de son voyage pourtant, Eleonara sombre dans la confusion. Elle réalise que ses convictions les plus fondamentales ne coïncident pas du tout avec la réalité des Troyaumes. À partir de là, elle remet tout en question. C’est un personnage qui évolue et apprend beaucoup au fil de la série, mais pas sans quelques heurts et désastres !

8. Dans ce texte, tu évoques différents peuples (Einhendriens, Opyriens, Nordiques, Elfes) : comment t’es-tu débrouillée pour pouvoir nous les présenter de manière aussi complète et réaliste ?

Je m’intéresse beaucoup aux différences interculturelles et à leurs implications. Je me suis inspirée de cultures qui m’intriguaient particulièrement. En en prenant un élément par-ci, un élément par là et en combinant les cultures qui m’interpellaient particulièrement, j’ai fini par en créer des nouvelles. Ainsi, les Einhendriens sont un pot-pourri de cultures Européennes ; certains prénoms ont même des tendances slaves. Les Opyriens, eux, incarnent plus une mosaïque d’ethnies qu’un peuple uniforme, comme en Éthiopie, par exemple. Certains sont citadins, d’autres sont nomades, certains ont la peau foncée comme la nuit, d’autres sont basanés. Chaque tribu opyrienne a ses propres croyances et mœurs, ce qui ne les empêche pas de cohabiter en paix.

Évidemment, la culture des trois peuples humains se rattache à leur histoire commune qui, mine de rien, a déterminé qui parle quelle langue. Je m’explique : le Mikilldys (le Nord) et l’Opyrie ont été assujettis par l’Einhendrie, qui impose sa langue. En tant que sujets diplomatiques et coopératifs, les Opyriens ont fini par “oublier” leur langue d’origine, alors que les Nordiques, plus rebelles, sont devenus bilingues, faisant tout pour ne pas oublier leur identité, leur dialecte.

Pour l’instant, je n’ai représenté les elfes qu’à travers les souvenirs et les découvertes d’Eleonara ainsi que les effrayantes rumeurs répandues par les humains. Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas ? On verra !

9. As-tu déjà imaginé une fin pour cette saga et/ou sais-tu combien de tomes la composeront ?

J’ai une fin, mais elle est très flexible, ce qui me donne pas mal de liberté. Rien n’est vraiment décidé, alors je serai moi aussi surprise au moment de poser le point final. J’avais prévu trois tomes mais avec l’ampleur que ça prend, peut-être que j’en ferai quatre. Je ne sais pas encore. Le troisième tome décidera.

10. Pour finir, y aurait-il quelque chose en particulier que tu voudrais dire aux personnes qui sont en train de nous lire ? Un message à leur transmettre peut-être ?

Le porridge, c’est bon pour le cœur.

Non, plus sérieusement, j’aimerais juste remercier tout le monde sur Plume d’Argent. Le fait que l’on puisse tous échanger sur une, voire plusieurs passions communes, tout en s’entraidant dans un cadre à la fois décontracté, amusant et constructif, ce n’est pas quelque chose que l’on trouve partout. C’est un projet qui foisonne et qui grandit en créativité (on a même une radio et des interviews, quoi !) Sans dire que l’on fait de belles rencontres. J’ai l’impression que c’est super cliché de finir mon interview avec ça, mais voilà, ça ne fait pas de mal de prendre une minute pour apprécier ce qu’on a.

Et pour le porridge, je vous jure que c’est vrai.

 

Ainsi s’achève cette interview.

Je tiens à remercier du fond du cœur Jowie, ma chère compatriote, qui a accepté mon invitation spontanément et avec beaucoup d’enthousiasme. Personnellement, je me suis beaucoup retrouvée dans tes réponses et je suis très heureuse que nous puissions nous connaître et partager de belles expériences !

J’espère que cette interview vous aura plu tout autant qu’à moi chers lecteurs et lectrices !

Et maintenant, vous savez ce qu’il vous reste à faire : filez tout de suite avaler un bol de porridge !

Gardez vos plumes affûtées,

Slyth

Les appels à textes du trimestre #2

L’été est bientôt fini, eh oui, eh oui… Mais, est-ce pour cela qu’il faut délaisser l’écriture ? Que nenni. Certes, les adeptes de Plume d’Argent risquent d’être fort occupés à lire pour le Plumest Show. Depuis quand lire et écrire sont deux activités incompatibles ? Allez ! Hop ! Hop ! Hop ! Piochez un appel à textes parmi ceux de cette liste et au travail !

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HoroPAscope juillet-août-septembre 2018

HOROPASCOPE : THE PROPHECY SPECIAL

Pour cette deuxième édition, après une horde de commentaires admiratifs à la limite du fanatisme, le cabinet Na&Lish a pu revoir à la hausse ses prix son souci de vous apporter des prédictions de qualité. En bonus de votre HoroPAscope tant attendu, nous vous offrons notre expertise scribouillesque.
De la même façon qu’il n’y a pas de fantasy sans prophétie, il n’y a pas d’avenir littéraire sans bestseller. Et devinez ce que les astres nous ont révélé, une nuit de tempête ? Chaque Plume a un bestseller en elle, déjà écrit, déjà bêta-lu, quelque part dans les limbes du temps futur. Prenez une inspiration et découvrez le succès qui attend en VOUS.

Encore un grand merci à Laure pour ses magnifiques dessins !

BÉLIER

Inspiration : L’envie est là, tellement forte qu’elle commence à vous donner mal à tête. Et pourtant, ça rechigne. La raison : votre histoire ne semble pas être à la hauteur de vos ambitions grandioses. Ne perdez pas courage ! Rappelez-vous pourquoi vous écrivez et laissez de côté (pour l’instant) vos fols espoirs d’adaptation cinématographique.

Correction : Vos relectures, toutefois, vous redonnent confiance en vous ; vous sentez que votre style progresse !

Vie PAenne : Heureusement, Jupiter veille à vous préserver de votre esprit critique lorsqu’il s’agit de votre vie sociale. Vous vous sentez encore plus à l’aise sur PA que d’habitude (est-ce au moins possible ??). Profitez-en pour accueillir les nouveaux et les contaminer avec votre bonne humeur !

*Votre prophétie* Votre énergie se retrouve dans vos écrits : dynamiques, rentre-dedans, ils explorent souvent le thème du pouvoir pour appuyer où ça fait mal. Les domaines de la politique, de la finance, du sport, ou bien l’administration PAenne seront bousculés par votre roman incisif. 
Son titre ? Les Perdants Mourront Sans Dents ; un thriller sans dents, mais aussi sans compromis.

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Sommaire du 2e trimestre 2018

Au cours des trois derniers mois, l’équipe du PAen a publié toute une série d’articles autour de la thématique HÉROÏNES, et plus encore. Si vous avez manqué ça à cause d’une allergie aux pâquerettes, pas de panique, voici la rétrospective !

Sommaire PAen avril-mai-juin 2018

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L’héroïsme au féminin avec Patricia Lyfoung (Verso)

Aujourd’hui dans Verso, nous sortons à nouveau des sentiers battus pour nous tourner vers l’art de la bande dessinée qui allie savamment littérature et image. À cette occasion, nous recevons Patricia Lyfoung, auteure de La Rose Ecarlate publiée chez Delcourt. Une saga en treize tomes racontant l’histoire de Maud, une jeune femme de bonne famille, élevée par son grand-père, mais dans le cœur de laquelle sommeille une héroïne. Une justicière qui sous le masque de la Rose Ecarlate n’hésite pas à prendre les armes pour défendre ses convictions. Un robin des bois au féminin qui nous ravit par la qualité de son dessin et la richesse de son univers.

Aujourd’hui dans Verso, Patricia nous livre son point de vue sur l’héroïsme au féminin.

Alors sans attendre, laissons-lui la parole :

 1- Quelle est ta définition d’une héroïne ? Quelle différence fais-tu entre héroïne et personnage principal féminin ? Quels sont les ingrédients nécessaires pour faire une bonne héroïne ?

Pour moi, une héroïne, c’est quelqu’un qui a des qualités et à qui on aimerait ressembler. Je fais une différence entre une héroïne et un personnage principal féminin : par exemple, dans ma vie, ma mère est une de mes héroïnes, comme Rumiko Takahashi (l’auteur de Ranma un demi), et Maud dans la Rose écarlate aussi (j’aimerais bien être aussi courageuse qu’elle). Maud est également le personnage principal de la BD car beaucoup d’intrigues tournent autour d’elle. Dans le Prince à croquer, Margot est le personnage principal féminin, mais je lui ai donné pas mal de défauts, donc, à ce niveau-là, je ne voudrais pas trop lui ressembler ! Mis à part son dévouement à sa passion, elle n’est pas toujours très sympathique !

Pour faire une bonne héroïne, dans la définition que je me suis faite, je dirai qu’il faut qu’elle véhicule des valeurs positives, qu’elle traverse l’adversité avec courage, et finalement qu’elle soit un personnage auquel les lecteurs ou lectrices puissent aimer ressembler, comme un modèle.

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Les appels à textes du trimestre #1

L’été approche à grands pas et votre plume veut écrire. Pas de soucis… Il y a des appels à textes pour tous les goûts et vous pouvez trouver votre bonheur. Voici les appels à textes prenant fin durant l’été 2018 qui sont susceptibles de vous taper dans la plume !

Cerbères, molosses et autres caniches

Genre : Tous les genres sont autorisés dans cette anthologie.

Maison d’édition : Les Deux Crânes est une maison d’édition associative située à Clermont-Ferrand (il n’y a donc pas de rémunération).

Deadline : 1er juillet 2018 à minuit.

Taille du texte : Entre 10 000 et 25 000 caractères espaces compris.

Format du texte : Format Word.

Police du texte : Calibri, Times New Roman, Arial taille 12, interlignes simples.

Participation : Un texte par auteur, le texte doit être inédit.

Procédure d’envoi du texte : Envoyer à l’adresse mail lesdeuxcranes@gmail.com. Objet du mail : «AT Les Deux Crânes (titre de votre nouvelle)». Joindre (évidemment) le texte en pièce jointe et un fichier à part contenant votre nom, prénom, adresse postale, mail et si vous le désirez votre lien Facebook et Instagram, et sans oublier le titre de votre nouvelle et le nombre de signes qu’elle contient.

Précision : J’avais choisi cet appel à textes notamment pour les illustrateurs mais je viens d’apprendre à l’instant où j’écris ces lignes que les illustrateurs ont déjà été trouvés…

Ce que le sujet m’inspire : Le cerbère est un chien à trois têtes. N’est-ce pas cool de scribouiller sur un héros animal, un chien à trois têtes en plus ? Que garde-t-il ? La porte des Enfers ? Autre chose ? Et si, un jour, il avait tout abandonné pour découvrir le monde et réaliser ses rêves les plus fous ? En cours de route, il atterrit dans une cité régie par des molosses à la bave dictatrice qui le retiennent prisonnier. Pendant ce temps, un gang de caniches rebelles se forme et se donne pour mission de délivrer le cerbère. Il faut avouer que cette histoire a beaucoup de chien (et de potentiel)…

L’héritage

Genre : Fantastique, fantasy, science-fiction.

Maison d’édition : L’association des Plumes de l’Imaginaire (pas de rémunération) a son siège situé sur Marseille et publie une revue deux fois par an en format papier, numérique et apparemment aussi audio. Mais, cette partie audio, je ne l’ai pas tellement trouvée… Ce serait des extraits promotionnels et j’ignore si c’est systématique pour chaque revue.

Deadline : 12 juillet 2018 à 22h.

Taille du texte : Entre 10 000 et 36 000 caractères (dont espaces et ponctuations).

Format du texte : .doc ou .docx de préférence (sont acceptés si jamais les .rtf et les .odt).

Participation : Ne soumettre qu’un seul texte.

Procédure d’envoi du texte : Envoyer votre texte à l’adresse mail suivante : nouvelles@etherval.com en précisant en objet le nom de la nouvelle. En pièces jointes, sont demandés également deux autres documents au cas où le comité a l’impression d’un hors-sujet (une deuxième chance pour défendre votre texte et asseoir votre place dans la revue !). Le premier, un texte expliquant en quoi votre texte appartient à un des genres demandés (fantastique, fantasy, science-fiction). Le second, un autre texte justifiant l’importance du thème de l’héritage dans votre écrit. En résumé, il faut donc bien envoyer trois pièces jointes en tout : votre texte (il vaut mieux), la justification du genre et la justification du traitement du thème.

Précision : Les co-écritures sont autorisées, ils recherchent aussi des illustrateurs et des chroniqueurs autour de ce thème «L’Héritage».

Les inspirations de la maison d’édition : «L’héritage, ce peut être un secret de famille, un don, une malédiction, ou la fortune. Il peut survenir dans un lieu ou au niveau planétaire, pour un seul ou pour une génération entière. Lourd à porter, vivement désiré, survenu de façon imprévue, orchestré ou sinistrement provoqué, cet héritage sera à réaliser dans le cadre de la SFFF uniquement.» (source : Épopées fictives)

Ce que le sujet m’inspire : Pourquoi se limiter à une seule génération ? Il est possible d’imaginer cet parcourir les siècles et les âges et ainsi proposer au lecteur plusieurs générations d’une même famille. Sous réserve de la limite de caractères mais personnellement, c’est une idée qui me séduit beaucoup. De plus, ce fameux héritage peut être tout et n’importe quoi : de l’argent, une responsabilité (sérieuse ou absurde), pouvant entraîner des conflits, des manipulations de la part d’un esprit un peu sadique.


Gastronomie du futur, d’ici, d’ailleurs et d’autre part

Genre : Fantastique, fantasy et science-fiction.

Maison d’édition : Arkuiris est une maison d’édition à but non lucratif créée en 2003, située à Toulouse (d’après leur page Facebook) qui s’intéresse à trois grands domaines : l’Asie du Sud-Est, l’environnement et les questions qui engagent l’avenir de nos sociétés.

Deadline : 31 août à minuit.

Taille du texte : 50 000 signes espaces comprises maximum.

Format du texte : .doc ou .docx

Police du texte : Times New Roman, taille 12, interligne simple, marges de 2 cm partout.

Participation : Un seul texte par auteur, texte inédit (envoyé ni diffusé nulle part ailleurs).

Procédure d’envoi du texte : Les nouvelles sont à envoyer à Pierre Gevart : kuirafeudoux@gmail.com et au directeur de la collection des anthologies, Yann Quero : appelsarkuiris@gmail.com.

Précision : Au début de la nouvelle, indiquer : prénom et nom de l’auteur, titre de la nouvelle, nombre de signes (espaces comprises) et adresse mail.

Les inspirations de la maison d’édition : Selon l’endroit où l’on se trouve, selon l’époque à laquelle on vit, selon l’instant social, on ne mange pas la même chose ni de la même façon. Manger correspond à une nécessité mais aussi à des rites. C’est une obligation ce peut être un plaisir mais aussi une souffrance, ce peut être une torture ou une voie d’accès à la divinité. Ce peut être une jouissance, ce peut être une horreur. Voilà les chemins culinaires dans lesquels nous vous proposons de vous perdre et de nous emmener à travers vos textes. Comment allons-nous manger demain ? Comment allons-nous manger ailleurs ? Comment allons-nous manger autre part ? Vos textes nous parleront de la nourriture, de la fonction sociale, de l’une ou de l’autre… Vous nous apprendrez comment seront organisés les repas et vous nous direz aussi quels aliments nouveaux seront les nôtres, quelles nouvelles façons de les préparer, quels interdits d’aujourd’hui seront transgressés ou l’inverse. Et puis nous envisagerons aussi l’autre par la rencontre avec d’autres formes de vie. Comment se passera un repas d’affaires avec des poulpes d’Arcturus ou des entités gazeuses de Proxima ?

Ce que le sujet m’inspire : Il y a déjà tellement de pistes que je ne vois pas quoi rajouter. Les rites, la torture, la souffrance, la connexion avec les divinités, les interdits transgressés (cannibalisme), que de thèmes qui font saliver…

Les autres appels à textes susceptibles de vous intéresser : 

Région Centrale, e-revue, poésie (fin : 22 juin 2018)

Mars (fin : 29 juin 2018)

L’aérien pour relier la jeunesse (fin : 30 juin 2018)

Saint-Valentin (fin : 30 juin 2018)

Pour que le rêve ne s’arrête pas (fin : 30 juin 2018)

Uchronie (fin : 30 juin 2018)

Roman sur le thème de la romance M/M (fin : 30 juin 2018)

Créatures, premiers contacts (fin : 30 juin 2018)

Dehors – nouvelles, poésies, illustrations (fin : 30 juin 2018)

Concours J’ai Lu – “Sur un malentendu” (fin : 30 juin 2018)

Paix – poèmes ou textes courts (fin : 30 juin 2018)

#exclusif – romance (fin : 30 juin 2018)

Harcèlement de rue (fin : 1er juillet 2018)

Noël Noir – Polar (fin : 15 juillet 2018)

Un Noël sous le sang (fin : 15 juillet 2018)

Appel à manuscrits de Mü éditions – genres de l’imaginaire (du 18 juin au 31 juillet 2018)

Troisième édition du Prix « Littérature et Musique » (fin : 31 juillet 2018)

Rindaya (fin : 7 août)

Dystopie (fin : 10 août 2018)

Dispersion (fin : 15 août 2018)

Esneux s’enlivre 2018 (fin : 15 août 2018)

Père célibataire (fin : 30 août 2018)

Be happy (fin : 30 août 2018)

Geek (fin : 30 août 2018)

Cinéma (fin : 31 août 2018)

Plumes francophones 2018 (fin 31 août 2018)